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A Clermont-Ferrand, des oiseaux soignés grâce à l’impression 3D

Publié le 17 mai 2018 par Mélanie R.
soigner en 3D

A Clermont-Ferrand, un jeune soigneur auvergnat Adrien Corsi, utilise l’impression 3D pour guérir des oiseaux blessés. Il a monté son projet baptisé “Soigner les animaux sauvages en 3D” afin de créer du matériel adapté pour ces animaux en détresse au centre de sauvegarde des oiseaux blessés de la LPO Auvergne . Pour ce faire, il s’est tourné vers l’impression 3D et a lancé une campagne de financement participatif pour acquérir suffisamment de machines et matériaux.

Depuis plus de 10 ans, le centre de sauvegarde auvergnat accueille des oiseaux sauvages pour les soigner et les relâcher ensuite. Il serait toutefois limité dans son matériel de soin avec des outils pas toujours adaptés. Adrien Corsi semblerait avoir trouvé une solution grâce à l’impression 3D. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les technologies 3D se mettent au service des animaux, offrant des prothèses, fauteuil roulant, becs et même des carapaces, adaptés à la morphologie de chaque animal. 

soigner en 3D

Le centre auvergnat serait capable de créer des outils adaptés à la morphologie de chaque oiseau

Des oiseaux soignés par impression 3D

Adrien imprimerait en 3D des attelles pour les oiseaux accueillis dans son centre. Il aurait acheté sa première imprimante 3D en 2016, convaincu des possibilités offertes par cette méthode de fabrication. Il explique : “Auparavant, je faisais ça chez moi sur mon temps personnel avec une imprimante pour particulier. Aujourd’hui avec cette véritable imprimante 3D, on peut créer du matériel de soin pour tous les types d’oiseaux avec une précision importante.” Quelques années plus tard, le centre serait doté d’une imprimante 3D Raise3D N2 Dual Plus, obtenue grâce à la campagne de financement participatif. Elle imprimerait ces différents outils à partir de PLA, un filament plus écologique et flexible.

Cette méthode de fabrication aurait permis au centre auvergnat de gagner beaucoup de temps mais aussi de l’argent – selon Adrien, le coût de production d’une attelle est de moins d’un euro. L’impression 3D permettrait également de créer des dispositifs plus légers, plus solides et plus précis (jusqu’à 0,010 mm) qui conviendraient davantage aux oiseaux. De plus, le centre serait capable aujourd’hui de standardiser son processus de production, avec des outils qui pourraient être lavés et réutilisés.

soigner en 3D

Adrien Crosi et l’imprimante 3D du centre

Un processus qui aurait fait parler de lui puisque deux autres centres de ligue protectrice des oiseaux ont fait appel à Adrien pour concevoir une minerve pour chouette et une attelle de bec. A terme, le jeune soigneur voudrait “proposer ce service gratuitement à tous les centres en France et même en Europe” en espérant qu’il puisse sauver de nombreux animaux sauvages. Mais avant de se lancer dans cette belle aventure, Adrien souhaite réaliser des prothèses de bec ou de pattes avec des serres articulées.

Retrouvez plus d’informations sur le projet Soigner en 3D sur le site officiel ou dans la vidéo ci-dessous :

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