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TRIANKLE : quand le sport et la bio-impression se mettent au service de la médecine

Publié le 4 décembre 2020 par Philippe G.
Triankle

L’impression 3D s’associe au monde du sport pour la recherche médicale. Le laboratoire de R&D du club de football FC Barcelone a récemment rejoint le programme TRIANKLE. Un projet soutenu par l’Union Européenne destiné à concevoir des implants de cheville à restauration cellulaire bio-imprimés en 3D. Doté d’un budget de 5,9 millions d’euros, TRIANKLE débutera en janvier 2021 et se développera sur 4 ans.

Composé de douze entreprises, dont la société de bio-impression Cellink, cette collaboration réunira des compagnies de divers secteurs : des laboratoires de recherche, des universités mais aussi le club du FC Barcelone, aussi surprenant que cela puisse paraître. Le consortium TRIANKLE a pour objectif de développer des thérapies sous forme d’implants permettant la régénération des tissus de l’articulation de la cheville. Une avancée pour pallier à des blessures fréquentes qui affectent un grand nombre de personnes, notamment les personnes âgées et les sportifs de haut niveau. 

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Les 12 parties prenantes du projet TRIANKLE

La technologie 3D face à la tendinopathie

Alors qu’aucun traitement efficace n’a encore été trouvé pour faire face aux problèmes d’arthrose et de tendinite, TRIANKLE pourrait y remédier. Le consortium souhaite développer des implants personnalisés à base de collagène et de gélatine fabriqués avec la technologie 3D. Ces greffes devraient réduire le temps de guérison des patients de 50 % et augmenter les ratios de fonctionnalité des tissus lésés de 10 à 15 %. Si le projet s’avère être un succès, la bio-impression confirmera son importance dans le secteur médical. Elle pourrait également aider à diminuer les coûts associés aux traitements de ces deux pathologies ; l’arthrose représenterait 76,5 milliards d’euros chaque année, tandis que les tendinopathies seraient estimées à plus de 140 000 millions d’euros.

Le FC Barcelone effectuera des évaluations pré-cliniques en testant les implants sur les athlètes amateurs et retraités. Évidemment, les stars du club catalan ne seront pas les premiers à recevoir les traitements additifs, mais le club affiche en tout cas tout son soutien. Parmi les autres acteurs du projet, on ne sait pas encore quelle entreprise produira l’hydrogel nécessaire à la fabrication d’implants. Cependant une chose est sûre, Cellink jouera un rôle déterminant dans le développement de ce projet.  

Cellink, bio-impression et recherche médicale 

Avec une importante gamme de machines, comprenant l’imprimante SLA Holographe X, le système INKREDIBLE à double extrusion et la tête d’impression à six aiguilles BIO X6, Cellink conçoit des tissus vivants. Les fichiers de conception 3D sont traduits en coordonnées et instructions pour la bio-imprimante, définissant son chemin. La bio-imprimante extrude ensuite couche par couche la bio-encre ou l’hydrogel chargé de cellules jusqu’à ce que la construction se termine. Une technologie qui permet de construire des structures complexes et donc d’imprimer des tissus vivants. 

Et la société suédoise ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. “Cellink est ravi de faire partie du projet TRIANKLE et de contribuer à libérer le potentiel de la technologie innovante d’impression 3D pour les applications médicales régénératives” confie Cellink. « Le lancement de cette plate-forme technologique permettra le développement de futures thérapies régénératives pour les tissus articulaires des articulations portantes« .

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