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Particle3D imprime en 3D des implants osseux sur-mesure

Publié le 16 mars 2020 par Mélanie R.
particle3D

La société danoise Particle3D utilise une technologie propriétaire pour créer des implants osseux imprimés en 3D qui sont adaptés au corps du patient. Ces implants sont poreux et dégradables, ce qui signifie qu’ils peuvent fusionner avec le squelette du patient avant de disparaître. Fondée en 2014, l’entreprise a déjà fait un bout de chemin dans le développement de ses implants. Aujourd’hui, la méthode de fabrication et le matériau osseux de Particle3D ont été validés par diverses études et tests réalisés par des chercheurs du monde entier.

La reconstruction du tissu osseux est une opération chirurgicale pratiquée des millions de fois chaque année pour les personnes souffrant de défauts osseux congénitaux, les victimes d’accidents ou les cancéreux. Dans le monde de la fabrication additive, de nombreuses initiatives ont été lancées pour apporter une solution viable à tous ces patients. On pense à cette équipe de chercheurs de l’université de l’Arizona qui combine impression 3D et cellules souches adultes pour créer des échafaudages bio-mimétiques permettant de traiter les fractures. Dans le cas de Particle3D, elle utilise une bio-encre composée de particules de phosphate tricalcique (TCP) qui stimulent la croissance naturelle des os et d’acides gras.

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Crédits photo : Particle3D

L’entreprise danoise explique que le TCP est souvent utilisé dans des cas similaires, mais que les implants sont fabriqués manuellement à partir de blocs solides, ce qui limite leur utilité. Dans un tel procédé, l’implant n’est pas parfaitement adapté au corps du patient. C’est pourquoi Particle3D vient scanner les os du patient, permettant la création d’un implant imprimé en 3D sur-mesure. Comme tout modèle 3D qui doit être imprimé, les données du scan sont envoyées à un logiciel de CAO, puis ajustées afin d’être optimisées pour la chirurgie. Particle3D se charge du processus de production, laissant à l’hôpital le soin de l’insérer comme il se doit chez le patient en question.

C’est donc grâce à sa technologie propriétaire que le TCP peut être imprimé en 3D non pas en implant classique, mais comme un dispositif médical poreux et dégradable. On peut lire sur le site de l’entreprise : « Particle3D a mis au point une technologie permettant de reconstruire l’anatomie exacte du patient à l’aide d’implants imprimés en 3D sur-mesure, à porosité osseuse. Les implants sont fabriqués à partir de biomatériaux naturels qui se dégradent avec le temps et se remodèlent en véritable tissu osseux vivant.« 

Crédits photo : Particle3D

Concernant ses futurs projets, l’entreprise a déclaré qu’elle s’attendait à ce que ses implants soient capables de fournir des additifs, notamment des facteurs de croissance, des antibiotiques et de la chimiothérapie. C’est une étape très intéressante pour la médecine sur-mesure, rappelant à quel point les technologies 3D ont un rôle clé à jouer dans le secteur médical. Il faudra très probablement attendre encore quelques années avant que de telles solutions ne soient mises en oeuvre à plus grande échelle mais c’est un début prometteur. Vous pouvez retrouver davantage d’informations sur le site de l’entreprise.

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