Le fabricant français Dagoma officiellement en redressement judiciaire

Publié le 12 mars 2020 par Mélanie Wallet
dagoma redressement judiciaire

Le fabricant français Dagoma, l’un des acteurs les plus reconnus du marché français, particulièrement auprès des makers, vient d’annoncer qu’il était passé en procédure de redressement judiciaire, en vue d’une cession à de nouveaux actionnaires. Depuis sa création, l’entreprise roubaisienne n’a cessé d’améliorer ses machines à dépôt de matière fondue, à l’écoute de ses utilisateurs et du marché. C’est pourquoi elle a décidé de lancer cette année une imprimante 3D à destination des professionnels, un développement qui nécessite des fonds importants dans la R&D et les achats. A l’heure actuelle, un désaccord entre les actionnaires bloque le capital de la société, ne permettant pas la levée de fonds attendue.

En 2014, Matthieu Régnier et Gauthier Vignon lançaient la première machine Dagoma, la DiscoEasy 200, une des imprimantes 3D les moins chères du marché français. A l’époque, la plupart des solutions n’étaient pas aussi accessibles qu’aujourd’hui : le fabricant à la marque orange s’était donc rapidement fait une place. A l’heure actuelle, Dagoma rassemblerait plus de 30 000 utilisateurs dans le monde, avec des modèles phares qui ont su évoluer comme la Disco Ultimate et la Magis. Plus récemment, l’entreprise avait lancé son initiative Toy Rescue, une plateforme en ligne pour imprimer en 3D les pièces détachées de vos jouets préférés. Une initiative qui vise à réduire le nombre de déchets et promouvoir une dynamique plus respectueuse de l’environnement. 

Dagoma a lancé fin 2019 la plateforme Toy Rescue pour imprimer en 3D des pièces détachées pour nos jouets cassés

Force est de constater que le marché de la fabrication additive a changé, notamment en termes de concurrence. Le fabricant précise « Le marché du grand public s’est stabilisé et a été fortement marqué par une concurrence asiatique tirant la qualité, l’accompagnement et les prix vers le bas. » Il avait donc anticipé en se plaçant sous la protection du régime de sauvegarde en décembre dernier.  De plus, il faut souligner que le secteur est davantage porté par les professionnels et les industriels.

Conscient de cette réalité, le fabricant français souhaite développer sa première imprimante professionnelle, après 3 ans de recherche et développement. Un travail qui nécessite une levée de fonds importante qui ne peut malheureusement pas se faire aujourd’hui. Dagoma précise dans son communiqué de presse : “Aujourd’hui, en raison d’un désaccord entre les actionnaires, le capital est bloqué et ne permet pas de chercher des options de financement pérenne. À terme, cela pourrait mettre l’entreprise en péril. C’est pourquoi, suite à la procédure de sauvegarde, Dagoma vient de passer en procédure de redressement judiciaire en vue d’une cession à de nouveaux actionnaires.”

On ne manquera pas de vous tenir informés quant à l’évolution de ce redressement judiciaire, en espérant que Dagoma puisse nous révéler sa première machine professionnelle et continuer ainsi son plan de transformation. En attendant, vous pouvez retrouver davantage d’informations ICI et dans la vidéo ci-dessous :

Que pensez-vous de ce redressement judiciaire annoncé par Dagoma ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

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