de_DEen_USes_ESfr_FRit_IT

Des propulseurs imprimés en 3D dans l’espace regagnent la Terre

Publié le 7 octobre 2026 par Mélanie Wallet
propulseurs imprimés en 3D

L’ISS vient d’envoyer sa cinquième pièce imprimée en 3D à bord du laboratoire Columbus. Il s’agit de petits propulseurs, utilisés dans les satellites. Sortis de l’imprimante 3D métal de l’ESA l’été dernier et réceptionnés par l’astronaute française Sophie Adenot, ils viennent de rejoindre la Terre.

Cette annonce n’est pas quelque chose d’inédit : la première pièce métallique imprimée en 3D dans l’espace avait été réalisée en septembre 2024, seulement quelque mois après l’installation de la machine par l’ESA.

Sophie Adenot a récupéré la cinquième pièce de l’imprimante 3D (crédits photo : ESA/NASA)

Des propulseurs imprimés en 3D qui bénéficient d’enseignements solides

Ce qui est intéressant est bien évidemment l’ensemble du projet. Vous imaginez bien qu’entre la première et la cinquième pièce, des conclusions ont pu être tirées. L’objectif des ingénieurs sur Terre était de savoir si la microgravité avait influencé le processus d’impression et si oui, comment.

L’échantillon reçu a donc été examiné sous toutes les coutures, découpé et plié. Rob Postema, responsable technique du projet à l’ESA, explique : “Nous mettrons à profit les enseignements tirés de cette première initiative pour concevoir une imprimante capable de fournir des pièces de rechange destinées à une utilisation réelle. Pour cela, nous nous attacherons non seulement à améliorer l’imprimante et ses performances, mais nous prendrons également en compte le prétraitement des matériaux de base et le post-traitement de l’échantillon imprimé.”

Et c’est chose faite. Selon l’ESA, le processus d’impression dans l’espace a pu être amélioré grâce aux enseignements des tests réalisés. Le nouvel échantillon envoyé sur Terre comprend deux propulseurs conçus par le German Aerospace Center. Florian Merz y est chercheur associé et ingénieur d’essais. Il déclare :

“Nous avons conçu deux versions du propulseur : l’une fabriquée de manière à se rapprocher le plus possible de la forme souhaitée, et l’autre dotée de parois plus épaisses permettant un usinage ultérieur afin d’affiner le diamètre intérieur du propulseur. Sur notre banc d’essais sous vide de Lampoldshausen, en Allemagne, nous évaluerons la fonctionnalité et les performances des propulseurs lors d’essais de tir à chaud dans des conditions de fonctionnement représentatives, afin de démontrer que les composants fabriqués dans l’espace peuvent atteindre la précision requise pour la propulsion et résister aux températures et pressions concernées.”

Les ingénieurs de l’ESTEC (Centre européen de recherche et de technologie spatiales) ont réalisé de multiples tests sur les échantillons reçus de l’ISS (crédits photo : ESA-SJM Photography)

Un échantillon qui va permettre d’aller encore plus loin et d’améliorer sans relâche l’impression 3D dans l’espace. Fascinant, non ? Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site de l’ESA ICI.

Que pensez-vous de ces propulseurs imprimés en 3D envoyés sur Terre ? L’impression 3D dans l’espace va-t-elle devenir un procédé commun ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou LinkedIn !

*Crédits photo de couverture : ESA – R. Moorkens O’Reilly

Partagez vos impressions

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

de_DEen_USes_ESfr_FRit_IT
Toute la 3D chaque semaine
Recevez un condensé de l’actualité de l’impression 3D