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Poietis, le français de la bio-impression, vise une levée de 2 Mns € sur Wiseed

Poietis est le principal acteur français en bio-impression. L’entreprise, co-fondée en septembre 2014 et dirigée par Fabien Guillemot  et  Bruno Brisson, travaille sur l’impression 3D de cellules vivantes et plus précisément sur la reproduction de tissus de peau ou encore de follicules pileux. Depuis 3 semaines, Poietis a lancé une nouvelle campagne de financement participatif et souhaite lever 2 millions d’euros.

Poietis est en partenariat avec des géants de la cosmétique et de la pharmaceutique comme L’Oréal et BASF

Nous vous informions en décembre 2015 de la réussite de la première levée de fond de l’entreprise. Celle-ci avait récolté un total de 2,5 millions d’euros, dont 900.000€ sur la plateforme d’equity-crowdfunding Wiseed. Cet été, Poietis réitère son opération et espère d’ici à la fin octobre lever la somme de 2 millions d’euros sur cette seule plateforme.

Il y a 7 jours déjà, Fabien Guillemot commentait avec enthousiasme les résultats de la première quinzaine dans la conversation rattachée au projet : « Le montant total des souscriptions est déjà de 383 000€. Il y a 2 ans, un tel montant avait été atteint en près de 7 semaines ! Un super démarrage qui devrait nous permettre d’atteindre notre cible :-). D’ores et déjà, plus de 300 personnes ont investi ; parmi ces 300 investisseurs, 1/3 sont membres de la 1ère wicap-Poietis ! Merci de nous renouveler votre confiance. »

L’impression 3D de tissus de peau pourrait aider les grands brûlés d’ici 4 ans

Grâce à cette première capitalisation, Poietis a su, en partenariat avec l’Inserm, créer une machine qui les propulsent à la pointe de la bio-impression. Il s’agit d’une bio-imprimante 3D laser combinant 6 brevets déposés par l’entreprise. Cette machine, unique au monde, imprime avec la plus haute résolution jamais atteinte et a la capacité d’imprimer cellule par cellule pour reproduire toute la complexité des tissus.

Sa technologie étant pour l’instant inégalée, Poietis travaille déjà en partenariat avec plusieurs géants des domaines pharmaceutiques et cosmétiques. L’entreprise propose une alternative exceptionnelle aux tests sur des animaux puisque les tissus qu’elle crée se rapprochent de plus en plus aux tissus humains.

La bio-imprimante 3D inventée par Poietis est une pièce unique au monde

Bien que les impressions actuelles sont de l’ordre de quelques mm² voire cm², l’objectif de Poietis est bel et bien de produire des tissus que l’on pourrait implanter chez l’Homme pour favoriser la réparation tissulaire. En effet, les deux co-fondateurs ont un objectif très précis. D’ici à 2021, ils espèrent être capable d’effectuer des greffes de peau artificielle sur les grands brulés. La technologie qu’ils développent est composée d’un mélange de cellules de prélèvements obtenus en milieu hospitalier et de collagène qui, successivement imprimés, créent un tissu. Leur imprimante est si précise qu’il pensent dans un futur proche pouvoir reproduire les caractéristiques de peaux de différents patients, comme la couleur par exemple et améliorer la performance des tissus et des organes.

A terme, des bio-imprimantes laser pourraient être implantées dans les hôpitaux pour produire des tissus vivants à la demande. Fabien Guillemot soutient que cet horizon se situe à moins de 10 ans. En attendant vous trouverez ci-dessous la nouvelle vidéo de Poietis présentant ses motivations pour sa récente campagne Wiseed.

Si vous voulez avoir plus d’informations sur l’entreprise basée à Bordeaux, rendez vous sur le site de Poetis ICI, et pour ceux d’entre vous qui seraient intéressés pour financer la campagne sur Wiseed cela se passe ICI.

Que pensez-vous de l’avancée de la bio-impression de tissus de peau proposée par Poietis ? Partagez votre opinion dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.


À propos Sven

Fidèle du site et passionné d’impression 3D, je partage avec vous les dernières innovations du secteur et les interviews d’experts sur 3Dnatives. Diplômé d’économie à l’Université de la Sorbonne Paris 1, j’y poursuis un master en Management de l’Innovation, des Technologies & Entreprenariat. N’hésitez pas à me contacter pour me présenter vos projets en lien avec la fabrication additive.