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Les cyclistes améliorent leurs performances grâce à une poulie imprimée en 3D

Publié le 5 septembre 2019 par Mélanie R.

L’entreprise danoise CeramicSpeed et l’Institut de Technologie Danois (DTI) ont travaillé ensemble à la réalisation d’une poulie imprimée en 3D en titane pour les cyclistes professionnels. Celle-ci serait placée sur les engrenages extérieurs du passage de vitesses et donc sujette à l’usure. Le dispositif a été testé par plusieurs coureurs du Tour de France 2019 et serait le plus léger jamais fabriqué dans le monde. La poulie imprimée en 3D possède surtout un design complexe, impossible à obtenir via des méthodes de production classique, et montre une résistance plus élevée que celles traditionnellement fabriquées ce qui peut être particulièrement intéressant pour les courses de longue distance.

Ce n’est certainement pas la première fois que nous associons le cyclisme avec la fabrication additive : nombreuses sont les initiatives qui ont employé les technologies 3D pour créer des selles plus confortables, des cadrans plus légers, des pneus increvables, etc. Il faut dire aussi que c’est un secteur en perpétuelle recherche d’innovation et quoi de mieux que l’impression 3D pour tester des concepts inédits ? C’est l’une des raisons d’ailleurs qui a poussé CeramicSpeed à recourir à la fabrication additive : l’entreprise explique qu’elle teste plus facilement ses idées, les itérations sont rapides. Le responsable de la R&D ajoute : “La technologie d’impression 3D nous a laissé beaucoup de marge pour expérimenter de manière créative le design tout en optimisant les fonctions d’un produit.”

poulie imprimée en 3D

Crédits photo : SLM Solutions

CeramicSpeed a opté pour l’impression 3D par fusion laser sur lit de poudre, plus particulièrement pour les solutions industrielles métal de l’allemand SLM Solutions. A partir d’une machine SLM 500, les équipes ont conçu leur poulie imprimée en 3D en titane dotée de 17 rayons, d’un diamètre de 2 mm et d’une épaisseur de paroi de seulement 0,4 mm. La pièce finale pèse 8,4 grammes, un poids qui peut avoir un impact important sur la performance d’un coureur sur une longue distance. Enfin, du titane a été préféré car d’après les tests réalisés par l’entreprise danoise, ce métal s’est révélé plus durable et plus résistant à la corrosion comparé à de l’aluminium classique.

Il ne s’agissait pas seulement de proposer aux cyclistes un produit plus performant mais aussi de repenser la chaîne de production pour les deux partenaires danois. L’adoption de la fabrication additive ne se fait pas sans bouleversements dans les méthodes de travail : il faut adapter le design de la poulie à l’impression 3D, veiller à optimiser les supports d’impression, minimiser les étapes de post-traitement, etc. A terme, l’objectif est de produire en série cette poulie imprimée en 3D, qualitativement et en toute fiabilité. Nous n’en savons pas plus à l’heure actuelle mais on pourrait espérer voir davantage de ces poulies sur les vélos des coureurs professionnels. En attendant, vous pouvez retrouver plus d’informations ICI.

poulie imprimée en 3D

Crédits photo : SLM Solutions

Que pensez-vous de cette poulie imprimée en 3D ? Pourra-t-elle aider les cyclistes professionnels à améliorer leurs performances ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

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