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Les balles de tennis imprimées en 3D sont-elles une solution pour une pratique plus durable ?

Publié le 29 août 2025 par Mélanie W.
balles de tennis

Les balles de tennis ne durent pas éternellement. Leur durée de vie dépend du type de balle et du style de jeu : les balles pressurisées durent généralement entre une et trois semaines en cas d’utilisation modérée et récréative, mais seulement entre une et trois heures lors d’un match en compétition. Au fil du temps, les impacts répétés provoquent l’usure du feutre et la chute de la pression interne, ce qui entraîne un rebond plus faible et irrégulier. L’impact environnemental est considérable. Chaque année, plus de 300 millions de balles de tennis sont produites dans le monde et, après leur courte durée de vie, la plupart finissent dans des décharges, où elles peuvent mettre jusqu’à 400 ans à se décomposer. Pour remédier à ce problème, Noé Chouraqui, étudiant en troisième année de design industriel et de produit à Central Saint Martins, a développé POINT, une balle de tennis imprimée en 3D et fabriquée à partir de matériaux écologiques. Durables et entièrement recyclables, ces balles visent à offrir une alternative durable et pourraient même être approuvées par la Fédération internationale de tennis (ITF) pour une utilisation officielle lors des matchs.

Pour créer POINT, Noé Chouraqui a réalisé de nombreux tests, essayant différents filaments, structures internes en treillis et paramètres d’impression à l’aide de logiciels tels que Fusion 360 et BambuLab Studio. Dans une interview accordée à Dezeen, il a expliqué que le matériau utilisé était un filament PLA à haute résilience (PLA-HR). Après plusieurs itérations, il a réussi à créer une balle offrant un équilibre parfait entre résistance, rebond et durabilité. Il dispose désormais d’un design breveté unique et très efficace. En plus de la balle, cet étudiant a conçu des tubes en carton pour un emballage durable.

Les balles de tennis POINT de couleur jaune fluo imitent l’aspect des balles de tennis classiques.

Jamie Capel Davies, directeur scientifique et technique de l’ITF, a officiellement testé les balles POINT. Actuellement, la commission technique de l’ITF examine les données relatives à POINT et envisage la possibilité d’ajuster les règles afin d’accepter des alternatives durables dans les matchs officiels. Selon Noé Chouraqui, le prototype a montré « des performances aérodynamiques prometteuses très similaires à celles des balles de tennis conventionnelles ».

POINT est un exemple supplémentaire de la manière dont la fabrication additive peut être un outil pour œuvrer en faveur d’un avenir plus durable. « J’ai créé POINT pour démontrer que la durabilité et les normes de performance élevées peuvent coexister », explique Noé Chouraqui dans la description de son projet. « Il prouve que l’innovation et la technologie peuvent réduire considérablement l’impact environnemental, transformer l’équipement de tennis et inspirer le changement dans l’ensemble de l’industrie du sport. » Pour en savoir plus sur le projet, cliquez ICI. Et si vous souhaitez découvrir d’autres utilisations de la fabrication additive dans le sport, consultez notre infographie.

L’emballage recyclable peut contenir quatre balles.

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*Crédits de toutes les photos : Noé Chouraqui

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