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Lab 3Dnatives : Test de l’imprimante Witbox Go! de chez BQ

Publié le 18 mai 2018 par Pascal P
witbox go

On ne présente plus le fabricant espagnol BQ, à l’origine d’une large gamme d’imprimantes 3D, dont les modèles Plug&play Witbox 1 et 2, reconnaissable à leur volume d’impression format A4, ainsi que des machines DIY à destination des makers avec les Hephestos 1 et 2. Plus récemment, le constructeur dévoilait son nouvel équipement, l’imprimante 3D Witbox Go! reposant entièrement sur un système d’exploitation Android. Pour en savoir plus sur cette nouveauté, l’équipe du Lab 3Dnatives a eu le plaisir de recevoir l’imprimante 3D pour un test approfondi exclusif.

Avec un prix relativement faible de 779,90€ TTC pour un modèle Plug&play, on est en droit de se demander à quel type de machine nous avons affaire. À première vue, les dernières spécificités du marché sont bien présentes au sein de la Witbox Go! à savoir une connectivité USB ou WiFi, un lecteur NFC des bobines de filament, une application Android de suivi depuis votre smartphone, un système de détection de fin de filament et de buse bouchée, une hot-end tout en métal, un plateau magnétique, et enfin cerise sur le gâteau, un mode de calibration automatique.

witbox go

Un design bien pensé, un prix « mini » et de multiples nouveautés qui permettaient d’ailleurs à l’imprimante 3D Witbox Go! de recevoir le prix Reddot Award 2017. Une machine prometteuse à petit prix… ? Voyons maintenant si elle répond à nos attentes.

1. Déballage et installation de l’imprimante 3D Witbox Go!

En général, il est toujours difficile de savoir à quoi s’attendre en ouvrant l’emballage d’une imprimante 3D, mais dans le cas de la Witbox Go!, nous ne sommes pas déçus. Un carton soigné avec un système de fermeture astucieux et à l’intérieur… une belle leçon de design dont pourrait s’inspirer de nombreux constructeurs.

witbox go

Toutefois, une fois déballé, le contenu reste plutôt minimaliste. Parmi les éléments et accessoires fournis, on retrouve le câble d’alimentation, un câble micro USB, une spatule pour retirer les prints, un guide de démarrage rapide, un plateau d’impression aimanté, une bobine de 300g de filament PLA rouge ainsi qu’une pièce déjà imprimée, et plus précisément un modèle 3D Benchy.

Si l’on s’intéresse désormais à la machine, on notera que le fabricant BQ signe un design compact, sobre et entièrement ouvert. La nouvelle Witbox propose des dimensions plutôt réduites de 300 x 255 x 480 mm pour un poids de moins de 5kg, permettant de créer des pièces d’une taille maximale de 140 x 140 x 140 mm. Elle dispose d’un plateau froid, aimanté et innovant qui, selon le fabricant, ne nécessite pas de produits adhésifs (type laque, colle ou scotch).

witbox go

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L’avantage de n’avoir que si peu d’éléments est la rapidité de la mise en route de la machine. On branche la prise secteur, on appuie sur le bouton de mise en marche et une fois le plateau descendu, on y fixe le plateau d’impression aimanté. Il ne vous reste plus qu’à imprimer. Pour les plus observateurs, vous aurez noté qu’il n’y a aucun port pour carte SD, aucun écran de contrôle et aucun bouton supplémentaire. Il vous faudra ainsi télécharger le logiciel car sans lui, point d’impression !

2. Le logiciel Zetup fourni avec la Witbox Go!

Chez BQ, le logiciel qui permettra de lancer vos impressions et de slicer les objets s’appelle Zetup. Il est disponible sous Windows et Linux mais pas de version pour Mac prévue pour le moment. Relativement bien conçu de par son interface, le logiciel Zetup est très simple à prendre en main. On pourrait toutefois regretter l’absence de certaines fonctionnalités pour affiner nos impressions voire les corriger.

witbox goAvec un système d’exploitation signé Android, vous aurez bien entendu accès à une application mobile disponible sur le store de Google afin de garder un oeil sur votre imprimante depuis votre smartphone. Là encore, l’interface est plutôt sympathique et elle vous permettra de surveiller certains paramètres comme le temps restant d’impression. Mais ne vous emballez pas, il n’y a pas de slicer intégré à l’application, cela reste principalement du monitoring bien que vous puissiez néanmoins lancer une impression. Celle-ci devra être préalablement slicée depuis votre ordinateur et sauvegardée dans la mémoire interne de l’imprimante.

3. Premières impressions

Comme à notre habitude, nous avons lancé une poignée d’objets de test, plus ou moins complexes, pour voir ce que cette machine avait dans le ventre. Et malgré quelques légères imperfections assez classiques, le résultat est dans l’ensemble bien convaincant. Dans un autre registre, une agréable surprise vient du niveau sonore de l’imprimante en marche, qui vient presque se faire oublier!

Commençons par le célèbre 3DBenchy qui, avec quelques indices de « stringing » (les fils que vous apercevez sur la photo), est sorti sans aucun problème. Pour rappel, ce phénomène de « stringing » peut facilement se corriger en modifiant la température d’impression ou en augmentant ce qu’on appelle « la rétractation ». Malheureusement, ce paramètre est inaccessible à l’heure actuelle depuis le logiciel Zetup.

Vient ensuite notre objet de torture préféré, que vous retrouvez dans la plupart de nos tests d’imprimantes 3D. A première vue, on pourrait être relativement satisfait de cette impression mais nos lecteurs les plus assidus remarqueront qu’il manque une partie, à savoir le mur extérieur. En effet, celui-ci est composé d’une paroi fine qui visiblement n’a pas été prise en compte par le logiciel de tranchage. Un soucis qui a déjà été observé par le passé sur d’autres imprimantes.

Suite à ces premières constatations, nous avons décidé de tenter des impressions plus complexes…

Pour finir, nous nous sommes amusés à tester le détecteur de fin de filament de l’imprimante 3D Witbox Go! avec du filament de la marque Arianeplast cette fois-ci. Inutile de vous préciser à quel endroit le changement de filament a eu lieu car, comme vous pouvez le constater, nous avons eu un léger décalage lors de la reprise de l’impression. Mis à part ça, le mécanisme de la langue fonctionne parfaitement et le résultat est propre.

Retrouvez l’ensemble de nos tests d’imprimantes 3D au sein du Lab 3Dnatives

Conclusion

  • Contenu de l'imprimante 3D 7/10
  • Logiciel 7/10
  • Qualité d'impression 8/10
  • Prise en main 9.5/10
7.9 / 10

Points positifs :
– Design et encombrement de l’imprimante
– Niveau sonore
– Qualité de fabrication
– Prise en main aisée

Points négatifs :
– Logiciel de tranchage perfectible
– Machine réservée aux néophytes
– Nombre d’accessoires restreint

L’imprimante 3D Witbox Go! de BQ est jolie, compacte, abordable, silencieuse et dispose de plusieurs fonctionnalités bien sympathiques qui font d’elle une imprimante 3D clairement destinée à une cible d’utilisateurs néophytes. Bien qu’il n’y ait pas grand chose à reprocher en terme de « hardware », elle pourra frustrer les plus expérimentés de par sa simplicité. Les légers défauts observés lors de nos impressions ne proviennent pas de l’imprimante mais davantage du logiciel de tranchage, qui nous limite dans l’optimisation des paramètres d’impression. Une mise à jour du logiciel viendrait toutefois facilement corriger ce point. Nous en avons d’ailleurs fait l’expérience puisqu’au début de nos tests, il était difficile de se connecter en Wi-Fi jusqu’à ce qu’une mise à jour vienne régler ce soucis. On peut toutefois faire confiance à BQ pour proposer une version plus complète dans les semaines à venir.

L’application Android est également un plus indéniable et vous permettra de lancer ou contrôler vos impressions sans pour autant monopoliser votre ordinateur, les fichiers prêts à l’emploi étant stockés en mémoire de l’imprimante. Un gros coup de coeur également pour le plateau d’impression qui accroche parfaitement le PLA et est très simple à manipuler grâce à son système de fixation aimanté. Combiné à la calibration automatique, c’est du pur bonheur en terme de simplicité d’utilisation. Une machine simple et efficace donc qui justifie amplement son prix de 799,90€ TTC et qui arrive clairement à se distinguer parmi les nombreux autres modèles disponibles sur le marché en ciblant les makers débutants, les Fablabs ou les établissements dans le domaine de l’éducation.

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