menu

Orbex commande la plus grande imprimante 3D industrielle d’Europe

Publié le 8 mars 2021 par Philippe G.

Orbex, une entreprise écossaise spécialisée dans l’aérospatiale, a commandé au fabricant allemand AMCM la plus grande imprimante 3D industrielle d’Europe. Cette gigantesque machine, qui devrait peser environ 12 tonnes, est destinée à produire des moteurs de fusée et devrait permettre à Orbex de lancer des fusées depuis l’Ecosse dès l’année prochaine. Un projet ambitieux qui justifie l’accord de plusieurs millions de livres signé entre les deux partis. Mais pour accueillir une telle machine, Orbex va devoir aménager un espace conséquent. C’est pourquoi l’entreprise écossaise a décidé d’agrandir son usine de 1 000 mètres carrés supplémentaires. Des travaux qui devraient sans doute se révéler rentables, tant la future imprimante 3D semble capable de révolutionner l’industrie. 

Le système d’impression 3D devrait être en mesure d’imprimer pas moins de 35 moteurs de fusées par an, mais aussi des systèmes de turbopompes. Une cadence de production remarquable, qui offre également la possibilité d’imprimer les composants de la fusée, comme les moteurs, en une seule pièce. Une méthode qui permet de prévenir des risques d’assemblage et de soudage. Chris Larmour, PDG d’Orbex, se félicite : « Bien que nos moteurs-fusées soient déjà assez matures après des années de tests, un système d’impression 3D interne à grande échelle nous donne une vitesse et une agilité bien plus grandes au fur et à mesure que nous augmentons la production. » Avant de poursuivre : « Cela signifie que nous pouvons continuer à itérer et à augmenter encore les performances. À plus long terme, alors que nous nous préparons à plusieurs lancements par an, il nous permettra de mieux contrôler nos coûts et notre chaîne d’approvisionnement« .

Orbex

À petite échelle, le design de l’imprimante 3D industrielle construite pour Orbex (crédits photo : AMCM)

L’impression 3D au service de l’aérospatial  

Destinée à déposer des satellites en orbites polaires autour de la Terre, la fusée « micro-lanceur » baptisée Prime mesurera 19 m de long. Elle sera conçue à partir d’alliage de métaux, comme l’aluminium et le titane. Des matériaux qui permettent d’obtenir un système léger, capable de résister aux températures et pressions de l’espace. Afin d’optimiser le processus de construction des différentes pièces, AMCM souhaite fournir une solution complète d’impression 3D. C’est-à-dire un système qui comprendrait des solutions de post-traitement et de « vision artificielle » permettant l’inspection par imagerie des pièces imprimées.

Ce n’est pas la première fois qu’Orbex a recours à la fabrication additive pour produire les pièces de ses fusées. En 2019, l’entreprise écossaise avait grâce à l’impression 3D réussi à concevoir le plus grand moteur de fusée. En plus de réaliser de telles innovations, la fabrication additive permet de respecter les normes de durabilité. Prime a été conçu pour ne laisser aucun déchet dans l’espace et sera compatible avec le biopropane, un carburant renouvelable à combustion propre. Enfin, d’après Orbex, la fusée devrait même être réutilisable. Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur la relation entre aérospatiale et fabrication additive, rendez-vous jeudi 18 mars prochain à ADDITIV Aerospace. Vous pouvez vous inscrire gratuitement ICI.

Prototype des moteurs de fusée (crédits photo : Orbex)

Que pensez-vous du projet d’Orbex et AMCM ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Un commentaire

Rejoignez la discussion et laissez votre commentaire.

  1. Clément CLARISSE dit :

    C’est marrant, je m’attendais à ce que ce soit une Voxeljet avec un des axes infini (X je crois, j’ai un doute), je dois dire que je suis surpris…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

de_DEen_USes_ESfr_FR
Toute la 3D chaque semaine
Recevez un condensé de l’actualité de l’impression 3D

3Dnatives is also available in english

switch to

No thank you