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Les origines de la Neva, l’imprimante 3D de Dagoma

Publié le 30 octobre 2017 par Mélanie R.
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Dagoma est un fabricant d’imprimantes 3D français, basé à Roubaix, qui a développé plusieurs machines avec un but bien précis en tête : rendre l’impression 3D accessible à tous. Sa dernière imprimante 3D delta est la Neva, une machine FDM disponible à partir de 499€ qui offre un volume d’impression de 180×200 mm avec une qualité de couche de 200 à 100 microns. Un seul bouton permet de gérer les impressions, du lancement jusqu’à l’arrêt en passant par la suspension. Nous avons rencontré Waël qui a lancé la Neva il y a maintenant quelques mois afin qu’il nous en dise plus sur les origines de cette imprimante plug&play.

3DN : Bonjour Waël, qui es-tu et quel est ton poste chez Dagoma ?

Bonjour je m’appelle Waël Abou dahr, ça se prononce comme Maël mais avec un W. Je suis un passionné de nouvelles technologies de la première heure. J’occupe le poste d’ingénieur Magie et Audace depuis plus 2 ans au sein de Dagoma. On me demande souvent ce que ça signifie. L’Audace c’est essayer, se tromper, recommencer, elle représente bien ce qu’on fait aujourd’hui en recherche et développement. La magie c’est simplifier. Quand un magicien tend une carte, la remet dans le paquet, mélange et que miraculeusement elle réapparaît, il a rendu simple quelque chose d’affreusement compliqué… c’est ce qu’on fait à Dagoma.

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Waël présente la Neva

Depuis mon arrivée, j’ai participé à un tas de projets passionnants, d’abord avec les box, puis la NEVA, et quelques autres qui arrivent bientôt. J’ai eu la chance de dévoiler la NEVA au monde en mai dernier lors de la soirée de lancement.

3DN : Ton premier contact avec l’impression 3D ? et ton état d’esprit à ce moment là ?

La première fois que j’ai côtoyé l’impression 3D c’était aux États Unis. Je réalisais mon mémoire de fin d’études à Virginia Tech dans un laboratoire de recherche en vibration (VT-SIL). J’avais besoin de réaliser un prototype dans un temps record ! Pablo Tarazaga, responsable du laboratoire, m’a mis en contact avec un laboratoire voisin de recherche en impression 3D. C’est à ce moment que la magie a débuté… Par contre, on était très très loin du prix d’une imprimante Dagoma ! Déjà à ce moment je me disais : « Dommage que ce soit réservé à une élite ! ».

3DN : Peux-tu nous en dire plus sur l’origine de la Neva ?

Pour comprendre d’où vient la Neva il faut revenir quelques années en arrière. Avec la Discovery nous rendions l’impression 3D accessible. Une imprimante 3D qui n’avait pas à rougir face à ses concurrentes moins abordables. Son évolution, la DiscoEasy sortait un peu de l’image du bricolage du premier kit. En plus de ça, elle devenait plus simple à monter.

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La Neva existe depuis longtemps dans la tête de Matthieu et Gauthier, et elle a bien évolué ! Notre but était de concevoir l’imprimante 3D la plus simple à utiliser. Comme moi, vous vous rappelez des minutes/heures/jours passés à calibrer votre imprimante, à paramétrer les filaments… On a pris le contre pied de pas mal de constructeurs qui vous en ajoutent de plus en plus chaque année. Très souvent quand j’en parlais autour de moi j’entendais régulièrement le même discours : « L’impression 3D c’est compliqué! ». Aujourd’hui ce n’est plus vrai.

3DN : Quelles sont ses principales caractéristiques ?

« La NEVA c’est un seul bouton… Un seul bouton, pour la démarrer. Un seul bouton pour communiquer. Un seul bouton pour la simplicité. »  Nous étions attachés au bouton unique ! Se faire un café c’est simple : vous mettez de l’eau, une capsule et la plupart du temps vous appuyez sur un bouton. La Neva c’est pareil, vous mettez votre filament, vous choisissez le fichier, et vous appuyez sur un bouton.

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Un seul bouton pour gérer l’imprimante 3D

En comparaison avec sa grande soeur, la Neva a obtenu quelques bonus. J’en parlais juste avant, l’évolution la plus importante à mon sens: le Z-magic. Le Z-magic permet à la machine de s’auto calibrer. Pas de ressort ou de palpeur à régler. C’est presque magique.

On peut aussi mentionner le start&go, pour arrêter et reprendre une impression quand on le souhaite; le stop-fil pour sécuriser une impression quand on a plus de filament; le tap-tap pour sortir le filament; et très prochainement l’auto-insert, l’insertion automatique de filament grâce à une mise à jour logiciel.

3DN : Comment vois-tu le futur de l’impression 3D personnelle ?

nevaL’impression 3D est en pleine mutation et on en est qu’au balbutiement. J’aime beaucoup les parallèles qu’on peut faire avec l’histoire. Si on regarde ce qu’il s’est passé avec l’ordinateur personnel, on a quelque chose d’étrangement similaire. Le Homebrew Computer Club, un groupe d’amateurs dans la silicon Valley, a eu une influence considérable sur l’ordinateur personnel d’aujourd’hui. Des initiatives comme Marlin, les imprimantes RepRap, et d’autres… en sont la copie conforme à l’exception près qu’internet existe.

En extrapolant, dans à peine 10 ans (car les flux d’informations, de matériaux,… circulent plus vite qu’à l’époque) chacun se retrouvera avec une imprimante 3D chez soi. Tout comme l’ordinateur a modifié notre façon de travailler, d’acheter, de nous divertir, etc. l’impression 3D modifiera à son tour notre manière de consommer, d’apprendre et de jouer.

3DN : Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Chez Dagoma, on ambitionne de rendre l’impression 3D simple et accessible à tous. Avec la Neva, on a les deux pieds dedans. L’impression 3D transporte avec elle un héritage fort du monde des makers. Ces passionnés qui nous aident à construire l’impression 3D de demain. À ceux-là je veux leur dire merci.  Il y a de belles choses à venir dans le monde de l’impression 3D, restez connectés à 3DN!

Retrouvez plus d’informations sur la NEVA sur le site officiel de Dagoma et dans la vidéo ci-dessous :

Que pensez-vous de l’imprimante 3D Neva? Partagez votre opinion en commentaire de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

Un commentaire

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  1. RT_XJ_CX_16_FT_SR dit :

    Après quelques mois d’utilisation de la Neva, on ne peut qu’en être très satisfait, à condition de prendre quelques précautions d’utilisation pour ne pas brusquer son détecteur de présence de filament dans l’extrudeur : fabriquer et utiliser le rouleau/dévidoir, ne jamais forcer en poussant ou en retirant le PLA, la laisser faire ses fastidieux contrôles, soulager les capteurs en positionnant les cales lorsqu’elle n’est pas utilisée
    Une mention (bien) pour le SAV Dagoma qui répond fort et clair lors des petits soucis
    Pour le reste, son absence de connexion permanente, les échanges se faisant par carte SD, peut sembler étrange de prime abord, mais c’est très fonctionnel
    Des progrès sont à faire sur le logiciel qui convertit le ficher .stl en dagom0, c’est la seule faiblesse, il manque un peu de vitesse et de fluidité et d’explications intégrées
    Un point de plus pour les dimensions du volume imprimable et surtout pour le guidage de la tête d’impression qui utilise des rotules aimantées (pas d’entretien ni d’usure) avec une tête qui ne semble pas capable de s’encrasser (c’est mieux comme cela)
    Donc mis à part le capteur, qui devrait évoluer, la Neva répond parfaitement à l’objectif, elle donne même envie d’en avoir plusieurs !

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