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Améliorer la production de vaccins grâce à l’impression 3D céramique

Publié le 6 mai 2020 par Mélanie R.
vaccins impression 3D

Financé par l’Union Européenne, le projet NESSIE a recours à l’impression 3D pour remédier à la lenteur et au coût élevé du processus de développement et de production des vaccins essentiels : grâce à la technologie céramique de Lithoz, les partenaires du projet pourraient produire des vaccins complexes plus rapidement et en plus grandes quantités. Concrètement, ils auraient imprimé en 3D de nouvelles colonnes chromatographiques pour permettre une meilleure séparation des composants lors de la création d’un vaccin et donc une élimination plus efficace des impuretés. 

La pandémie que nous traversons actuellement a souligné de nombreuses défaillances dans le système de santé mondial. L’une d’elle concerne la production de vaccins, un procédé lent et coûteux de part les normes de sécurités qui doivent être validées : il doit être amélioré pour répondre à des crises mondiales. C’est le constat fait par le consortium qui comprend l’organisme de recherche norvégien SINTEF, le centre de recherche bio-pharmaceutique portugais IBET, et le fabricant Lithoz, réputé sur le marché pour ses solutions d’impression 3D céramique. Ensemble, ils ont lancé le projet NESSIE qui  vise à accroître l’efficacité de la production de vaccins et contribue déjà à la mise au point de nouvelles méthodes de purification des virus, tels que l’adénovirus.

Des colonnes imprimées en 3D par Lithoz

Les adénovirus sont de petits virus qui sont souvent utilisés comme vecteurs viraux : les scientifiques s’en servent pour transmettre des gènes ou des antigènes vaccinaux à l’homme. Aujourd’hui, de nombreux vaccins sont conçus à partir de virus et c’est là qu’il faut être très prudent en ce qui concerne l’étape de purification de ces virus mêmes. Celle-ci est généralement très coûteuse. Le projet NESSIE a pour objectif d’accélérer ce processus de purification et surtout d’en baisser le prix. C’est pourquoi les partenaires ont imaginé des colonnes chromatographiques imprimées en 3D en céramique. La chromatographie est l’une des techniques de purification les plus avancées aujourd’hui : le procédé consiste à séparer un mélange en le faisant passer dans un milieu dans lequel les différents composants se déplacent à des vitesses inégales pour éliminer les impuretés. Dans notre cas, le milieu est la colonne imprimée en 3D. 

Mais pourquoi avoir choisi la fabrication additive céramique finalement ? Les partenaires expliquent que cette méthode leur a permis d’obtenir une structure hybride avec des formes personnalisés, augmentant alors les niveaux d’absorption. L’impression en 3D offrirait également la possibilité de contrôler directement le niveau de porosité de la colonne, améliorant le processus de séparation. Quant au matériau, rappelons que la céramique offre des propriétés chimiques intéressantes. Les premières colonnes devraient bientôt être testées avec des adénovirus, avec pour objectif final de devenir une référence mondiale dans la production de dispositifs chromatographiques pour la purification de composés pharmaceutiques complexes.

Vous souhaitez un savoir plus sur ce projet de création de vaccins grâce à l’impression 3D ? Vous trouvez plus d’informations sur le site officiel de Lithoz ICI. Vous pouvez aussi partager votre avis sur ce projet dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

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