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Quel rôle l’impression 3D peut-elle jouer dans la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire ?

Publié le 5 janvier 2021 par Mélanie R.
loi anti-gaspillage

En décembre 2019, la commission du développement durable de l’Assemblée nationale avait annoncé un amendement relatif au projet de loi « anti-gaspillage pour une économie circulaire ». Celui-ci touchait notamment au secteur de l’impression 3D puisqu’il préconisait la mise en ligne de fichiers 3D pour favoriser la réparation de certaines pièces détachées au lieu de jeter les objets obsolètes. Un an après, le gouvernement présente cette loi davantage en détails : l’objectif de la loi anti-gaspillage est de transformer notre système en profondeur. Elle “vise à transformer notre économie linéaire, produire, consommer, jeter, en une économie circulaire.” Un des axes proposés par le gouvernement est d’agir contre l’obsolescence programmée en appliquant clairement un indice de réparabilité sur certains produits. La fabrication additive pourrait alors être un moyen de réparer ces pièces et ainsi allonger la durée de vie du produit. 

La loi anti-gaspillage mise en place par le gouvernement touche à notre façon de consommer au quotidien notamment en ce qui concerne l’utilisation plastique. En effet, depuis l’année dernière, la vente de vaisselle jetable en lot et de coton-tige en plastique ont été interdites. L’objectif est d’arrêter l’utilisation du plastique à usage unique d’ici 2040. Un objectif ambitieux qui pousse tout consommateur à repenser son mode de vie quotidien. La loi mise en place cherche également à mettre en place des dispositifs pour mieux informer le consommateur, lutter contre le gaspillage, favoriser le réemploi solidaire et agir contre l’obsolescence programmée. C’est ce point particulier qui nous intéresse aujourd’hui car les technologies 3D ont une carte à jouer.

La fabrication additive pourrait jouer un rôle clé dans la production de pièces détachées (crédits photo : Ivaldi Group)

Comment la fabrication additive peut-elle répondre aux objectifs de la loi anti-gaspillage ?

Si vous suivez le secteur de l’impression 3D, vous avez sûrement dû voir passer plusieurs initiatives qui cherchent à réutiliser des déchets pour créer de nouveaux produits, favoriser le partage de fichiers open-source pour réparer et améliorer certaines pièces ou encore imprimer en 3D des composants à priori indisponibles sur le marché pour éviter le gaspillage. C’est dans cet esprit que s’inscrit la loi du gouvernement français dont l’application devrait s’accélérer cette année. On peut en effet lire sur le site du gouvernement : “Les vendeurs d’équipements électriques et électroniques (y compris les vendeurs en ligne) devront afficher un indice de réparabilité sur leurs produits. Grâce à cet indice, le consommateur sera en capacité de savoir si son produit est réparable ou pas. Différents critères ont été mis en place comme le prix des pièces détachées nécessaires au bon fonctionnement du produit. À chaque fois que cela est pertinent, le produit devra aussi proposer un compteur d’usage (similaire à un compteur kilométrique). L’indice sera affiché sous forme d’étiquette, d’affiche ou tout autre forme appropriée dès le 1er janvier 2021.”

Reste à savoir comment le produit en question peut être réparé. A priori, la fabrication additive semble être un moyen efficace pour ce faire puisqu’elle permet de concevoir des pièces en petites séries, sans passer par la fabrication d’un moule. Mais là encore, il ne semble pas y avoir de méthode imposée par le gouvernement. En effet, celui-ci indique simplement que c’est au réparateur de “proposer au client des pièces détachées issues de l’économie circulaire” et ce dans un délai de 15 jours ouvrables. Une mesure qui concerne les produits électroniques, électriques et d’ameublement.

Dans le secteur maritime, plusieurs acteurs utilisent déjà les technologies 3D pour concevoir leurs pièces détachées (crédits photo : NLR)

On espère donc que les technologies 3D seront mises en avant dans l’application de cette loi, surtout quand on sait qu’elles peuvent favoriser une production locale et plus respectueuse de l’environnement. Vous pouvez retrouver l’ensemble des axes déclinés dans cette loi anti-gaspillage pour une économie circulaire ICI.

*Crédits photo de couverture : A. Bouissou / Terra

La fabrication additive peut-elle jouer un rôle dans la loi anti-gaspillage ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Un commentaire

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  1. Lorusso Stéphane dit :

    Je travaille sur un projet de création d’entreprise utilisant l’impression 3D pour la réparation d’objets. Je suis preneur de toute information ou conseil à ce sujet.
    Merci

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