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Nanogrande invente l’impression 3D moléculaire

L’entreprise Nanogrande en partenariat avec le Centre de Recherche Industrielle du Québec (CRIQ) présentaient récemment une imprimante 3D capable de créer des objets à partir de particules de la taille d’une molécule d’ADN.

Disponibles en trois versions, M1, M100 et M1000, les imprimantes 3D moléculaires de Nanogrande sont désormais fonctionnelles et reposent sur un procédé similaire au frittage de poudre, qui recourt à un laser pour solidifier un matériau sous forme de poudre.

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Réalisation d’une F1 par à l’échelle nanoscopique

Imprimer des objets avec une précision du nanomètre

La technologie mise au point par Nanogrande permettra de fabriquer des pièces d’une taille minimale de 500 x 500 mm selon le modèle dans un environnement contrôlé, sous oxygène ou gaz noble. Le procédé offre une large gamme de matériaux comme les nanoparticules de métal, mais aussi des matières organiques, des polymères, des céramiques ou des nanotubes de carbone…

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La résolution offerte par la technologie de Nanogrande

La collaboration avec le CRIQ devrait permettre d’améliorer le procédé et aider à la promotion de cette technologie innovante. Une promotion qui se fera par un accès en avant-première pour les entreprises québécoises souhaitant développer leurs produits.

Nanogrande, dont le siège est basé à Laval, estime que sa technologie ouvre de nouvelles perspectives dans des domaines bien précis comme la Photonique, les Sciences de la Vie, les études micro-fluidique, le micro-prototypage rapide, les microstructures mécaniques, la micro-optique ou encore la lithographie.

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Un exemple de surface imprimée en 3D par Nanogrande avec une hauteur de seulement 68 nm à base d’oxyde de Silicium et d’Or

Un des avantages de la technologie viendra également de la possibilité de se passer des supraconducteurs, qui restent très demandeurs d’énergie, pour placer des molécules avec précision. Une avancée qui permettra de créer des pièces de haute précision, d’effectuer des revêtements ou même concevoir des aliments.

« En plus de bonifier l’offre du CRIQ en fabrication additive, cette entente est en lien direct avec le mandat de faire croître l’expertise québécoise en impression 3D que nous a confié le gouvernement du Québec », commente Laurent Côté, Vice-Président Recherche, Innovation et Partenariats au CRIQ.

Plus d’informations sur le site de Nanogrande ICI

Que pensez-vous de la technologie mise au point par Nanogrande ? Partagez votre opinion sur le sujet en commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.


À propos Rodolphe

Étudiant ingénieur en mécanique générale à l'Institut Français de Mécanique Avancée (IFMA). Cette révolution en marche de l'impression 3D bouleverse toute les idées préconçues sur la conception et sur les possibilités de fabrication. Passionné d'aéronautique, j'apporte à l'équipe ma vison sur les nouveautés de l'impression 3D dans ce secteur.