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Veolia et Francofil revalorisent les déchets et produisent de nouveaux filaments d’impression 3D

Publié le 6 juillet 2020 par Mélanie R.
veolia et francofil

La multinationale française Veolia vient de signer un partenariat avec la startup normande Francofil afin de produire des filaments d’impression 3D à partir de déchets recyclés. Le groupe s’engage à fournir au fabricant de matériau des résines de polypropylène et d’ABS coloré recyclées, participant à une démarche d’économie circulaire. Francofil apportera quant à lui son expertise dans la transformation de ces déchets en filaments d’impression 3D pour les machines à dépôt de matière fondue. Rappelons que la startup travaille avec des matières issues de co-produits comme le marc de café, des coquilles Saint-Jacques ou encore des moules. 

L’économie circulaire fait partie des sept secteurs d’avenir selon Veolia ; le groupe est d’ailleurs fortement engagé dans le recyclage et la gestion des déchets, avec plus de 50 millions de tonnes de déchets traités. C’est l’une des trois activités de l’entreprise, en plus de la gestion de l’énergie et de l’eau. Il n’est donc pas surprenant de voir qu’il s’engage dans cette dynamique avec Francofil – ce qui l’est peut-être plus est qu’il s’intéresse de plus près aux technologies 3D. Il faut dire que la fabrication additive touche maintenant tous les secteurs d’activité et ce, au delà du prototypage rapide. 

Veolia et Francofil s’engagent dans une démarche d’économie circulaire

Veolia fournira donc des plastiques recyclés, plus particulièrement de l’ABS coloré et du polypropylène, deux matériaux prisés par le marché de l’impression 3D. Notons que ce ne sont généralement pas ce type de matériaux qui sont utilisés quand on parle de transformation en filaments : habituellement, on parle plus de PET, d’ABS noir ou encore de PS. Marc-Antoine Belthé, Directeur du développement Veolia, activité Recyclage et Valorisation des Déchets en France, explique : “Ce partenariat démontre que les plastiques issus du recyclage sont des ressources de qualité qui répondent aux exigences des industriels. L’innovation apportée ici dans la fabrication de filaments 3D a été rendue possible par l’étroite collaboration entre nos équipes et celles de Francofil. Le savoir-faire et l’expertise de Veolia garantissent une parfaite adéquation entre les caractéristiques attendues du filament et celles des matières  plastiques recyclés.”

Francofil pourra donc ajouter à sa gamme de filaments un polypropylène issu de matières recyclées, tout comme différents ABS en couleur, le tout en assurant une qualité optimale. Florent Port, le Président de la jeune entreprise, ajoute : “Ce partenariat avec Veolia nous permet d’avoir accès à une diversité de plastiques recyclés techniques de très grande qualité et avec une excellente constance, ce qui est essentiel pour la fabrication de filaments pour l’impression 3D. Cette démarche répond à notre objectif de proposer  de la matière recyclée à nos clients, en substitution de matière vierge, et cela même pour des matériaux de pointe.” Vous pouvez retrouver l’ensemble du communiqué de presse sur le site de Veolia.

Que pensez-vous de ce partenariat entre Veolia et Francofil ? Pourra-t-il permettre de développer davantage de projets autour de l’économie circulaire ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Les 3 commentaires

Rejoignez la discussion et laissez votre commentaire.

  1. Mike dit :

    C’est quoi cette horreur d’impression montrée en photo ? Ca ne donne pas une bonne impression de la qualité de ce filament !!! 🙁

  2. MarinG115 dit :

    Cool mais faut voir le prix, ces initiatives sont bien, mais si c’est 2x plus chère que du filaments « classique », c’est dommage…

  3. C’est une très bonne initiative d’utiliser des déchets pour refaire du fil de qualité.
    Il y a un autre déchet qui n’est malheureusement pas traité, ce sont les bobines vides. Elles s’accumulent et finissent à la poubelle. La filière de la fabrication additive gagnerait à résoudre ce sujet.

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