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Miranda Márquez invite les consommateurs à imprimer en 3D leurs vêtements

Publié le 21 août 2020 par Mélanie R.
Miranda Márquez

L’utilisation de la fabrication additive dans la mode est devenue monnaie courante. Nombreux sont les projets qui utilisent cette technologie pour concevoir des accessoires, des chaussures voire des collections entières. Il faut dire aussi que l’impression 3D offre une grande liberté de création qui permet de créer les pièces les plus originales et les plus personnalisées, un avantage clé dans la mode qui cherche sans cesse à se renouveler. Un exemple en est le mannequin et artiste multimédia Miranda Márquez, qui a exploré le potentiel de cette manière innovante de créer des vêtements, en collaboration avec huit créateurs de mode et artistes numériques. Nous l’avons rencontrée afin d’en savoir plus sur la façon dont elle utilise l’impression 3D pour fabriquer ses vêtements, ses derniers projets et leur impact sur la crise sanitaire actuelle.

3DN : Pouvez-vous vous présenter et nous dire pourquoi vous avez décidé de commencer à utiliser cette technologie 3D ?

Miranda Márquez

Bonjour, je m’appelle Miranda Marquez, et je créé des vêtements imprimés en 3D. J’ai eu un parcours éducatif très technique mais créatif : j’ai fait de l’ingénierie multimédia et au cours de ma dernière année j’ai commencé ma carrière internationale comme mannequin, mais en trouvant le temps de faire mes propres projets artistiques, qui sont toujours axés sur l’exploration de nouveaux moyens d’expression créative. Quand j’ai vu qu’il y avait des gens qui faisaient de la mode en 3D, avec des imprimantes FDM faites maison, mais que c’était quelque chose de vraiment naissant, je m’y suis beaucoup intéressée. J’ai vu qu’il y avait beaucoup de potentiel qui était gaspillé et surtout une opportunité d’exploiter mon intérêt pour l’innovation et la recherche avec le goût pour la mode que j’avais développé grâce à ma carrière de mannequin.

3DN : Vous avez récemment lancé le projet RESILIENCE. Pouvez-vous nous en dire plus ?

C’est mon premier projet de mode téléchargeable et imprimable sur une imprimante 3D personnelle. Il s’agit d’un projet artistique avec une approche optimiste de la situation sanitaire actuelle, faisant appel à notre capacité à nous épanouir et à grandir après une situation difficile qui nous oblige à reconstruire et à réimaginer notre avenir. Si nous voulons que cette reprise soit collective, les éléments de création et de diffusion doivent l’être également.

C’est pourquoi je propose l’impression 3D comme moyen démocratique de transmission de l’art et de la mode. Je présente deux pièces téléchargeables et imprimables, que chacun peut produire lui-même n’importe où dans le monde : un débardeur et, bien sûr, un masque, qui peuvent être téléchargés gratuitement et avec une licence CC sur Thingiverse.

RESILIENCE est le projet le plus récent de Miranda Márquez

3DN : Comment voyez-vous l’utilisation de l’impression 3D dans le secteur de la mode ?

C’est quelque chose qui se fait depuis des années, mais généralement en utilisant des méthodes de production élitistes en raison de leur prix, comme le PolyJet. C’est logique parce que vous avez beaucoup de potentiel créatif, mais les pièces imprimées sont à la mode, chères et peu accessibles. D’autres marques ont utilisé les technologies FDM pour créer des pièces, mais je crois que cette innovation dans la méthode de production n’est pas tout à fait intéressante pour le consommateur final, car, quelle que soit la technologie utilisée pour fabriquer les vêtements, si nous les distribuons par les mêmes moyens, le consommateur final ne verra qu’une légère différence dans la finition.

C’est pourquoi je propose que nous utilisions l’impression 3D non pas comme une méthode de production, mais comme une méthode d’autoproduction et de consommation. Je crois vraiment que si le consommateur final crée ses vêtements, son implication émotionnelle dans la création sera beaucoup plus importante, et il en prendra beaucoup plus soin.

3DN : Quels sont vos futurs projets concernant la fabrication additive ?

Je veux continuer à expérimenter dans le domaine des vêtements imprimés en 3D. J’ai encore beaucoup d’idées et de concepts à tester. Je veux itérer davantage dans le projet d’impression de chaussures que j’ai déjà commencé, et trouver un moyen de le rendre confortable ; essayer de faire des sacs ; trouver de nouvelles méthodes pour assembler les pièces de mes modèles ; essayer de faire des jupes et des hauts qui sont imprimés droit et d’une longueur etc. Il y a tellement de choses à explorer et à étudier, je vous assure que si je ne produis pas plus de projets, c’est par manque de temps et non par manque d’idées !

Crédits photo : Miranda Márquez

3DN : Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Tout d’abord, merci beaucoup pour votre intérêt, je vous invite à imprimer mes modèles 3D, et à partager tous les commentaires que vous avez sur la page dédiée. Et si vous ne disposez pas d’une imprimante compatible mais que vous êtes intéressé par des vêtements imprimés, je vous invite à remplir ce questionnaire, car j’essaie de rassembler le plus grand nombre possible d’opinions sur le projet et son évolution.

Que pensez-vous du travail de Miranda Márquez ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Un commentaire

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  1. P5 dit :

    Bonjour,
    Est-ce que vous avez un lien vers ces créations sur Thingiverse, car une recherche sur Miranda Marquez ne donne rien :
    https://www.thingiverse.com/search?q=Miranda+M%C3%A1rquez&type=things&sort=relevant
    D’avance merci,

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