Les imprimantes 3D alimentaires du marché

L’imprimante 3D alimentaire pourrait-elle trouver sa place dans votre cuisine ? De plus en plus, oui : cette technologie est désormais utilisée dans la haute gastronomie, la nutrition personnalisée et les protéines alternatives, entre autres domaines. Les imprimantes 3D alimentaires fonctionnent généralement de la même manière, quelle que soit l’application : elles fabriquent les aliments couche par couche à partir d’un modèle numérique, le plus souvent par extrusion. Les machines disponibles vont des kits à monter soi-même pour les cuisiniers amateurs aux systèmes destinés aux cuisines professionnelles et à l’industrie. Dans ce classement, nous nous concentrons exclusivement sur les imprimantes 3D alimentaires actuellement disponibles à la vente, classées par ordre alphabétique.
Chocola3D
Développée en Bulgarie, Chocola3D est une imprimante 3D alimentaire reposant sur un système de seringues ouvertes. Les utilisateurs préparent et chargent eux-mêmes leurs ingrédients, sans avoir à acheter de capsules ou de recharges propriétaires. La machine peut imprimer jusqu’à 26 matières alimentaires différentes, notamment du chocolat, de la pâte, du fromage, de la viande, des purées de légumes et de fruits, ainsi que des protéines de pois. Chocola3D dispose d’un volume d’impression de 250 x 230 x 150 mm, pèse 24 kg et est commercialisée au prix de 1 990 €. Outre l’imprimante elle-même, l’entreprise propose des services de conseil, des formations destinées aux établissements d’enseignement, la conception de modèles 3D alimentaires ainsi que des démonstrations en direct lors d’événements.

Crédits photo : Chocola3D
Cocoa Press 2
La Cocoa Press 2 imprime du chocolat directement à partir d’un fichier numérique, ce qui vous évite d’avoir recours à un moule pour créer des formes personnalisées. Elle est disponible sous forme de kit à monter soi-même à 1 499 $, ou sous forme de pack « Pro » à 4 499 $, livré déjà assemblé. La version Pro n’est vendue qu’aux États-Unis, mais les acheteurs européens peuvent commander le kit auprès du revendeur britannique Vector3D. Les deux versions disposent d’un volume d’impression de 135 x 135 x 150 mm et sont livrées avec des buses de 0,8 mm et 1,6 mm. L’extrudeur maintient la température du chocolat avec une précision de ±0,1 °C. L’imprimante fonctionne avec le micrologiciel Klipper et est compatible avec des logiciels de découpage open source tels que PrusaSlicer.

Crédits photo : Cocoa Press
L’imprimante 3D alimentaire FELIX Food 1.6
Le fabricant hollandais FELIXprinters est à l’origine d’une gamme d’imprimantes 3D alimentaires, baptisée FELIX Food 1.6. Trois déclinaisons existent actuellement, la plus populaire étant la « Single Head ». Il s’agit d’une machine qui se veut facile à utiliser, intuitive et capable d’extruder toutes sortes de pâtes grâce à son sytème de seringue. Elle offre un volume d’impression de 125 x 195 x 170 mm et une vitesse pouvant attendre les 50 mm/s. Son écran tactile, sa caméra et sa connexion wifi en font une imprimante 3D alimentaire accessible et user-friendly. Un nouveau must have pour votre cuisine ?

Crédits photo : FELIXprinters
Foodini
Foodini est l’une des imprimantes 3D alimentaires les plus populaires. Développée par Natural Machines, elle permet aux utilisateurs d’imprimer en 3D des plats personnalisés. Il suffit de préparer les ingrédients et de les charger dans les cinq capsules en acier inoxydable de la machine. Le mélange est ensuite acheminé automatiquement vers la buse, qui imprime les plats couche par couche. La machine est peu encombrante (43 x 45,8 x 43 cm) et peut être rangée dans la cuisine aux côtés d’autres appareils électroménagers. Elle est principalement destinée à un usage professionnel dans les restaurants, les hôtels et les entreprises de restauration. Foodini coûte actuellement 6 300 €. Comme alternative à l’achat de la machine, Natural Machines propose le programme « Advantage », un abonnement permettant aux clients de louer l’imprimante sur une base mensuelle ou annuelle. Cet abonnement n’est disponible qu’aux États-Unis, dans l’Union européenne et en Chine. À la fin de la période contractuelle, les clients peuvent soit renouveler leur abonnement, soit restituer la machine.

Crédits photo : Natural Machines
L’imprimante 3D alimentaire OPUS
L’OPUS, de byFlow, est une imprimante 3D de chocolat conçue pour les chocolatiers, les boulangeries et les pâtisseries. Sa fonction principale est la personnalisation : noms, messages, logos et motifs saisonniers que des artisans qualifiés réaliseraient autrement à la main à l’aide d’une poche à douille. Selon byFlow, la machine peut produire jusqu’à 550 décorations par heure, soit environ 10 fois plus vite que la technique manuelle, et son utilisation ne nécessite aucune compétence technique particulière. L’OPUS tempère le chocolat elle-même ; il suffit donc aux utilisateurs de charger leurs propres pistoles dans ses trois cartouches de 200 g, qui se rechargent automatiquement. Le volume d’impression est de 250 x 280 x 150 mm. Les motifs sont créés dans le logiciel en ligne de byFlow, byFlow Studio+, soit à partir de zéro avec du texte et des logos importés, soit à partir d’une bibliothèque de motifs prêts à l’emploi, puis envoyés à l’imprimante via Wi-Fi. byFlow propose également une formation en ligne gratuite, et les tarifs sont disponibles sur demande.

Crédits photo : byFlow
Panda3D
L’imprimante Panda3D n’apporte rien de révolutionnaire sur le plan technique : elle imprime des motifs artistiques plats en sucre. Ce qui la rend intéressante, c’est la façon dont elle est utilisée. Fabriquée par un fabricant chinois basé à Hangzhou, cette machine est une version moderne de la peinture traditionnelle chinoise sur sucre, et elle est conçue pour être installée dans des lieux publics très fréquentés tels que les centres commerciaux, les parcs, les marchés et les fêtes. Les passants, souvent des enfants, peuvent créer un motif à l’aide de l’IA ou transformer un selfie en œuvre d’art, puis le voir s’imprimer en quelques minutes seulement. Le motif est imprimé sur un bâtonnet en bois, créant ainsi une sucette personnalisée.

Crédits photo : Panda3D
Patiss3
L’imprimante 3D alimentaire Patiss3 a été créée par l’entreprise française La Pâtisserie Numérique, et son principe de fonctionnement est surprenant. Au lieu de recourir à l’extrusion comme la plupart des imprimantes 3D alimentaires, la Patiss3 utilise un procédé à base de poudre. Un liant comestible est déposé couche par couche sur un lit de poudre comestible, puis l’ensemble est cuit au four avant que la pièce finie ne soit retirée de la poudre en vrac. Le procédé s’apparente au liage de poudre, mais au lieu d’une pièce industrielle, on obtient un sablé ! La machine peut fabriquer des biscuits, des macarons, des crackers salés et bien d’autres choses encore, permettant ainsi aux chefs de créer des formes impossibles à réaliser à la main, le tout sans moule.

Crédits photos : La Pâtisserie Numerique
PureAdditive Bio&Food
LINCSOLUTION est un fabricant coréen d’imprimantes 3D professionnelles. Sa gamme de machines répond à plusieurs besoins industriels, que ce soit dans l’aérospatiale, l’automobile ou encore le médical. Et justement, l’entreprise a développé une bio-imprimante 3D qui est également compatible avec des aliments. On vous l’accorde, c’est peut-être la machine la plus éloignée de la traditionnelle solution FDM qui extrude du chocolat. Mais on se devait de les citer : leur solution PureAdditive Bio&Food offre un volume d’impression de 300 x 300 mm et est compatible avec de la cellulose, de la gélatine et des aliments. Grâce à un système d’extrudeurs modulables, l’utilisateur peut imprimer des viscosités différentes et jouer avec plusieurs matériaux à la fois. Cette imprimante 3D alimentaire vous permettra d’aller plus loin dans vos idées et créations !

Crédits photo : Lincsolution
Steakholder Foods MX200 et HD144
Steakholder Foods porte l’impression 3D alimentaire à l’échelle industrielle, grâce à deux imprimantes conçues pour produire des substituts végétaux à la viande et au poisson. L’imprimante MX200 utilise la technologie Fused Paste Layering (FPL®) développée par l’entreprise, dans laquelle une seule tête d’impression dépose deux matériaux pour recréer le persillage de la viande et aligne les fibres végétales afin de lui donner une texture semblable à celle de la viande. Selon Steakholder, elle peut produire jusqu’à 420 kg par heure. L’imprimante à poisson HD144 utilise un procédé appelé « Drop Location in Space » (DLS®), qui dépose les ingrédients selon des motifs prédéfinis afin de reproduire la texture en flocons du poisson, à un rythme pouvant atteindre 100 kg par heure. Les deux imprimantes fonctionnent avec les prémélanges de Steakholder, notamment pour le steak de bœuf et le poisson blanc, et l’entreprise assure également la maintenance, la fourniture de pièces de rechange et la formation des opérateurs. Les tarifs sont disponibles sur demande.

Crédits photo : Steakholder Foods
L’imprimante 3D alimentaire WiibooxSweetin
Le fabricant chinois Wiiboox est derrière l’imprimante 3D alimentaire WiibooxSweetin. Il l’a développée pour un usage professionnel, tout en gardant une accessibilité élevée. Grâce à un écran tactile, l’utilisateur peut facilement ajouter son fichier 3D et lancer son impression. Selon le fabricant, plusieurs matéiraux sont compatibles : chocolat, fromage, purée de pommes de terre, haricots, caramel, miel, confiture, biscuits. L’imprimante comprend un dispositif de contrôle de la température en temps réel pour garantir la parfaite tenue des aliments. La technologie utilisée est le dépôt de matière fondue (FDM) ; elle est dotée de différents types de buses et est compatible avec les fichiers .stl .obj . amr.

Crédits photo : WiibooxSweetin
Et vous, quelle imprimante 3D alimentaire préférez-vous ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou LinkedIn !
*Crédits photos de couverture (de gauche à droite) : Natural Machines, Cocoa Press et Steakholder Foods













