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Airbus qualifie les procédés de Materialise et EOS

Publié le 1 juin 2021 par Philippe G.

Depuis plusieurs années maintenant, Airbus utilise la fabrication additive pour produire et réparer de nombreuses pièces destinées à ses avions. Et en qualifiant les technologies de Materialise et EOS, le constructeur aéronautique européen renouvelle sa confiance envers l’impression 3D. Les deux sociétés spécialisées dans l’impression 3D ont été qualifiées pour la fabrication de pièces certifiées à partir de la technologie de frittage sélectif par laser. Ces pièces seront imprimées sur l’imprimante 3D P 770 d’EOS et conçues à partir de PA 2241 FR, un polyamide ignifugé lui aussi fabriqué par EOS. C’est la première fois qu’Airbus aura recours au procédé SLS, un pas en avant pour l’entreprise qui mise une nouvelle fois sur la fabrication additive pour optimiser ses méthodes de production.

Ce n’est pas la première fois que Materialise et Airbus collaborent. En 2015, l’entreprise belge imprimait en 3D ses premières pièces à partir du procédé d’impression FDM pour le géant de l’aéronautique. Aujourd’hui, avec la qualification de la technologie de frittage laser, Airbus et Materialise impriment en 3D une centaine de pièces différentes pour l’avion A350, et espèrent pouvoir fournir d’autres modèles d’ici peu. Bart Van der Schueren, directeur technique de Materialise, explique : “Cette réalisation consolide notre partenariat de longue date avec Airbus, et ouvre également des applications d’impression 3D supplémentaires pour Airbus et ses fournisseurs. Le frittage laser est l’une des technologies d’impression 3D les plus utilisées, qui permet de concevoir des modèles aux caractéristiques complexes, par exemple des mécanismes fonctionnels.” Avant de conclure : “C’est un honneur pour Materialise d’être le premier fournisseur d’Airbus pour cette technologie.

Airbus et Materialise

Le P 770 d’EOS est un système de frittage laser à deux lasers pour la production de pièces de grande taille. (Crédits photo  : EOS)

Les caractéristiques du PA 2241 FR 

Le matériau d’EOS récemment certifié, le PA 2241 FR, possède un taux de recyclage élevé et permet, d’après le fabricant, de répondre aux normes qualitatives strictes requises pour les pièces certifiées pour le vol. En effet, toujours selon EOS, le PA 2241 FR convient aux pièces nécessitant une certaine protection contre le feu, la fumée et la toxicité. Régulièrement, dans le domaine de l’aéronautique, les pièces imprimées en 3D sont utilisées dans les cabines d’avions, et servent par exemple à fabriquer des supports et des conduits de ventilation. Des applications adéquates pour le PA 2241 FR, étant donné que le matériau d’EOS est résistant.

Markus Glasser, Senior Vice President chez EMEA-EOS, confie : “Nous sommes très fiers qu’après un programme d’essais approfondis, Airbus ait certifié le matériau PA 2241 FR d’EOS et les procédures pour un usage global par l’entreprise. Cela souligne la grande maturité et la qualité constante des poudres et des systèmes d’EOS et continue de mettre en évidence la pertinence de l’impression 3D industrielle, tant pour les polymères que pour les métaux.” Une chose est sûre, l’impression 3D de polymères est de plus en plus utilisée, et devient au fil du temps et aux yeux des constructeurs, bien plus qu’une simple alternative.

Airbus et Materialise

Materialise a recours aux solutions d’EOS (Crédits photo : Materialise)

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Crédits photo de couverture : Airbus

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