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L’Université de Sheffield développe l’impression 3D à grande vitesse

Publié le 4 juin 2015 par Alex M.

L’Université de Sheffield, basée en Angleterre, annonce aujourd’hui le développement de la première imprimante 3D professionnelle au monde capable de concevoir des pièces de manière aussi rapide et économique que les méthodes de fabrication en série.

La machine, dont la première version devrait voir le jour d’ici 2 à 3 ans, sera capable de construire des pièces trois fois plus volumineuses et cent fois plus rapidement que les imprimantes 3D actuelles, venant ainsi concurrencer des procédés comme le moulage par injection pour la production de grandes séries.

Le Pr. Neil Hopkinson à l'origine du projet au sein de l'Université de Sheffield

Le Pr. Neil Hopkinson à l’origine du projet et chargé du Centre de Recherche en Fabrication Additive au sein de l’Université de Sheffield

Financée à hauteur de £1 million (environ 1,36M€), par le Conseil de Recherche en Ingénierie et en Sciences Physiques, la machine sera initialement développée par le Centre de Recherche en Fabrication de l’Université de Sheffield avant de s’installer au sein du Laboratoire dédié à l’impression 3D de l’université, et dirigé par le Professeur Hopkinson.

La machine reposera sur le High-Speed Sintering (HSS), une technique brevetée par le Pr. Hopkinson et dérivée du Frittage Sélectif par Laser qui consiste à solidifier couche par couche un matériau sous forme de poudre. Au lieu d’utiliser un laser, la technique aura recours à une encre sensible aux rayonnements infrarouges. Dans un premier temps, l’encre sera déposée puis absorbée par la couche de poudre avant d’être solidifiée par le passage d’une lumière infrarouge. Le process sera alors réitéré jusqu’à obtention de l’objet.

L'imprimante reposera sur un procédé appelée High-Speed Sintering

L’imprimante reposera sur un procédé appelée High-Speed Sintering

L’imprimante 3D développée par l’université proposera également un large volume de fabrication, de l’ordre de 1 mètre cubes. Les temps d’impression dépendront bien évidemment de la taille du produit, mais l’équipe estime que des objets de petite dimensions pourraient être fabriqués à la seconde.

Les explications complètes du procédé High-Speed Sintering :

« Avec la fabrication additive, vous pouvez fabriquer des pièces plus complexes et les rendre chacune unique, » explique le Professeur Hopkinson. « Vous pouvez également les produire directement sur place, ce qui réduit les coûts liés aux transports. La fabrication additive réduit également les risques. Avec le moulage par injection, vous devez fabriquer des moules, qui sont chères et qui doivent être réalisés en amont. Avec la fabrication additive, vous passez outre cette étape, et passer directement du design à la fabrication. »

« La machine va être montée de toutes pièces, et fera appel à toutes les compétences et l’expertise de nos ingénieurs. Nous avons participé aux développements de machines avec des acteurs commerciaux par le passé, mais celle-ci sera la plus importante des machines jamais créées » commente Dr. Andy Bell du centre de recherche de l’université.

Le Pr. Hopkinson devant le premier prototype de la machine

Le Pr. Hopkinson devant le premier prototype de la machine

Plus d’informations sur le site du centre de recherche ICI

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