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Le CHU de Nantes s’intéresse de près à l’impression 3D pour la chirurgie

Publié le 3 février 2015 par Anne-Lise Rias

C’est à l’occasion d’un congrès médical en Corée du Sud que le Dr. Corre, chirurgien au service maxillo-facial du CHU de Nantes, découvre l’impression 3D. Convaincu du potentiel de cette technologie, il rentre en France et réussi à convaincre son service de lancer une série de projets de recherche sur le sujet.

Selon le Dr Corre, l’impression 3D a d’abord un intérêt pédagogique dans la formation des internes et chirurgiens, afin de parfaire leur technique. L’impression 3D sera complémentaire de la formation sur sujets anatomiques dont les cas, tous différents, ne permettent pas de répéter les mêmes gestes et opérations (pose d’implants, réduction de fractures…). D’ailleurs, les internes sont déjà très intéressés pour être formés sur ce type de technologie.

Pose d'une broche sur un modèle de mandibule

Pose d’une broche sur un modèle de mandibule imprimée en 3D

Le spécialiste précise que la possibilité de reproduire fidèlement l’anatomie humaine est le principal atout de l’impression 3D. On peut produire des mandibules aux structures bio-mécaniques précises, restituant les zones de résistance osseuse de façon réaliste.

Et pour l’accompagner, le CHU compte sur la jeune société Addiumfondée par Franck Doyen et spécialisée dans la fabrication additive, qui se charge d’imprimer en 3D les différents modèles anatomiques.

Le Dr. Corre constate que l’impression 3D s’inscrit naturellement dans la  pratique de la chirurgie assistée par ordinateur d’aujourd’hui. « C’est un outil qui complète le diagnostic et qui va nous permettre de planifier nos opérations en produisant des guides et des modèles ».

Pour recréer les modèles, l'équipe de chirurgien part d'un scan 3D du patient

Pour recréer les modèles, l’équipe de chirurgien part d’un scan 3D du patient

Cependant, ces applications prometteuses doivent encore être validées avant d’êtres inscrites dans la formation courante des chirurgiens. La baisse globale des coûts de l’impression 3D devrait toutefois favoriser cette intégration. Les chirurgiens, associés à Addium imaginent d’ailleurs pouvoir aller plus loin, jusqu’à l’implantation de dispositifs bio-compatibles, à des coûts abordables pour les patients. En attendant, ils accumulent connaissances et expériences sur ces applications spécialisées.

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Les 2 commentaires

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  1. […] les exemples d’applications ne manquent pas. Il y a quelques mois, on vous parlait ainsi du CHU de Nantes qui forme ses étudiants grâce à cette technologie, l’Institut de Recherche Médicale Feinstein qui utilise des […]

  2. […] technologies open-source comme l’impression 3D. Nous nous sommes également intéressés au CHU de Nantes et plus particulièrement à son service de Chirurgie Maxillo-Facial. On y apprenait comment le Dr. […]

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