menu

McLaren F1 Racing développe des prototypes grâce à l’impression 3D

Publié le 23 avril 2024 par Carla C.

S’orientant davantage vers l’ingénierie et la fabrication durable, McLaren Racing a pleinement adopté l’impression 3D comme clé de voûte pour le développement de prototypes. L’entreprise affirme qu’elle imprime désormais en 3D plus de prototypes qu’elle n’en conçoit, surpassant ainsi les méthodes traditionnelles d’ingénierie. Cette transition stratégique souligne l’engagement de McLaren en faveur de l’innovation et de la réduction de son impact environnemental au sein de la Formule 1.

L’engagement de McLaren envers l’innovation et la durabilité se matérialise dans son laboratoire d’impression 3D, un espace unique situé au sein de son siège social dans le sud-ouest de Londres. Ce centre abrite plus de 20 imprimantes Stratasys, qui sont capables de produire plus de 9 000 pièces chaque année. Ces pièces vont des modèles complexes de soufflerie aux éléments aérodynamiques essentiels tels que les ailes avant et arrière, les carrosseries latérales et les composants supérieurs de la carrosserie. Sous la direction de Piers Thynne, directeur de l’exploitation chez McLaren, cette approche marque le début d’une nouvelle ère de prototypage rapide et durable, où chaque pièce est fabriquée avec précision tout en minimisant les déchets.

Une pièce du prototype de la McLaren F1 imprimée en 3D.

La conception et la fabrication de l’aile avant d’une voiture de Formule 1 sont d’une complexité extrême, nécessitant des milliers de pièces, dont beaucoup sont conçues pour un usage unique. Grâce à son partenariat avec Stratasys, McLaren peut exploiter une gamme diversifiée de filaments, incluant des matériaux de pointe tels que la fibre de carbone et des matériaux recyclés. Cette collaboration permet non seulement d’améliorer les performances, mais également de concrétiser la vision de McLaren pour un avenir plus respectueux de l’environnement.

Yann Regeul, vice-président senior de Stratasys, met en lumière le changement de cap de l’industrie vers l’utilisation de filaments recyclés et la réduction des déchets. « La possibilité d’imprimer du filament 100 % recyclé avec notre nouveau logiciel OpenAM est un véritable changement pour l’industrie, permettant à McLaren de réduire considérablement ses déchets, une préoccupation majeure pour la plupart des clients aujourd’hui », a expliqué M. Regeul.

En intégrant la technologie de l’impression 3D, McLaren a optimisé ses processus de fabrication, ce qui a entraîné une réduction significative des délais de production et de l’empreinte environnementale. Cette amélioration concerne non seulement les composants automobiles, mais également les fixations, et les petits moules, qui étaient auparavant fabriqués de manière longue laborieuse à partir de blocs de métal.

Conduit de refroidissement du moteur imprimé en 3D et monté sur une voiture de course McLaren F1.

En soulignant ces bénéfices, Jeremy Hart, un commentateur expérimenté de la F1, déclare : « La Formule 1 est le sommet de l’innovation sportive mondiale, donc trouver des moyens de réduire les déchets et d’améliorer l’efficacité de la production des voitures est une avancée remarquable. » Cette démarche de McLaren, qui intègre davantage l’impression 3D, s’inscrit dans la trajectoire de la Formule 1 visant à atteindre des émissions nulles d’ici 2030, avec des obligations de durabilité accrues pour toutes les voitures d’ici 2026. En renforçant son engagement envers des pratiques de course respectueuses de l’environnement, McLaren confirme son rôle de leader dans le domaine.

Que pensez-vous du passage de McLaren à l’impression 3D pour le prototypage ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires de l’article. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

*Crédits de toutes les photos : Stratasys

Partagez vos impressions

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

de_DEen_USes_ESfr_FRit_IT
Toute la 3D chaque semaine
Recevez un condensé de l’actualité de l’impression 3D

3Dnatives is also available in english

switch to

No thanks