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Naval Group équipe un navire de guerre d’une hélice imprimée en 3D

Publié le 15 janvier 2021 par Philippe G.

Mercredi 13 janvier, Naval Group et le Service de soutien de la flotte ont dévoilé une remarquable innovation dans le milieu des navires de guerre. En collaboration avec Centrale Nantes, le groupe industriel français a conçu une hélice par fabrication additive destinée aux équipements de guerre. C’est le navire chasseur de mines Andromède qui utilisera la nouvelle hélice produite via la technologie WAAM. Construite à Nantes, la pièce a ensuite été transférée à Brest pour être équipée sur le navire. C’est la concrétisation d’un projet de longue date pour Naval Group, qui a débuté lors de l’impression en 3D de propulseurs de bateau à partir d’alliage de cuivre et d’aluminium.  

Si l’impression d’une hélice pour les navires de guerre est une nouveauté, Naval Group n’en est pas à son coup d’essai dans le domaine de la fabrication additive. En 2018, la firme française avait équipé un navire de la Marine nationale d’une imprimante 3D pour expérimenter la fabrication de pièces d’équipement opérationnel. Mais avec la construction de cette hélice, Naval Group est passé à la vitesse supérieur et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Eric Balufin, directeur du site du groupe naval de Brest, confie : « L’assemblage de cette hélice imprimée en 3D est très prometteur pour l’avenir. Cette nouvelle technologie nous permettra de réduire considérablement les contraintes techniques, et donc de trouver de nouvelles solutions de fabrication pour des formes géométriques complexes qui ne peuvent être produites par des procédés conventionnels« . L’entreprise a d’ailleurs augmenté ses investissements annuels dans le domaine de la fabrication additive, passant de 3 millions d’euros à 7 millions.

L’Andromède équipé de l’hélice imprimée en 3D (crédits photo : Naval Group)

La technologie WAAM pour les impressions de grandes pièces 

Composée de 5 pales de 200kg chacune et dotée d’une envergure de 2,5 mètres, l’hélice présente d’importantes dimensions. Pour concevoir une telle pièce, Naval Group a utilisé le procédé WAAM (Wire Arc Additive Manufacturing), une méthode de soudage qui permet  d’obtenir les pièces en superposant des couches de fils métalliques. Emmanuel Chol, directeur du site de Nantes-Indret explique : “Nous sommes le seul industriel en Europe à disposer d’une machine de fabrication additive métallique reposant sur le procédé WAAM de très grande capacité. La cellule fait 20 mètres par 10 avec deux robots. 

Habituellement basée sur la fonderie, l’impression 3D devrait révolutionner ce type de fabrication. Eric le Tollec, responsable des opérations concernant les chasseurs de mines pour la marine nationale, le souligne : « Nos travaux et nos essais ont démontré que les pales en fabrication additive avaient des caractéristiques équivalentes, voire meilleures que les pales actuelles. » De plus, cette nouvelle méthode présente plusieurs avantages. Elle permet de réduire considérablement le temps de production, de minimiser le taux de matière première nécessaire et de concevoir des pièces avec de nouveaux designs.

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Les 2 commentaires

Rejoignez la discussion et laissez votre commentaire.

  1. Joël dit :

    En plus de montrer que c’est faisable il y a un gain (poids ou autre)?

  2. DANIEL ROBIN dit :

    Pour le néophyte resté au 19ème ou 20ème siècles avec l’usinage traditionnel, devant l’avancée spectaculaire de la 3D additive, la question est: jusqu’où irons nous?

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