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Lab 3Dnatives : Test de l’imprimante 3D UP Mini 2 de TierTime

Publié le 14 décembre 2017 par Alex M.
UP Mini 2

La marque TierTime est présente sur le marché de l’impression 3D depuis plusieurs années, proposant une large gamme de machines à destination des makers et professionnels. En mai 2012, le fabricant chinois dévoilait notamment son imprimante UP Mini, un modèle éprouvé par la communauté et largement plébiscité par de nombreux classements d’imprimantes 3D.

Parmi les autres modèles mis sur le marché par TierTime, on retrouve la UP Plus, la UP Plus 2, la UP Box (remplacée dans la foulée par la UP Box+) mais celle qui nous intéresse aujourd’hui est la UP Mini 2, qui tient le rôle difficile de venir remplacer l’imprimante UP Mini. Pour en savoir plus, nous avons le plaisir d’en recevoir une en test grâce au prêt de son distributeur français A4 Technologie.

Par rapport à sa grande soeur, la UP Mini 2 a reçu un vrai lifting avec un nouveau carénage blanc disposant de panneaux amovibles et de deux portes, à l’arrière et à l’avant de la machine, un large écran couleur en facade ainsi qu’un dévidoir externe entièrement fermé pour protéger la bobine. Malgré un changement radical de style, la UP Mini 2 reste toutefois sur des caractéristiques similaires à sa grande soeur, à savoir un plateau chauffant ainsi qu’un volume de fabrication restreint de 120 x 120 x 120 mm. Sans perdre de temps, débutons le test !

1. Déballage de la UP Mini 2

Le packaging de l’imprimante 3D de Tiertime comprend un premier carton incluant les différents accessoires : une paire de gants de protection, une spatule, une pince coupante, un câble USB, une carte de calibration, cinq plateaux d’impression (lisses et perforés), une buse et des vis de rechange, un guide transparent pour le filament, différents types de clefs (allen et à pipe) ainsi qu’une bobine ABS blanc de 500g. Notre colis comportait également des échantillons de PLA, ABS et ABS+ de la marque Tiertime. Un guide d’installation, en anglais, est enfin fourni avec l’imprimante, mais précisons que le revendeur a mis à disposition sur son site une version française de celui-ci. Le site de A4 Technologie regorge également de vidéos, tutoriels et conseils techniques sur les différentes machines de Tiertime. À noter également que la société offre une formation gratuite par webinar sur la prise en main, le réglage et l’entretien de la machine.

Vue d’ensemble de la UP Mini 2 et ses accessoires

Une fois sortie de son emballage et installée, on prend enfin compte des dimensions de la UP Mini 2 avec sa forme allongée. L’imprimante mesure 255 x 365 x 385 mm pour 8kg, soit légèrement plus grande et plus lourde que sa grande soeur (la UP Mini mesurait 240 x 340 x 355 mm pour 6kg). Elle reste toutefois moins imposante que les principales machines du marché et s’intègre très facilement dans un espace de travail ou à la maison. Côté ergonomie, on pourra toutefois se demander l’intérêt d’avoir une porte à l’avant ainsi qu’à l’arrière de la machine, mais de manière générale, la UP Mini 2 offre une vrai enceinte fermée, un point positif encore assez rare sur les machines FDM, et particulièrement apprécié pour l’impression 3D en ABS.

La UP Mini 2 est équipée de 2 panneaux supérieurs aimantés

La facade vitrée ainsi qu’un système d’éclairage par LED permet de visualiser la pièce en cours d’impression. Un point qui pouvait d’ailleurs faire défaut sur l’ancien modèle de chez Tiertime. Les deux panneaux amovibles sur la partie supérieure de l’imprimante viennent se clipser via des fixations aimantées sous une poignée de transport en aluminium. Cette dernière pourra s’avérer assez utile si vous changer régulièrement la machine de place, mais peut venir compliquer les manipulations dès lors qu’il s’agit de toucher la tête d’impression.

On pourra également noter la présence, sous le plateau d’impression, d’un filtre à air de type HEPA. Ce filtre, qu’il est conseillé de changer tous les 300 heures d’impression ou tous les 6 mois, est d’ailleurs devenu une vrai marque de fabrique pour la marque qui l’a également installé sur son imprimante 3D UP Box+. Celui-ci vient réduire les potentielles émissions nocives liées à l’extrusion d’ABS. Une fois n’est pas coutume, n’hésitez pas non plus à bien aérer la pièce dans laquelle vous imprimez par simple précaution.

La tête d’impression amovible de la UP Mini 2

Comme expliqué en introduction, la UP Mini 2 est livrée avec un dévidoir externe qui offre l’avantage de protéger les filaments contre la lumière et les UV, mais contraint de n’utiliser que les bobines du fabricant. Son distributeur français A4 Technologie a eu toutefois la bonne idée de proposer un dévidoir universel dans son catalogue. Mais pas d’inquiétude, le dévidoir externe vient davantage simplifier les choses et il sera toujours possible d’imprimer même en l’absence de celui-ci.

Le dévidoir, support de bobine, livré avec la UP Mini 2

2. Installation de l’imprimante 3D UP Mini 2

Le démarrage de l’UP Mini 2 ne nécessitera que quelques minutes et nécessite principalement le branchement de la machine sur secteur et l’installation de la tête d’impression conformément au manuel de l’utilisateur.

L’écran de contrôle LCD est clair et intuitif, et permettra de lancer l’initialisation et le calibrage de la machine. Pour l’étalonnage, la UP Mini 2 dispose d’un système de détection automatique de la hauteur de la buse, ce qui accélère grandement cette étape. Avant de continuer, il vous faudra également charger le filament. Sur l’écran tactile de l’imprimante, le chargement du matériau se fait en quelques étapes simples. Dernière étape qui ne s’avère pas obligatoire, la connexion de votre machine à votre réseau WiFi afin de lancer les impressions directement depuis votre ordinateur.

L’imprimante 3D affiche un large écran couleur en façade

3. Logiciel UP Studio

L’un des points critiquables de la série UP jusqu’à présent reposait sur son logiciel. Un élément désormais corrigé avec la sortie du logiciel UP Studio, compatible Windows et MacOS. Celui-ci affiche un design bien pensé et proche des standards du marché. Il se télécharge directement depuis le site du fabricant ou celui de A4 Technologie ICI. Une fois téléchargé, il vous suffira simplement de charger votre fichier STL (ou UP3, format d’export du fabricant) et lancer votre première impression en quelques clics. Du côté des paramètres, il vous sera notamment possible de choisir parmi différentes épaisseurs de couche de 0,15 et 0,35 mm.

Point positif du nouveau logiciel, la possibilité désormais de choisir la température d’extrusion pour les filaments non références (qui pouvait faire défaut à l’ancienne version du logiciel), la reprise après coupure de courant ainsi que quelques opérations 3D basiques mais bien souvent absentes des slicers. On pourra ainsi grouper, fusionner les modèles, ajouter des formes 3D simples, vérifier les éventuels défauts d’un fichier et les réparer mais aussi créer une lithophanie (un modèle 3D à partir d’une photo 2D) directement depuis UP Studio.

Une bonne expérience globale donc, à part peut-être une durée de slicing et d’envoi du fichier de l’ordinateur à l’imprimante 3D qui peut s’avérer un peu long de manière générale. Pour nos tests, nous utilisions un PC portable Acer Intel i7 de 2015 ainsi qu’un MacBook Air Intel i5 de 2017. La UP Mini 2 propose également une application mobile, version simplifiée du logiciel, uniquement disponible sur iOS pour le moment. On notera aussi la présence d’une mémoire interne sur l’imprimante qui permettra de stocker une dizaine de fichiers.

Une nouvelle version du logiciel Tiertime faisait récemment son arrivée : UP Studio

4. Premières impressions

Lors des premières impressions, le premier point qui saute aux yeux, ou plutôt aux oreilles, c’est le niveau sonore relativement réduit de la UP Mini 2. Un vrai bonheur même quand l’imprimante 3D ne se trouve pas loin de vous.

Dans les tests présentés ci-dessous, nous avons pu imprimer dans 3 matériaux différents : l’ABS, l’ABS+ (un ABS premium développé par TierTime) ainsi qu’un PLA. Le fabricant précise qu’il est également possible d’imprimer dans d’autres filaments plus techniques comme le PETG, PA, PC, PE, CPE et PP.

Les résultats d’impression sont dans l’ensemble très propres et la fonction Smart Support proposée par le logiciel permet de créer automatiquement des structures de supports d’impression faciles à retirer. Une fois l’impression terminée, le plateau de l’imprimante se retire sans difficultés afin de retirer la pièce.

Le torture test habituel imprimé en ABS, avec supports

PolyPearl par Polymaker_3D imprimé en ABS, avec supports

3DBenchy par Creative Tools en ABS, sans supports

Albert Einstein par LSMiniatures en ABS, avec supports

Cavalier par JaaYoo, en ABS+ (à gauche) et ABS (à droite), sans supports

Cavalier par JaaYoo, en PLA, avec supports

Retrouvez l’ensemble de nos tests d’imprimantes 3D au sein du Lab 3Dnatives

Conclusion

  • Contenu de l'imprimante 3D 8.5/10
  • Logiciel 8/10
  • Qualité d'impression 9/10
  • Prise en main 8/10
8.4 / 10

+ Qualité d’impression 3D
+ Niveau sonore
+ Prix

– Volume d’impression faible
– Poignée de transport
– Les bobines d’autres fabricants ne peuvent pas être utilisées avec le dévidoir fourni

Pour résumer simplement, les deux principaux avantages de la UP Mini 2 résident dans son prix de 750€ ainsi que sa qualité d’impression. Il est effectivement compliqué de trouver une machine pour ce niveau de prix et de spécificités (plateau chauffant, connexion WiFi, écran de contrôle couleur, enceinte fermée) sur le marché des imprimantes 3D Plug&play. La présence du plateau chauffant et la mécanique générale de la machine offrent un très bon niveau de qualité et font de la UP Mini 2 la digne remplaçante de sa grande soeur, la UP Mini. Bien sûr, le volume d’impression de 12 x 12 x 12 cm pourra en frustrer plus d’un et s’avère être le seul vrai « défaut », si l’on peut dire, de cette machine. La possibilité d’imprimer dans de nombreux matériaux et sa simplicité d’utilisation font de l’imprimante 3D UP Mini 2 une machine disponible à de nombreux types d’utilisateurs, du débutant dans l’impression 3D, en passant par le FabLab souhaitant s’équiper à moindres coûts et au professionnel désireux d’imprimer des prototypes (pas trop volumineux) dans des filaments techniques.

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