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La fabrication additive médicale évaluée à $3,6 milliards en 2026

Publié le 30 septembre 2019 par Mélanie R.
fabrication additive médicale

Le cabinet d’études Allied Market Research a publié son dernier rapport sur l’évolution de la fabrication additive médicale : il prévoit une croissance annuelle de 18,2% de 2019 à 2026, confirmant la place des technologies 3D sur ce marché. Celles-ci devraient générer plus de 3,6 milliards de dollars d’ici 2026 (contre $973 millions l’année dernière). L’étude revient sur les principales applications de l’impression 3D médicale, les grands acteurs du marché et les technologies utilisées.

Quand on parle d’impression 3D médicale, le périmètre est très large : on pense au secteur dentaire, mais aussi à tous les dispositifs médicaux imprimés en 3D comme les prothèses et les orthèses, sans compter les implants qui se font de plus en plus nombreux. La technologies est également prisée dans les hôpitaux où plusieurs centres commencent à se doter d’imprimantes 3D pour créer des modèles anatomiques ou encore des outils. Récemment, on vous parlait du CHU de Bordeaux qui a investi dans les solutions de Stratasys afin de concevoir des modèles de rein réalistes en couleur pour améliorer la compréhension des tumeurs rénales. Il n’est donc pas étonnant de constater que la fabrication additive médicale croît, couvrant un large spectre d’applications qui tendent vers une personnalisation de masse. 

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Un implant imprimé en 3D (crédits photo : Trumpf)

Selon le rapport d’Allied Market Research, les facteurs qui animent le marché de l’impression 3D médicale sont la réduction du nombre d’erreurs, la diminution des coûts et des délais de développement, et enfin la possibilité de fabriquer des pièces sur-mesure. Des facteurs que l’on perçoit bien dans l’impression de modèles anatomiques par exemple : basés sur la morphologie du patient, ils permettent aux chirurgiens de s’exercer avant une opération délicate, de mieux comprendre la maladie en question mais aussi de rassurer leur patient en lui montrant concrètement ce qu’ils feront. Les délais de fabrication d’un tel modèle sont relativement courts puisqu’il ne nécessite aucun moule ou outillage spécifique. Toutefois, l’étude souligne que le manque de main-d’oeuvre qualifiée vient entraver cette croissance tout comme certaines politiques de remboursement défavorables. Pourquoi ne pas envisager d’intégrer un apprentissage des technologies 3D sur les bancs de l’université ?

Côté méthodes d’impression, le rapport souligne que ce sont la photopolymérisation, la fusion sur lit de poudre (laser ou par faisceaux d’électrons) et le jet de matières qui sont les plus utilisées. Notons qu’il fait également un focus particulier sur la bio-impression et l’impact qu’elle commence à avoir sur le marché des tissus et des organes ; bien qu’on soit encore au stade de recherche, les progrès sont notables. Enfin, l’étude explique que le marché est fragmenté entre 3 types d’utilisateurs finaux : les centres médicaux, les sociétés pharmaceutiques et biotechnologiques et les universités. Vous pouvez retrouver l’ensemble de l’étude ICI.

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Un modèle anatomique dentaire imprimé en 3D (crédits photo : Avinent)

*Crédits photo de couverture : Stratasys

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