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Laboratoire 3Dnatives : Test du stylo 3D MyRiwell

Publié le 29 juillet 2014 par Pascal P

Imaginez-vous un beau matin devant votre imprimante 3D à regarder votre machine cracher son filament plastique quand tout à coup, survient une idée de génie. Pourquoi ne pas transformer cette grosse machine en un stylo 3D chauffant et imprimer à main levée ?

A priori nous serions les premiers à rester perplexe face à cette invention mais heureusement pour nous, la startup Wobbleworks a été la première à se lancer en mars 2013 sur Kickstarter avec son projet de stylo 3D intitulé 3Doodler. Résultats, la société californienne a réussi à lever près de 2,3 millions de dollars en quelques semaines alors qu’elle n’espérait que 30,000 dollars et 3Doodler passait du rêve à la réalité….

Depuis, l’offre de stylos 3D s’est un peu étoffée et d’autres sociétés y sont allées de leur propre concept comme le constructeur MyRiwell distribué par la société Machines3D. Nous avons eu l’opportunité de tester leur stylo 3D et bien que sceptique à l’origine, nous pouvons aujourd’hui comprendre l’engouement des jeunes et moins jeunes, à condition bien entendu de ne pas être trop gourmand en termes de qualité des finitions mais ça, ce sera pour plus tard.

Box

On commence le test par le déballage du produit qui est relativement bien pensé et comprend tout ce dont vous avez besoin pour démarrer en moins de 5 minutes. Que ce soit le stylo, l’alimentation, le mode d’emploi ou les filaments plastiques, tout y est. Le stylo accepte aussi bien l’ABS que le PLA (de diamètre 1,75mm) grâce à son système de réglage de la température ou sa tête d’extrusion détachable permettant de retirer le filament  à la main en cas de soucis. Pour l’alimentation, une prise classique 220V fera l’affaire. Le stylo MyRiwell a obtenu la certification CE pour le marché européen mais reste toutefois déconseillé aux enfants de moins de 12 ans.

Au niveau de l’utilisation du stylo ne vous attendez pas à sortir un carré parfait en 3D du premier coup, après une dizaine d’essais nous n’y sommes toujours pas arrivés et la manipulation est vraiment loin d’être évidente… Du coup on ressent très vite un sentiment de frustration et on ne peut s’empêcher de penser qu’il est impossible de créer quoi que ce soit. Ce n’est qu’après quelques recherches sur internet qu’on commence à comprendre le principe de base et que cela ne sert à rien d’essayer de construire une Tour Eiffel à main levée car non… ce n’est pas pas la bonne méthode.

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Pour tirer pleinement parti du stylo 3D (peu importe la marque d’ailleurs), il vous faudra passer par l’étape 2D avant. Et oui, ça devient directement moins “sexy” mais à moins d’être un surdoué, voire un extra-terrestre, c’est comme ça qu’il vous faudra procéder. L’idée est toute simple car il suffit d’imprimer sur une feuille de papier l’objet à « imprimer » et de vous en servir comme modèle. Vous pourrez également vous amuser à changer les couleurs de filaments. Une fois toutes les parties comblées par du filament il vous suffira de décoller votre pièce de la feuille et de la lier avec un peu de filament chaud aux différentes autres pièces.

Pour les plus aguerris et créatifs d’entre vous il y a malgré tout moyen de bien s’amuser et créer son propre drône avec un stylo 3D, rappelez-vous…

Sachez pour votre information que 3Doodler a créé une véritable communauté sur leur site Internet et que vous y trouverez quelques exemples de stencils prêt à l’emploi et tout cela gratuitement s’il vous plaît.

Conclusion

Le MyRiwell est assez agréable dans son ensemble, que ce soit d’un point de vue esthétique ou par la facilité de sa prise en main, notamment par la simplicité du changement de filament, la possibilité de varier la température (entre 160°C et 260°C) ou les indicateurs de chauffe… Toutefois le stylo reste assez massif, malgré son poids de 0,65g, et il peut s’avérer fatiguant à manier à la longue.

Plus généralement, les stylos 3D sont assez peu onéreux et suscitent beaucoup d’intérêt lorsque vous les présentez sur un stand ou à vos amis mais force est de constater que leurs utilisations requièrent tout de même quelques heures d’entraînement. Ceci dit il trouvera sans aucun doute sa place dans une salle de classe car pour les plus jeunes il reste un outil créatif amusant à utiliser mais attention, une présence adulte est tout de même requise car même s’il est relativement bien pensé et facile à utiliser, la buse reste tout de même assez chaude et un accident est vite arrivé…

Le MyRiwell est le premier de notre série de tests des stylos 3D alors restez à l’écoute sur 3Dnatives ! Encore un grand merci à l’équipe de Machines3D pour le test du MyRiwell que vous pouvez retrouver sur leur catalogue au prix de 95€.

PS : Sachez qu’il est également possible d’utiliser un stylo 3D pour réparer une pièce en plastique qui se serait cassé ou fissuré tout comme vous pouvez l’utiliser pour assembler des pièces imprimées avec une “vraie” imprimante 3D. Finalement, vu le prix c’est peut-être toujours bon d’en avoir un à portée de main, non?

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