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Un moteur aerospike imprimé en 3D prêt à prendre son envol

Publié le 16 juin 2021 par Mélanie R.
aerospike

La startup espagnole Pangea Aerospace et l’entreprise Aenium ont signé un partenariat pour développer et industrialiser des dispositifs de combustion avancés imprimés en 3D, fabriqués à partir de matériaux innovants. Ensemble, ils ont imaginé une première tuyère aerospike qui serait 15% plus efficace que celles traditionnellement produites. Les deux partenaires entendent bien accélérer le développement de leur solution et poursuivre leurs recherches sur les matériaux d’impression 3D, notamment les superalliages.

Pangea Aerospace est une jeune société basée à Barcelone qui s’est donnée pour objectif de développer des moteurs de fusées plus efficaces et modernes afin de répondre aux besoins de l’industrie aérospatiale. Après avoir levée 3 millions d’euros, elle officialise son partenariat avec Aenium, une société d’ingénierie spécialisée dans les technologies de fabrication additive et la science des matériaux complexes. L’objectif est de faire avancer tout le travail de fabrication autour des dispositifs de combustion avancés, en utilisant l’impression3D : comment qualifier les pièces imprimées en 3D ? Comment les industrialiser ?

Les équipes de Pangea Aerospace ont levé 3 millions d’euros

Un premier moteur aerospike imprimé en 3D

Pangea Aerospace a donc réalisé un premier démonstrateur d’aerospike imprimé en 3D avec pour objectif un premier essai de combustion à chaud d’ici à la fin de 2021. Baptisé DemoP, c’est un démonstrateur à oxygène liquide et méthane qui devrait permettre de caractériser plusieurs matériaux et procédés (comme l’utilisation de l’impression 3D ou du méthane comme carburant), un point capital dans le secteur aérospatial. Aenium réalise quant à elle un système de refroidissement régénératif double. Les deux partenaires affirment en tout cas que ce moteur aerospike est plus efficace de 15%, plus rapide à produire et moins cher. Une bonne nouvelle pour l’aérospatiale qui jusqu’ici n’avait pas fait voler de moteurs aerospike de par la difficulté à refroidir ce type de tuyère.

Ces travaux de fabrication additive vont également permettre d’introduire sur le marché européen un alliage de cuivre-chrome-niobium développé par la NASA : le GRCop-42. Pensé pour des procédés de fusion laser sur lit de poudre, c’est un matériau qui offrirait une haute conductivité et une résistance élevée, idéal pour des applications à flux thermique élevé. Adrià Argemi, PDG de Pangea Aerospace, ajoute : « L’accord avec Aenium va au-delà du partage de capacités exclusives sur le GRCop42 en Europe, un matériau en cuivre spécifiquement développé pour les moteurs de fusée. Aenium apporte également une expertise et une capacité de R&D inégalées dans les processus et les matériaux.« 

Crédits photo : Pangea Aerospace

Pangea Aerospace travaille actuellement à la fabrication d’un moteur plus grand, avec pour objectif une commercialisation proche. Miguel Ampudia, directeur informatique d’Aenium, conclut : « Cette alliance propulsera la prochaine génération de moteurs de fusée réutilisables et permettra également au marché européen d’améliorer ses dispositifs de combustion grâce à la science des matériaux la plus innovante et à la fabrication additive industrielle qualifiée. » Vous pouvez retrouver le communiqué de presse officiel ICI.

Que pensez-vous du recours à la fabrication additive dans le secteur aérospatial ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

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