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L’impression 3D au service de l’Histoire ou comment ressusciter un pharaon !

Publié le 7 août 2013 par Alex M.

Chaque jour, 3Dnatives vous présente des articles relatant des projets tous plus innovants les uns que les autres. L’impression 3D apparaît comme la technologie de demain…mais saviez-vous qu’elle contribue également à mieux comprendre les évènements passés ?

Le Roi Richard III fut peut être l’un des plus détesté d’Angleterre. Pour cause, il s’empara du pouvoir en 1483, après avoir fait exécuté ses neveux à la mort de son frère. Mort à la bataille de Bosworth en 1485, son corps fut alors emporté à Leicester pour y être exposé à la vue de tous. Pendant plus de 500 ans, sa tombe resta introuvable jusqu’à ce qu’en août 2012, des archéologues de l’université de Leicester entamèrent des fouilles sous un parking de la ville.

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Le squelette du roi Richard III fut imprimé à partir d’une imprimante EOS Formiga P100 SLS

Lorsque le corps fut finalement découvert et qu’une série de tests scientifiques fut réalisés (ADN, causes du décès…), la ville de Leicester demanda à l’université de Loughborough de créer une réplique du squelette pour de futures études. Les ingénieurs utilisèrent alors les dernières techniques de numérisation 3D pour scanner le squelette royal.

La réplique fut ensuite recréée à partir d’une imprimante à Frittage Sélectif par Laser. Couche par couche, le squelette du roi défunt émergea de la machine. « Observer le crâne de Richard III sortir de la poudre de l’imprimante 3D fut incroyable » explique Harris. « Ses graves blessures subies pendant la bataille sont parfaitement visibles. On peut enfin savoir comment est mort le roi. Recréer les restes du roi de manière numérique et physique, aura une grande valeur pour les futures générations. » Ci-dessous, une vidéo qui montre le crâne de Richard III émerger de l’imprimante :

Mais ce ne fut pas la seule fois qu’on ressuscita un roi…En 1922, la tombe de Toutânkahmon fut découverte, révélant les restes de l’enfant roi pour la première fois depuis sa mort en 1323 av. J.-C.. Le pharaon eut lui aussi le droit à sa réplique en 2010, exposée pour l’occasion lors d’une exposition du National Geographic.

La société américaine, en collaboration avec Gary Staab, modéliste spécialisé en préhistoire, choisirent d’utiliser l’imprimante 3D Mammoth, fabriquée par Materialise et reposant sur un système de photopolymérisation. En solidifiant un liquide, la machine reconstruit le pharaon couche par couche. Au final, il est impossible visuellement de déceler la réplique de la vraie momie.

Dans un tout autre domaine, Martin Galese, un avocat spécialisé en droit informatique, propose via son blog Patent-able des modèles 3D d’inventions dont les brevets ont expirés, certains depuis plus de 100 ans. Au nombre de 6 millions aujourd’hui, les brevets tombés dans le domaine public représentent la majorité des brevets déposés auprès du United States Patent and Trademark Office .

Galese permet ainsi a des inventions tombées dans l’oubli de ressusciter et pourquoi pas de voir le jour en les proposant via la plateforme Thingiverse. On y retrouve ainsi son lot d’inventions plus ou moins loufoques, comme une pince attache-chapeau datant de 1907, un outil pour apprendre à se servir de baguettes breveté dans les années 1960…rendez-vous sur le blog de Martin Galese pour plus d’infos.

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