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Un nourrisson respire de nouveau grâce à l’impression 3D

Publié le 24 mars 2014 par Etienne Moreau

Pour la seconde fois, des docteurs du University of Michigan’s C.S. Mott Children’s Hospital, situé à Ann Arbor – USA, ont sauvé la vie d’un nourrisson par le recours à l’impression 3D.

Le petit Garrett sur son lit d'hôpital

Le petit Garrett sur son lit d’hôpital

Garrett Peterson est un nourrisson né il y a 18 mois avec un problème de malformation cardiaque connue sous le nom de tétralogie de Fallot. Son coeur ne possède pas de valve pulmonaire, ce qui l’empêche de respirer par ses propres moyens. Il développe alors ce qu’on appelle une trachéobronchomalacie sévère. Relié depuis sa naissance à des appareils respiratoires, il n’a jamais pu quitter l’hôpital.

Chaque geste du quotidien (le tenir dans ses bras, changer une couche) comporte énormément de risques compte tenu de la fragilité de ses voies respiratoires. Après avoir vu leur fils s’arrêter de respirer à de multiples reprises, plusieurs fois par  jour, les parents de Garrett ont commencé à se demander s’il n’existait pas une autre solution. En mai 2013, ils découvrent alors un article à propos d’un nouveau-né âgé de 6 semaines, atteint par la même pathologie que Garrett, qui a été sauvé grâce à un dispositif imprimé en 3D.

Ils prennent alors contact avec le docteur responsable de la procédure, Dr. Glenn Green de l’Université du Michigan. Associé à Scott Hollister et Richard Ohye, docteurs en médecine, ils créent une attelle trachéale pour Garrett en utilisant un bio-polymère appelé polycaprolactone. Le dispositif a été réalisé sur-mesure à l’aide de scans médicaux.

L’attelle imprimée en 3D à partir d’un bio-polymère

Le 31 janvier 2014, l’attelle fut cousue sur les bronches du nourrisson. L’opération est un succès, le dispositif fonctionne, et Garrett se passe progressivement des appareils respiratoires. Sans l’impression 3D, cette procédure n’aurait pas été possible.

« La trachéobronchomalacie sévère est une pathologie qui me frustrait depuis des années », explique Glen Green. « J’ai vu des enfants en mourir. Voir ce dispositif fonctionner, pour la seconde fois, est un accomplissement majeur qui apporte de l’espoir pour ces enfants. »

Fin février, on vous parlait d’une procédure visant à imprimer le coeur d’un enfant afin de préparer une opération délicate dans les meilleures conditions.

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Les 2 commentaires

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  1. Julie dit :

    C’est tout simplement stupéfiant ce que l’impression 3D offre comme perspective pour les années à venir. En tout cas ce récit est plein d’espoir pour l’avenir. Sur Arte, j’ai vu un documentaire qui parlait justement de la 3D et de ses différentes applications. Totalement incroyable, j’avais jusqu’à ce moment là un mal fou à me représenter l’impression 3D et aujourd’hui j’en suis à me dire qu’il va falloir que j’économise pour m’en offrir une ! C’est une technologie si incroyable !!!!!

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