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Un étudiant imprime en 3D une prothèse low-cost intégrant un retour vibro-tactile

Publié le 6 mars 2020 par Mélanie R.
prothèse imprimée en 3D low-cost

Les étudiants de l’université de Leeds en Angleterre ont du talent : Lorenzo Spreafico a conçu une prothèse de bras imprimée en 3D intégrant un retour vibro-tactile afin que toutes les personnes amputées puissent avoir une sensation lorsqu’ils touchent quelque chose. Ce genre de dispositif est généralement très cher mais la fabrication additive pourrait faire baisser ce prix sans pour autant diminuer l’efficacité de la prothèse. Pour l’instant, ce jeune étudiant a conçu un prototype et évalue son dispositif, baptisé T1, à un peu moins de 3 500€.

Les prothèses imprimées en 3D sont souvent réalisées en plastique et restent assez simples : l’objectif premier est d’aider le patient dans son quotidien en lui proposant un dispositif personnalisé avec lequel il se sent bien. Certaines prothèses intègrent de l’électronique afin d’offrir d’autres fonctionnalités plus poussées – on pense par exemple à celle réalisée par Chabloz Orthopédie en collaboration avec HP. Notre jeune étudiant a justement voulu ajouter une fonctionnalité aux prothèses imprimées en 3D après avoir réalisé que peu d’initiatives apportent une expérience de toucher à la personne amputée. Il explique : “Il y a une énorme lacune dans le développement des prothèses : bien que nous mettions au point une technologie extrêmement avancée pour simuler le mouvement et la dextérité de l’homme, il y a beaucoup moins de travail fait quand il s’agit de simuler le toucher humain.”

La version finale de la prothèse imprimée en 3D low-cost

On ne sait pas quelle imprimante 3D Lorenzo a utilisé pour concevoir la prothèse T1, mais le procédé est sans aucun doute le dépôt de matière fondue. Il explique qu’il a intégré des capteurs de pression au bout de chaque doigt, chacun connecté à des moteurs à disques vibrants situés au niveau du moignon pour avertir le porteur du niveau de force qu’il applique sur un objet. Ce procédé de simulation de la pression permettrait de conserver un prix beaucoup plus bas comparé à d’autres prothèses myoélectriques. 

Les vibrations de la prothèse T1 seraient réglables par le porteur via un simple bouton – il peut aussi désactiver entièrement cette fonctionnalité. Trois modes de préhension peuvent être choisis : main ouverte, prise en pincement ou prise de précision. En intégrant ce retour vibro-tactile, le risque de rejet du bras prothétique diminuerait car la proprioception c’est-à-dire le sens du mouvement et de la position du corps augmente. Lorenzo conclut : “L’absence de rétroaction tactile dans les bras prothétiques crée une expérience utilisateur extrêmement irréaliste. Elle réduit la précision dans le contrôle des mouvements et de la préhension, ce qui rend plus difficile pour les utilisateurs d’effectuer des actions délicates avec précision, et rend plus difficile l’adaptation de la force de préhension à différentes activités.” 

Lorenzo a intégré des capteurs de pression au bout des doigts

Lorenzo affirme que le produit final pourrait coûter moins de 3 500€, une aubaine pour les personnes dans le besoin quand on connaît le prix des autres prothèses traditionnellement conçues. On image assez facilement d’ailleurs que le porteur puisse personnaliser sa prothèse en fonction de ses goûts et envies, de quoi apporter un autre regard sur le handicap !

Que pensez-vous de cette prothèse imprimée en 3D low-cost par Lorenzo ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

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