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Des blocs en céramique imprimés en 3D pour concevoir un système de ventilation naturel

Publié le 18 septembre 2020 par Mélanie R.
bat el hirsh

Bat el Hirsh est une jeune artiste qui a eu recours à l’impression 3D céramique pour développer sa nouvelle oeuvre architecturale baptisée Earthenwind. Ce sont en réalité des blocs assemblés entre eux qui forment une sorte d’écran géant, protégeant du soleil et offrant une zone plus fraîche dans des pays chauds. C’est également un structure décorative qui peut habiller un bâtiment. Les blocs imprimés en 3D sont de la même taille mais certains sont vides, d’autres à moitié pleins, créant ainsi une différenciation visuelle intéressante.

La fabrication additive céramique a longtemps intéressé le secteur de l’architecture et du design parce qu’elle permet de concevoir des structures en argile beaucoup plus originales, rapidement et à moindre coût. Les projets qui mêlent impression 3D céramique et construction sont nombreux, reposant souvent sur un principe d’extrusion d’une pâte à base d’argile. On pense ici au fabricant 3D Potter qui a développé toute une gamme d’imprimantes 3D céramique qui ont servi à la réalisation du projet Mud Frontiers, ces huttes imprimées en 3D à partir de boue prélevée sur le sol local. Bien entendu, la fabrication additive céramique ne se limite pas à l’utilisation d’argile, de terre ou de boue : des matériaux techniques sont très employés dans le secteur de l’aérospatiale ou encore du médical.

L’ensemble de la façade (crédits photo : Bat el Hirsh)

Dans notre cas, Bat el Hirsh a eu recours à une machine de type FDM où une buse vient déposer couche par couche l’argile qui durcit au fur et à mesure du processus d’impression. Elle explique qu’elle s’est beaucoup inspirée des techniques de poterie ancienne qu’elle a souhaité mélanger avec les nouvelles technologies, mais aussi des moucharabiehs de l’architecture islamique. Ce sont des dispositifs de ventilation naturelle généralement faits en bois qui permettent de protéger du soleil et de laisser passer de l’air. Au lieu d’avoir recours au bois justement, l’artiste s’est tournée vers la céramique après avoir découvert ses propriétés en termes de refroidissement et de ventilation.

Bat el Hirsh ajoute : “La poterie ancienne est une sorte d’empreinte que l’homme a laissée là où il vivait. Sa large diffusion et sa résistance aux ravages du temps nous permettent d’utiliser la poterie comme une source d’information précieuse. Les anciennes traditions du Moyen-Orient utilisaient les propriétés de l’argile pour le refroidissement et la ventilation. Ces propriétés matérielles restent d’actualité aujourd’hui, malgré le passage du temps et les progrès technologiques.” Elle reste discrète quant au processus d’impression en tant que tel mais le résultat méritait qu’on en parle : de nombreux blocs en forme de losange ont donc été imprimés en 3D et assemblés. Certains sont légèrement fermés sur le dessus pour créer justement cet effet retrouvé dans l’architecture islamique. L’idée est de protéger de la pluie et des courants d’air chaud et plus globalement d’amener la céramique ancienne à un nouveau monde riche en possibilités.

Certains blocs sont fermés (crédits photo : Bat el Hirsh)

Vous pouvez suivre l’artiste sur Instagram et retrouver tous ses projets, qu’ils touchent de loin ou de près à l’impression 3D. En tout cas, n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires sur ce projet et sur l’avenir de la fabrication additive céramique. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

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