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#Startup 3D : le logiciel de CASTOR réduit les délais et coûts d’impression 3D

Publié le 8 juillet 2020 par Mélanie R.
castor

Notre startup 3D du mois CASTOR nous vient directement d’Israël et a développé une solution logicielle afin d’aider les industriels à réduire leurs délais et leurs coûts de fabrication en impression 3D. Son objectif est de tirer profit de tous les avantages de la fabrication additive et de permettre aux industriels d’être plus compétitifs. Grâce à cette solution, les utilisateurs peuvent analyser et déterminer l’imprimabilité d’une pièce, choisir la bonne technologie et le matériau ainsi que récupérer des données en temps réel quant aux performances des pièces imprimées. Nous avons rencontré Omer Blaier, le CEO de CASTOR afin d’en savoir plus sur le fonctionnement de cette plate-forme et les bénéfices qu’elle peut apporter à chaque industrie.

3DN : Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre lien avec l’impression 3D ?

Omer Blaier

Je m’appelle Omer Blaier et je suis le PDG de CASTOR. Je suis ingénieur en mécanique et je suis titulaire d’un MBA en entrepreneuriat et innovation, tous deux de l’université de Tel-Aviv. Je suis entré dans le monde de l’impression 3D il y a environ dix ans, lorsque j’ai commencé à travailler chez Objet Geometries (qui a ensuite fusionné avec Stratasys). En tant que chef de projet R&D, j’avais l’habitude de lancer, planifier, exécuter et livrer de nouveaux produits sur le marché.

3DN : Comment est née l’idée de créer CASTOR ? À qui s’adresse ce logiciel ?

La clé de la réussite d’un produit est d’écouter les besoins des gens et ce que j’ai découvert tout au long de cette décennie sur le terrain, c’est que les fabricants ne sont pas à la hauteur des progrès de la technologie d’impression 3D ou n’ont pas l’expertise interne nécessaire pour tirer parti de ces progrès. C’est ainsi qu’est née l’idée du logiciel CASTOR. L’étape suivante consistait à réunir les bonnes personnes. C’était assez facile : j’ai rencontré Elad Schiller et David Calderon pour la première fois il y a 18 ans alors que je servais dans l’armée de l’air israélienne et nous sommes restés soudés depuis. Outre la confiance, je savais qu’ils avaient le sens technique et commercial nécessaire pour construire CASTOR.

CASTOR s’adresse à la fois aux experts et aux débutants en fabrication additive. Pour les non-experts, CASTOR est un logiciel facile à utiliser qui nécessite un minimum d’intervention de la part de l’utilisateur pour l’aider à prendre des décisions plus éclairées. Pour les experts en fabrication additive, le principal avantage est l’automatisation du processus de contrôle des pièces, actuellement manuel et très long.

3DN : Pouvez-vous nous expliquer comment fonctionne le logiciel de CASTOR ?  Quels sont ses avantages pour l’industrie ?

CASTOR effectue une analyse technique et économique des fichiers CAO et fournit un retour d’information détaillé sur les pièces pour lesquelles il serait avantageux d’utiliser l’impression 3D au lieu des méthodes de fabrication traditionnelles. Il recommande les combinaisons les plus appropriées d’imprimante 3D et de matériaux imprimables en fonction des besoins des pièces. Il estime également le coût de production et le délai de livraison de chaque pièce, visualise les points d’équilibre pour l’impression 3D et les méthodes de fabrication traditionnelles, puis met le fabricant en relation avec un service d’impression qui peut concevoir et fournir la pièce.

Le logiciel CASTOR

Les fabricants peuvent tirer profit de l’utilisation de CASTOR tout au long du cycle – de la conception initiale à la production en série et aux pièces de rechange. Au stade de la conception, le logiciel permet à l’utilisateur de tirer profit des capacités uniques de la production en 3D, comme la combinaison de plusieurs pièces en une seule, la réduction du poids ou encore l’obtention de pièces complexes. Aux différents stades de la production, le logiciel permet aux fabricants de réduire les coûts élevés associés à la production de petites quantités de pièces et les aide à réduire considérablement les délais de livraison. Par exemple, grâce à CASTOR, Stanley Black and Decker a pu économiser 8 semaines de délai et 50 % du coût d’une famille de pièces dans son usine d’Engineering Fastening à Danbury, CT (plus d’informations dans la vidéo ci-dessous). Enfin, il s’agit d’un outil de numérisation des stocks, qui permet de réduire les coûts de maintenance des pièces de rechange.

Au-delà des fabricants, CASTOR permet aux fournisseurs de la fabrication additive (OEM d’imprimantes 3D, services et entreprises de matériaux) d’écouter le marché et de développer leur activité d’impression 3D plus efficacement. Notre dernière collaboration avec Evonik a débouché sur un outil de contrôle des pièces ayant son propre aspect et sa propre convivialité, alimenté par l’expertise de CASTOR. Tout le monde peut l’essayer gratuitement.

3DN : Selon vous, où en sommes-nous concernant l’adoption de la fabrication additive aujourd’hui ? Quelles sont les principales craintes que vous avez observées ?

Nous constatons une tendance continue à utiliser l’impression en 3D au-delà du prototypage pour aller vers la production de pièces d’utilisation finale. Cependant, l’ampleur de cette tendance dépend largement de l’industrie, de la verticale et de l’entreprise. En général, nous voyons le prix par pièce diminuer de façon spectaculaire, en raison d’une concurrence accrue, notamment dans le domaine des plastiques, et nous prévoyons qu’il en sera de même pour les métaux, en 2021.

La production d’une pièce par impression 3D et par des méthodes traditionnelles donne des pièces aux propriétés mécaniques différentes. Cela dissuade souvent les fabricants d’utiliser l’impression 3D qui préfèrent se tourner vers les méthodes classiques. Les coûts de passage à l’impression 3D sont élevés et les entreprises craignent d’investir dans cette technologie sans certitude quant au résultat. Les coûts tels que le recrutement d’experts et l’investissement en temps pour passer au crible des milliers de pièces et analyser toutes les données sont remarquablement élevés. En minimisant la complexité et la durée du processus de contrôle, ces coûts sont intrinsèquement inférieurs.

L’objectif de CASTOR est de réduire les coûts et les délais de fabrication en impression 3D

3DN : Quels sont les futurs projets de CASTOR ? Où voyez-vous votre entreprise dans les 5 prochaines années ?

Nous travaillons à plein régime sur CASTOR Enterprise – une version avancée de CASTOR qui comprendra différentes intégrations au logiciel CAO/ERP ainsi que des recommandations pour l’optimisation et la reconception des pièces pour la fabrication additive afin de permettre un processus de contrôle des pièces beaucoup plus rationnel et efficace. Je pense qu’au cours des cinq prochaines années, l’impression 3D fera un grand pas vers une adoption généralisée. Nous verrons un nombre considérable de matériaux, d’imprimantes et de technologies émerger sur le marché. Lorsque cela se produira, les fabricants seront confrontés à une tâche difficile pour choisir la combinaison la mieux adaptée à chaque pièce spécifique. Le problème que CASTOR résoudra alors est la gestion de la complexité.

3DN : Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Nous pensons que le processus d’identification des pièces est le tremplin vers la fabrication additive. L’automatisation de ce processus et son couplage avec des recommandations dynamiques basées sur les propriétés des pièces sont essentiels pour permettre à davantage de fabricants d’utiliser cette technologie et d’exploiter pleinement ses avantages. Vous pouvez retrouver davantage d’informations sur notre site officiel ICI.

Que pensez-vous du logiciel CASTOR ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Un commentaire

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  1. Vincent Raquin dit :

    Oui c’est un logiciel qui peut être intéressant pour faire des choix entre impression 3d avec des polymères techniques ou avec des matières métalliques. A quel moment basculer d’une technique à l’autre ?

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