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Wine Not dévoile le tout premier filament d’impression 3D conçu à partir de vin

Au fil des années, d’étranges filaments hybrides se sont développés pour nos imprimantes 3D FDM. Des matériaux fabriqués à partir de marc de café, de chanvre et même de déchets alimentaires ont vu le jour. Ces filaments sont souvent fabriqués pour une noble cause, à savoir pour répondre aux problèmes de durabilité non seulement dans le secteur de l’impression 3D, mais aussi sur d’autres marchés. À cette liste s’ajoute un nouveau filament durable conçu par la startup américaine Wine Not, qui utilise les déchets issus de la viticulture, connus sous le nom de marc de raisin, comme base de ses filaments thermoplastiques pour l’impression 3D.

Bien que notre startup soit américaine, revenons sur des chiffres clés en France qui affichent clairement toutes les possibilités qui s’offrent à Wine Not. Selon une étude menée par le Cniv en 2019, la France a produit 4,2 milliards de litres de vin soit 17 % de la production mondiale et était le 2e pays consommateur de vin, derrière les Etats-Unis et devant l’Italie avec plus de 3,5 milliards de bouteilles consommées. L’industrie du vin est clé pour notre pays, et ce n’est pas la crise sanitaire qui l’a ralentie ! Mais présente-t-elle des inconvénients ?

Wine Not utilise le marc de raisin pour fabriquer ce nouveau filament

Outre les maux de tête et les symptômes physiques que vous pouvez ressentir après une nuit d’excès, le vin pose un problème de durabilité. Bien que l’industrie du vin soit considérée comme l’une des plus respectueuses de l’environnement, elle produit une grande quantité de déchets organiques qui peuvent malheureusement contaminer les zones de production. Le marc de raisin est ce qui reste après le pressage des raisins pour la production de vin. Il est composé de la peau du raisin, de la pulpe, des tiges, des graines et du jus résiduel. Or, jusqu’à présent, il n’existait pas de solution durable et efficace pour se débarrasser de ces déchets.

C’est pourquoi la startup américaine Wine Not, basée dans la Napa Valley en Californie, a mis au point un plan pour utiliser ce marc à des fins utiles, à savoir la création d’un filament d’impression 3D durable. Les fabricants affirment que Wine Not possède toutes les propriétés du PLA. En tant que tel, il peut être utilisé sur de nombreuses machines FDM et est beaucoup plus écologique que les autres thermoplastiques. La bobine de 750 grammes coûte 34,90€ ; le filament nécessite une température d’extrusion de 230°C et un plateau chauffant de 40°C pour être imprimé. Notez qu’il a une forte odeur de vin utilisé, même après traitement ; parfait si vous voulez retrouver une ambiance plus relaxante !

 

Les cofondateurs de la startup, Vincent Moelleux et Merlow Wynn, se sont rencontrés lors du salon WineCall de San Francisco. Ils expliquent : « Nous sommes amateurs de vin depuis des années maintenant et nous savons que les déchets organiques qu’il produit peuvent avoir un impact négatif sur l’environnement à long terme. Nous voulions trouver une solution à ces préoccupations écologiques, ce qui nous permettrait de continuer à le boire sans culpabilité. L’impression 3D semblait être la solution logique ! Nous avons vu ce qu’il était possible de faire : créer des aliments avec une imprimante 3D, développer des matériaux d’impression 3D à partir de café et même de bière ! Alors pourquoi pas le vin ? Aujourd’hui, nous proposons différents types de filaments différents fabriqués à partir des trois variétés de vin : rouge, blanc, rosé. Il y en a pour tous les goûts…et les couleurs !« 

Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique plus large dans l’industrie de la fabrication additive pour passer à des solutions plus durables, en particulier en ce qui concerne les filaments. Bien que saluée comme une solution plus respectueuse de l’environnement que la fabrication traditionnelle, l’impression 3D a fait l’objet, ces dernières années, d’importantes plaintes quant à la possibilité de la considérer comme véritablement « verte ». Diverses startups et grandes entreprises du secteur se sont attaquées à ce problème en utilisant des produits recyclés pour créer des filaments, ce qui signifie qu’elles utilisent moins de plastique et contribuent à une économie plus circulaire. L’utilisation de marc de raisins n’est que le dernier matériau innovant issu de cette démarche.

Les filaments Wine Not sont compatibles avec la plupart des machines FDM

Ceci étant dit, le filament présente quelques inconvénients. Malheureusement, étant donné qu’il est composé d’une boisson alcoolisée, il n’est pas disponible à la vente aux Etats-Unis pour les personnes âgées de moins de 21 ans. De plus, comme la FDA n’a pas encore approuvé le filament, la startup a fait une déclaration avertissant les utilisateurs de ne pas manger les pièces fabriquées à l’aide du filament, car il n’a pas été testé pour une consommation humaine. Des inquiétudes ont également été soulevées quant à l’émission de fumées alcoolisées pendant le processus d’extrusion, ce qui signifie que les utilisateurs doivent également s’abstenir de conduire après avoir imprimé de près avec le filament.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la façon dont l’entreprise utilise les déchets de vin pour créer ces filaments, vous pouvez trouver plus d’informations sur leur site ICI.

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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  • Quelle déception ! Cela paraissait tellement prometteur ...
    Bien joué 3DNatives. J'ai lu jusqu'à la fin...

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Mélanie Wallet

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