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e-NABLE, une communauté dédiée à la fabrication de prothèses imprimées en 3D

Publié le 7 mai 2015 par Alex M.

Le projet e-NABLE rend la vie plus facile à des milliers de gens chaque jour grâce à l’avènement des imprimantes 3D et à l’énergie de ses volontaires internationaux ! Présent lors de la dernière Maker Faire Paris, 3Dnatives a voulu en savoir plus sur ce mouvement né aux États-Unis en allant à la rencontre de Thierry Oquidam, représentant de l’association pour la France.

3DN : Bonjour Thierry, pourriez-vous vous présenter et nous rappeler ce qu’est le projet Enable ?

Je m’appelle Thierry Oquidam, ancien DSI en agence de communication, j’ai fondé en 2010 DeltaIT à travers laquelle je fournis du conseil à mes clients, essentiellement dans les métiers des arts graphiques.

Début 2014, dans le cadre de ma R&D, je prévois l’acquisition d’une imprimante 3D. Au cours de mes recherches je tombe par hasard sur le site d’e-NABLE, ce sera l’élément déclencheur. Je commande en juin une imprimante Prusa i3 en kit chez e-Motion Tech à Toulouse, en septembre je m’inscris dans la communauté e-NABLE et je commence à participer. Depuis j’ai eu la joie de fabriquer quatre mains, pour trois enfants et un jeune adulte. 

Thierry Quidamn (au centre) et son équipe lors de la Maker Faire Paris

Thierry Oquidam (au centre) et son équipe lors de la Maker Faire Paris

e-NABLE est une communauté globale de plus de 5000 volontaires qui conçoivent, fabriquent et donnent des mains et des bras imprimés en 3D aux personnes privées de doigts, que ce soit de naissance ou suite à un accident.

3DN : Quelle est l’ampleur du mouvement dans le monde ? en France ?

e-NABLE est née début 2014, sur une idée géniale de son fondateur, Jon Schull. En septembre 2014, lorsque je me suis inscrit, il y avait environ 450 membres dans le monde. Huit mois plus tard nous avons franchi le cap des 5000 !

e-NABLE étant d’origine américaine, langue et culture obligent, le mouvement s’est d’abord répandu dans les pays anglo-saxons. En France, nous ne sommes pour l’instant qu’une quinzaine, et pas tous actifs. Faire mieux connaitre l’association est l’un deux objectifs que je m’étais fixé en organisant le stand e-NABLE sur la Maker Faire 2015 à Paris.

Les différents composants imprimés en 3D d'une main e-NABLE

Les différents composants imprimés en 3D d’une main e-NABLE

3DN : Comment l’impression 3D intervient dans la fabrication des prothèses ?

L’impression 3D permet de réaliser nos mains, qui ne sont pas des prothèses médicales, je le souligne, exactement aux mesures du receveur, et pour un coût extrêmement modique : une main standard coûte moins de 50 euros à produire, et le filament revient à moins de 10 euros. Nous avons en plus du fil élastique (de mercerie), du fil nylon (de pêche), huit vis (de quincaillerie), un peu de mousse et de velcro. Uniquement des choses que l’on peut trouver facilement à côté de chez soi.

Un modèles de prothèses inspirées de super-héros

Un modèles de prothèses inspirées de super-héros

Le principe fondateur de nos mains est qu’elles doivent coûter le moins cher possible à produire (le fabricant les produit à fonds perdus et les offre au receveur), et pouvoir être assemblées et maintenues très facilement : de l’élastique et du fil de pêche.

Tous les modèles sont open-source et disponibles sur Thingiverse.

Alexis, 4 ans, arbore sa prothèse imprimée en 3D

Alexis, 4 ans, arbore sa prothèse imprimée en 3D

3DN : Le projet e-NABLE était présent à la dernière Maker Faire Paris, comment a-t-il été accueilli par le public ?

L’accueil fut incroyable ! Notre stand n’a pas désempli du matin au soir pendant deux jours. Nous avons rencontré des tonnes de gens passionnants, et même contribué à faire vendre quelques imprimantes 3D !

J’espère sincèrement que cela se traduira par des inscriptions et de nouveaux fabricants. Nous avons beaucoup de demandes, beaucoup plus que nous pouvons fournir pour l’instant. 

3DN : Un dernier mot pour nos lecteurs ?

L’impression 3D n’est pas une technologie du futur. Enfin, si, mais pas que. Avec l’impression 3D on peut changer le monde, un peu, et aujourd’hui.

Si vous avez une imprimante 3D qui n’est pas utilisée 24h sur 24, 7 jours sur 7, et que vous êtes prêts à donner un peu de votre temps et un peu de filament, inscrivez-vous ! Et si ce n’est pas possible pour vous, surtout, parlez de nous !

Le grand public a pu découvrir le projet lors de la Maker Faire Paris

Le grand public a pu découvrir le projet lors de la Maker Faire Paris

Un grand merci Thierry pour votre temps ! Pour avoir plus d’informations, n’hésitez pas à vour rendre sur la page du projet e-NABLE : enablingthefuture.org

Copyright Photos e-NABLE / Thierry Oquidam

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Les 4 commentaires

Rejoignez la discussion et laissez votre commentaire.

  1. […] 1 – Une main imprimée en 3D pour Luke : En mai dernier, 3Dnatives vous parlait d’e-NABLE, cette communauté dédiée à la fabrication de prothèses imprimées en 3D. Aujourd’hui, […]

  2. Serge Havard dit :

    Bonjour , j´ ai deja envoyé un message aux U.S ,mais en francais , plus un autre sur un autre article . d´ apres la carte du monde ,il doit y avoir une adresse au Portugal ,vers Lisbonne .Seriez vous assez aimable de me faire parvenir cette adresse Sur F. B. ERICEIRA

  3. Serge Havard dit :

    Plus de précision : Mon adresse E Mail : [email protected]

  4. […] fabricants de prothèses imprimées en 3D sont de plus en plus nombreux, comme la communauté E-nable, mais peu de jeunes enfants en reçoivent représentant leur personnage […]

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