menu

Transformer les déchets de PLA en résine d’impression 3D

Publié le 2 septembre 2022 par Mélanie W.
pla résine

A l’université de Washington State, une équipe de chercheurs se penche sur des questions d’upcycling, ou surcyclage si on veut le traduire, c’est-à-dire cette méthode qui consiste à transformer des produits ou matériaux dont on ne sert plus en matériaux ou objets autres. Ils cherchent à offrir une seconde vie au produit, en l’occurrence ici à tout ce qui est fabriqué à partir de PLA. L’équipe aurait développé une méthode simple pour transformer le polymère en résine d’impression 3D et ainsi recréer un objet ayant un plus grande valeur ajoutée. 

Les chercheurs ont créé une résine d’impression à partir de déchets de PLA (crédits photo : WSU)

Cette tendance à l’upcycling est de plus en plus répandue, encore plus combinée à la fabrication additive. Il faut dire que les technologies 3D sont la méthode idéale pour redonner vie à des déchets ou un objet qui n’a plus d’utilité. Yu-Chung Chang et son équipe se sont intéressés au PLA, un plastique d’origine naturelle et biodégradable. Oui, mais que dans les bonnes conditions. Il explique : ​​”Le PLA est biodégradable et compostable, mais une fois que vous vous êtes penché sur la question, il s’avère qu’il peut prendre jusqu’à 100 ans pour se décomposer dans une décharge. En réalité, cela crée encore beaucoup de pollution. Nous voulons nous assurer que, lorsque nous commencerons à produire du PLA à l’échelle du million de tonnes, nous saurons comment nous en occuper.” 

Les chercheurs ont donc développé un processus rapide et sans catalyseur pour recycler le PLA. Le principe est relativement simple : ils sont venus décomposer la chaîne de molécules qui forment le polymère en monomères. Ils utilisent de l’aminoéthanol pour ce faire, un composé organique assez peu coûteux. La décomposition se ferait en deux jours environ. L’équipe a d’ailleurs employé une métaphore qui parle à tous :

Si vous voulez reconstruire un château Lego en une voiture, vous devez le décomposer brique par brique. C’est ce que nous avons fait. L’aminoéthanol a découpé avec précision le PLA pour le ramener à l’état de monomère, et une fois qu’il est redevenu monomère, il n’y a plus de limite parce que vous pouvez le repolymériser en quelque chose de plus fort.

Une fois à l’état de monomère, les chercheurs ont pu reconstruire le plastique sous une forme liquide et photodurcissable : ils ont ainsi imaginé une résine compatible avec l’impression par stéréolithographie. Une fois le processus de fabrication terminé, l’équipe affirme qu’elle a obtenu des propriétés thermiques et mécaniques égales ou supérieures aux résines qu’on trouve sur le marché. Sachez qu’elle espère reproduire ces mêmes résultats avec du PET, un autre plastique qui pose davantage de soucis quant à son recyclage.

Que pensez-vous de l’utilisation des déchets de PLA pour créer une résine imprimable en 3D ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Un commentaire

Rejoignez la discussion et laissez votre commentaire.

  1. Adam dit :

    Fantastique, une avancée qui, je l’espère ne sera pas freinée par les industriels

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

de_DEen_USes_ESfr_FRit_IT
Toute la 3D chaque semaine
Recevez un condensé de l’actualité de l’impression 3D

3Dnatives is also available in english

switch to

No thanks