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Restaurer des oeuvres d’art de la Renaissance grâce à l’impression 3D

Publié le 20 juillet 2018 par Mélanie R.
mattia mercante

Le restaurateur de biens culturels Mattia Mercante utilise les technologies numériques actuelles pour réparer certaines oeuvres d’art de la Renaissance. Grâce à l’impression 3D, à la numérisation 3D et aux applications CAO, les techniques de grands artistes comme Michel-Ange et Léonard de Vinci peuvent être imitées. Il est également possible de réparer et restaurer des détails très complexes et ainsi de reproduire fidèlement et pérenniser des œuvres d’art en péril.

La fabrication additive permet aujourd’hui de produire des pièces détachées qui ne peuvent pas être conçues autrement, ce qui la rend très intéressante pour tous les travaux de restauration, que ce soit dans le secteur de l’automobile – on pense à la startup français GRYP – mais aussi dans le domaine architectural et historique où des sites culturels ont pu être remis au goût du jour. C’est l’objectif de Mattia Mercante avec des oeuvres d’art, permettant au plus grand nombre d’y avoir accès.

mattia mercante

La numérisation, la modélisation et l’impression 3D au service de la restauration

Mattia Mercante s’est très vite rendu compte des bénéfices des technologies 3D, raison pour laquelle il a souhaité les intégrer dans son travail de restauration. Il explique : “J’ai vu un avantage pratique dans l’utilisation des technologies 3D pour résoudre des problèmes spécifiques de documentation, de mise à niveau et de préservation des biens culturels. Cela a commencé avec les scanners 3D pour évaluer des œuvres d’art. Ensuite, le logiciel de modélisation numérique s’est progressivement intégré dans mon travail et maintenant il est complété par l’impression 3D.”

Le travail du restaurateur peut être divisé en 4 étapes. Tout d’abord, il évalue l’état de l’œuvre et décide alors si elle doit être restaurée. Il faut alors estimer le risque d’endommagement de l’oeuvre; s’il est trop élevé, l’impression 3D ne sera pas utilisée. S’ensuivent alors les trois étapes essentielles : le scan 3D, la modélisation et l’impression 3D.

mattia mercante

Avec le scan 3D et la modélisation, le style original de l’artiste peut être mieux pris en compte. Les restaurateurs sont des techniciens artistiques, et non des peintres et des sculpteurs – l’aspect créatif et l’interprétation ne doivent pas influencer leur travail”, poursuit Mattia Mercante.

Grâce à l’impression 3D, un premier prototype est réalisé avant de concevoir la pièce finale. Un autre avantage clé de la technologie 3D, mis à part l’adoption exacte du style, est que beaucoup de projets différents peuvent être réalisés avec différents matériaux. Sans l’utilisation de la technologie 3D, une partie de la restauration de Mattia Mercante n’aurait pas pu être réalisée. De plus, la partie imprimée en 3D peut être visible à la lumière UV afin qu’il n’y ait aucune confusion entre les pièces originales de l’oeuvre et celles recrées. Retrouvez plus d’informations sur le blog de Formlabs.

mattia mercante

La restauration est visible avec une lumière UV (crédits photo Formlabs)

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