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Un ovaire bio-imprimé en 3D pour lutter contre la stérilité

Publié le 8 janvier 2020 par Mélanie R.
ovaire bio-imprimé

En mai 2017, nous vous avions parlé de cette équipe de chercheurs de l’Université Northwestern qui avaient réussi à implanter un ovaire bio-imprimé en 3D chez une souris stérile, un premier pas intéressant pour toutes les femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfant. Il semblerait que les recherches aient bien avancé car les scientifiques auraient réussi à identifier et cartographier l’emplacement de protéines structurales dans un ovaire de porc, leur permettant alors de créer une bio-encre pour bio-imprimer en 3D l’organe féminin. 

La bio-impression est une méthode de plus en plus utilisée dans le secteur médical pour créer des structures cellulaires, avec un but clair : concevoir des organes humains fonctionnels et viables. Les progrès se font progressivement – dernièrement, on vous présentait les travaux de ces chercheurs israéliens qui ont réussi à bio-imprimer un coeur de la taille d’une cerise. Il faudra encore quelques années avant de pouvoir fabriquer des organes sur-mesure mais les expérimentations à travers le monde sont plutôt prometteuses. C’est d’ailleurs le cas pour cet ovaire bio-imprimé en 3D. 

En 2017, une souris stérile a pu donner naissance à une portée grâce à un échafaudage imprimé en 3D (crédits photo : Anne-Christine Poujoulat, AFP)

L’objectif des chercheurs serait d’utiliser les protéines structurales de l’ovaire pour développer une bio-encre qui serait alors employée dans la création d’un échafaudage biologique. Celui-ci pourrait permettre à des oeufs et des cellules productrices d’hormones de se développer. Le Dr Laronda, une des scientifiques qui mène le projet, explique : “Les protéines structurales d’un ovaire de porc sont du même type que celles trouvées chez l’homme, ce qui nous donne une source abondante pour concevoir une bio-encre plus complexe pour l’impression 3D d’un ovaire à usage humain. Nous avançons progressivement vers le rétablissement de la fertilité et de la production d’hormones chez les jeunes femmes qui survivent au cancer infantile mais qui sont alors ménopausées très jeunes. Il reste encore plusieurs étapes à franchir et nous sommes ravis de tester nos nouvelles encres.” Une fois implanté, l’ovaire artificiel répondrait aux signaux naturels de l’ovulation, permettant une grossesse.

La méthodologie utilisée par l’équipe pourrait servir à identifier d’autres types de protéines, facilitant ainsi la création de nouvelles bio-encres pour tel ou tel organe. Les chercheurs espèrent en tout cas que leurs travaux en inspireront d’autres ! L’ensemble de la recherche a été publiée dans Scientific Reports.

Le Dr Laronda est l’une des scientifiques de ce projet

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