Laboratoire 3Dnatives : Test de l’imprimante Replicator 5G – Notre verdict

Après avoir déballé et installé l’imprimante, la tentation de lancer une première impression avant même d’installer le logiciel était bien trop grande. Comme expliqué dans notre article précédent, la mémoire interne de l’imprimante présente un unique fichier, l’écrou et le boulon. Impatient que nous sommes, nous n’avons même pas pris la peine de vérifier si le plateau d’impression était bien calibré et avons décidé de faire confiance aux réglages d’usine. Après tout, nous ne sommes sûrement pas les seuls, si ?

On a alors lancé l’impression directement depuis le panneau de commandes de la machine. Rien à redire, le processus n’a pas vraiment changé par rapport aux anciennes versions et après l’alignement du plateau (inclus dorénavant dans le processus d’impression), le retour en position de départ des différents axes et la montée en température de la buse, l’impression commence et se termine sans encombre. C’est plutôt bien parti !
Le logiciel MakerBot Desktop
Il nous reste encore à installer le logiciel d’impression qui, comme vous devez le savoir maintenant, à évoluer depuis la sortie de la Replicator 2X. Exit Makerware et bienvenue à MakerBot Desktop. Pour rappel, notre ordinateur est équipé de Windows 8.1 avec les dernières mises à jour installées. L’installation du logiciel ne pose pas de problèmes particuliers (pensez tout de même à l’installer en mode Administrateur) mais nous relevons tout de même un petit point gênant : pour pouvoir installer MakerBot Desktop il faut d’abord désinstaller Makerware. A priori, cela ne devrait pas être gênant mais la version actuelle de Makerbot Desktop ne supporte que les Replicator de 5ème générations…
Concrètement, si vous avez une Replicator 2, il vous faudra pour le moment un second ordinateur (ou utiliser un autre logiciel comme ReplicatorG). Comme dit plus haut, il ne s’agit que d’un problème minime car Makerbot Desktop est bel et bien prévu pour fonctionner avec toutes les MakerBot dans un avenir proche…
Une fois le logiciel installé, on remarquera que Thingiverse, la plateforme de partage de fichiers de MakerBot, est déjà intégré au logiciel. Je vous laisse juger par vous même de son intérêt, mais force est de constater que les deux se marient plutôt bien. Et parce qu’une vidéo est toujours plus parlante :
Simple et efficace donc mais regardons d’un peu plus près les nouveautés annoncées et voyons si elles tiennent leurs promesses. La plus flagrante d’entre elle est incontestablement la prévisualisation de l’impression. Et oui, vous pouvez maintenant simuler l’impression sur votre écran et voir s’il n’y aura pas de point bloquant.

La barre latérale à gauche permet de naviguer parmi les couches
Non seulement l’option est pratique mais en plus vous aurez dorénavant certains paramètres qui nous manquaient jusque-là comme la durée d’impression ou la quantité de filament nécessaire. Fini donc les impressions interrompues par manque de filament !

On appréciera les informations supplémentaires
Notez cependant que cela n’empêche pas un « accident » et que lors de l’impression de notre objet de torture, l’imprimante s’est arrêtée sans raisons apparentes. Selon le panneau de contrôle, il n’y avait soit disant plus assez de filament alors que la bobine était neuve. Cela nous aura toutefois permis de constater ce nouveau système de notification. L’imprimante s’arrête de fonctionner, vous demande de régler le problème et vous laisse reprendre l’impression là où elle s’était arrêtée. C’est une vrai bonne amélioration, demandée par beaucoup de monde et qui a été entendue !

On distingue quelques petites bavures mais rien de bien méchant…
Autre amélioration mise en avant par MakerBot, l’appareil photo intégré à l’imprimante. Sur le papier, le concept peut paraitre très séduisant mais dans la pratique, il s’agit plus d’un gadget qu’autre chose. Les options sont limitées et ne vous attendez pas à de la HD, avec un capteur de 320 x 240 vos photos seront juste bonnes pour partager sur Facebook. Nous nous attendions à plus, comme du timelapse, l’envoi automatique des photos, l’intégration à Thingiverse (avec pourquoi pas l’ajout de la photo dans la catégorie « I made One »)…
Malgré tout, les fonctionnalités manquantes à ce jour comme le WiFi ou l’application mobile pourraient bien corriger le tir… Si ce n’est pas le cas, l’appareil photo de votre mobile à encore de beaux jours devant lui.

Retrouvez l’ensemble de nos tests d’imprimantes 3D au sein du Lab 3Dnatives















