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Bio-imprimantes 3D : les principaux fabricants du marché

Publié le 8 octobre 2019 par Mélanie R.
bio-imprimantes 3D

La bio-impression est une technique qui permet aujourd’hui de créer des structures cellulaires diverses à partir d’une bio-encre composée de cellules souches. Cette encre est généralement extrudée par une machine qui s’apparente à une imprimante 3D à dépôt de matière fondue. La plupart des bio-imprimantes 3D reposent en effet sur le même principe : elles viennent déposer le matériau couche par couche, le plus souvent à l’aide d’une seringue. Il existe toutefois des bio-imprimantes 3D qui ont recours à un laser comme source d’énergie ou encore qui viennent déposer la bio-encre goutte par goutte, à l’image d’une imprimante à jet de matière. Nous avons sélectionné 12 bio-imprimantes 3D, qu’elles soient aujourd’hui commercialisées ou non – beaucoup de machines sont en effet utilisées à des fins de recherche. Celles-ci sont triées par ordre alphabétique selon le nom du fabricant.

3D Bioprinting Solutions

3D Bioprinting Solutions est un laboratoire de recherche bio-technologique créé en 2013 par INVITRO, la plus grande société médicale privée de Russie. La première bio-imprimante 3D du fabricant a été lancée en 2014 et s’appelle Fabion. C’est un appareil multi-fonctions compatible avec différents matériaux. Peu de temps après, une mise à jour a été dévoilée, FABION2 : elle est capable de réaliser une bio-impression avec des sphéroïdes à un seul tissu. Depuis, la société développe un nouveau type de bio-imprimante 3D, basée sur la lévitation magnétique, ce qui signifie qu’elle pourrait être utilisée dans l’espace.

3D bioprinting solutions

3D Cultures et ses bio-imprimantes 3D modulables

3D Cultures est une startup basée à Philadelphie qui a pour objectif de proposer des outils abordables dans le domaine de la bio-impression 3D, de la médecine régénérative et de l’ingénierie tissulaire. Elle propose aujourd’hui trois modèles de leur bio-imprimante 3D Tissue Scribe. Chaque modèle se distingue par la contenance de la seringue – trois volumes sont proposés : 1 ml, 2 ml ou 3 ml. Il est possible d’utiliser les 3 en même temps. Par conséquent, si l’utilisateur a besoin d’un volume plus petit ou plus grand, il peut effectuer une mise à niveau en achetant uniquement la seringue. La bio-imprimante 3D est disponible à partir de départ de $1 499.

bio-imprimantes 3D

Aether

Aether, la startup basée à San Francisco, propose une plate-forme de bio-impression 3D optimisée pour l’IA, appelée Aether 1. Elle peut traiter jusqu’à 24 matériaux à la fois, notamment des pâtes visqueuses, des gels, de l’ABS, du PLA, divers liquides, des céramiques et des aliments. Il s’agit d’une bio-imprimante 3D destinée aux chercheurs, artistes et innovateurs dans des domaines comme la biologie, la médecine régénérative, les produits pharmaceutiques, les dispositifs médicaux, la science des matériaux et bien plus encore. Elle est livrée avec 8 extrudeuses sous la forme de seringues pneumatiques avec système de rétraction verticale et la taille de construction maximale est de 315 x 229 x 132 mm.

aether

Allevi et sa large gamme de bio-imprimantes 3D

Allevi est une jeune société américaine qui a commencé à développer ses bio-imprimantes 3D en 2014, d’abord sous le nom de BioBots. La société dispose actuellement de quatre bio-imprimantes 3D : Allevi 1, Allevi 2, Allevi 3 et enfin Allevi 6. Le nom de chacune indique en réalité son nombre d’extrudeurs. La technologie d’Allevi utilise la photocuration à LED avec lumière bleue et ultraviolette, et permet de travailler avec plusieurs bio-matériaux tels que le collagène, le matrigel, le méthacrylate, le graphène, etc. Cela ouvre des possibilités en termes de développement de tissus pour différents besoins.

bio-imprimantes 3D

Aspect Biosystems

Aspect Biosystems est une société de recherche canadienne qui a d’ailleurs été l’une de nos startups 3D du mois. Elle a commencé ses développements en 2013 et a réussi à faire breveter sa technologie de bio-impression Lab-on-a-Printer ™, conçue pour fabriquer des tissus humains physiologiquement complexes de manière personnalisée. L’entreprise a commencé à commercialiser sa bio-imprimante 3D RX1 ™ quelques années plus tard. Cette machine offre flexibilité et contrôle dans la fabrication en 3D de tissus hétérogènes. Aspect Biosystems fournit également toute une gamme de bio-matériaux et diverses têtes d’impression.

bio-imprimantes 3D

Cellink propose plusieurs bio-imprimantes 3D

Cellink est sans doute l’un des plus grands fabricants de bio-imprimantes 3D du marché. Depuis sa création en 2016, l’entreprise suédoise a développé plusieurs machines contribuant au développement de tissus et de micro-organes pouvant être utilisés pour tester de nouveaux produits pharmaceutiques et cosmétiques, avec une future application potentielle en médecine régénérative. Sa gamme comprend aujourd’hui 6 bio-imprimantes 3D, la plupart d’entre elles reposant sur un principe d’extrusion : elless seraient employées par plus de 700 laboratoires dans le monde. Un de ses modèles phares est la BIO X qui intègre 3 têtes d’impression différentes, permettant ainsi de changer facilement de techniques d’impression ou d’utiliser plusieurs matériaux. Elle pourrait concevoir des structures à partir de n’importe quel type de cellules, que ce soit des cellules endothéliales, souches ou encore des fibroblastes.

bio x

EnvisionTEC développe 3 modèles de bio-imprimantes 3D

Le fabricant allemand EnvisionTEC conçoit plus de 40 imprimantes 3D et maitrise aujourd’hui 6 technologies différentes dont la bio-impression. Sa gamme de bio-imprimantes 3D, 3D-Bioplotter, est déclinée en 3 modèles –  Starter, Developer et Manufacturer. Les machines peuvent traiter divers bio-matériaux ouverts (par exemple, un hydrogel mou contenant des polymères, de la céramique, du métal, etc.) en appliquant une pression sur une seringue à air comprimé afin de modéliser un tissu, des organes, etc. La 3D-Bioplotter 3D est principalement utilisée dans la recherche et la production dans les domaines suivants : régénération osseuse, pression cellulaire et organique, production de cartilage et de peau. Les machines peuvent traiter des tailles allant jusqu’à 4,9 m3 et sont très précises avec une précision sur l’axe XY allant jusqu’à 1 µm. Selon le modèle, le prix peut atteindre environ $250 000.

3D bioplotter

Inventia et sa solution Rastrum

Inventia est une startup créée en Australie en 2013 et spécialisée dans la distribution d’équipements et de réactifs pour la recherche médicale utilisant la bio-impression 3D. Leur machine, Rastrum, est surtout connue pour sa forme très compacte. Elle est capable d’imprimer des modèles de cellules 3D à haute vitesse et est principalement utilisée par les professionnels de la santé et les chercheurs pour tester des médicaments, notamment pour le traitement du cancer. Elle convient également à la création de tissus et d’organes. La bio-imprimante 3D est équipée d’une enceinte de sécurité biologique, conforme aux normes de sécurité les plus strictes ainsi que d’une double filtration HEPA. Notez que pendant le processus d’impression, jusqu’à 8 types de cellules différents peuvent être utilisés simultanément. La machine n’est pas commercialisée mais vous pouvez contacter Inventia pour lui présenter vos projets de recherche et travailler avec elle.

rastrum

Organovo

Fondée en 2007, l’entreprise américaine est principalement réputée pour ses recherches en bio-impression de tissus humains. En collaboration avec Invetech, elle a développé sa bio-imprimante 3D, la NovoGen MMX capable aujourd’hui de créer des tissus du foie, des reins, de l’intestin, de la peau, du pancréas et bien d’autres. Elle comprend deux têtes d’impression, l’une pour extraire des cellules humaines, l’autre pour un hydrogel, un échafaudage ou une matrice de support. Organovo ne commercialise pas sa bio-imprimante ; il ne la vend qu’aux fabricants de médicaments aujourd’hui afin qu’ils puissent tester leurs nouveaux produits plus efficacement.

bio-imprimantes 3D

Poietis, le français de la bio-impression 3D

Poietis est une société spécialisée dans la bio-impression de tissus basée en France. Depuis 2016, elle a accéléré ses développements en s’associant par exemple avec L’Oréal pour le développement de cheveux bio-imprimés, ou avec BASF. En octobre 2018, ils ont annoncé le lancement de leur projet le plus ambitieux, leur plate-forme de bio-impression 4D, baptisée «Next Generation Bioprinting (NGB)», reposant sur quatre technologies de résolution unicellulaire : la conception assistée par ordinateur, la bio-impression automatisée et robotisée, le contrôle en temps réel des procédés et la modélisation de tissus. Grâce à cela, deux bio-imprimantes 3D ont été lancées, la NGB-R spécialisée dans les applications de recherche et la NGB-C spécialisée dans les développements cliniques.

machine poietis

REGEMAT 3D

Créée en 2011, la société espagnole a conçu une bio-imprimante REGEMAT 3D V1, pensée pour l’impression de tissus ostéochondraux et autres applications tissulaires. Dotée d’un volume de bio-impression de 150 x 150 x 100 mm, elle offre une résolution de 150 microns sur l’axe X/Y et de 400 nanomètres sur l’axe Z. Elle comprend trois têtes interchangeables, répondant ainsi à des besoins assez variés allant de la création d’échafaudages à l’extrusion de cellules.

regemat 3D

WeBio

La société argentine WeBio, fondée en 2018, travaille en étroite collaboration avec des chercheurs et des médecins pour continuer à se développer dans le domaine de la bio-impression. Par exemple, elle a conçu sa troisième génération de bio-imprimantes 3D. WeBio se concentre principalement sur des projets axés sur la nutrition et la santé afin de réaliser de nouvelles percées dans ces domaines. Mais l’entreprise veut également rendre le processus de développement de médicaments plus efficace en collaborant avec les sociétés pharmaceutiques afin de leur fournir des tissus humains bio-imprimés à des fins d’essais pré-cliniques. La bio-imprimante n’est pour l’instant pas commercialisée.

bio-imprimante 3D

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