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L’Université de Melbourne teste l’impression 3D en cardiologie

Publié le 29 février 2016 par Alex M.

Alors que l’on compte environ 60,000 crises cardiaques en France chaque année, des chercheurs de l’Université de Melbourne collaboraient récemment sur un projet combinant imagerie médicale, modélisation et impression 3D afin de mieux comprendre le fonctionnement des artères du coeur humain.

En recourant à ces technologies de pointe, l’équipe de médecins et d’ingénieurs a pu obtenir de nouvelles informations sur la formation des artères leur permettant de mieux analyser la tension et la circulation sanguine. Ces travaux ont également amenés l’équipe de chercheurs à répliquer grâce à l’impression 3D des modèles d’artères de patients pour préparer certaines interventions sensibles.

Une artère du coeur imprimée en 3D

Une artère imprimée en 3D à partir du modèle d’un patient

« En utilisant nos scanners cardiaques ultra-sensibles combinés à nos modèles informatiques, nous sommes désormais capables d’imprimer des segments d’artères de patients afin de créer des outils sur-mesure, » confie le Pr. Barlis.

Dans un futur proche, l’équipe souhaiterait implanter des stents imprimés en 3D personnalisés pour chaque patient, et réalisés dans un matériau biocompatible et biodégradable, capable de disparaître une fois les artères en bonne santé.

Une caméra miniature est utilisée pour inspecter les artères du patient

Une caméra miniature est utilisée pour inspecter les artères du patient

Les stents se présentent aujourd’hui sous la forme de ressorts métalliques et sont largement utilisés en cardiologie, principalement dans le cadre d’une procédure appelée angioplastie, pour dilater les artères et permettre au sang de s’écouler normalement.

« Nous utilisons des stents pour maintenir les vaisseaux ouverts, mais les stents restent là de manière permanente. Les artères guérissent généralement toutes seules et se transforment en tissus cicatriciels et dans la grande majorité des cas, les vaisseaux ne nécessitent qu’un échafaudage temporaire, c’est pourquoi nous sommes vraiment intéressés par une nouvelle génération de stents qui pourraient être absorbés » explique le Pr. Peter Barlis de l’Hôpital St. Vincent de Melbourne.

En utilisant l’impression 3D, les médecins pourraient également optimiser la forme des stents « nous cherchons à savoir comment les obstructions des artères affectent la circulation du sang et comment l’implantation d’un stent pourrait l’impacter, » explique de son côté le Pr. Ooi. « Dans les mois à venir, nous voulons imprimer en 3D un stent et l’implanter sur un vaisseau expérimental afin de voir comment les différentes formes du stent influent sur la circulation sanguine.

En vidéo, une interview du Pr. Peter Barlis sur ses travaux au sein de l’Université de Melbourne :

https://www.youtube.com/watch?v=FD3MavCJDoo

Plus d’informations sur le site de l’Université de Melbourne ICI

Retrouvez également notre infographie dédiée aux usages de l’impression 3D en médecine ICI

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Un commentaire

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  1. […] initiative n’est pas sans rappeler les travaux menés par l’Université de Melbourne en matière de cardiologie et d’impression 3D. Les chercheurs australiens avaient notamment […]

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