La bio-impression de cellules tumorales, un traitement contre le cancer?

Une étudiante de l’Université de Waikato en Nouvelle Zélande, Shalini Guleria, cherche aujourd’hui à identifier le meilleur traitement pour toutes les patientes atteintes d’un cancer du sein. Elle s’est donc tournée vers la bio-impression pour imprimer en 3D des cellules tumorales : il serait alors possible de prélever des cellules chez une patiente, de faire croître une tumeur et de voir quels traitements fonctionneraient le mieux dans un laboratoire.

Alors que les technologies 3D sont de plus en plus prisées par le secteur médical, l’étudiante s’est penchée sur la bio-impression pour réduire les traitements anti-cancéreux douloureux et surtout longs, comme la chimiothérapie et la radiothérapie. Elle s’est rendue compte que cette méthode offrait des alternatives intéressantes, en permettant l’impression de structures cellulaires qui pourraient être utilisées pour tester des tumeurs cancéreuses. Avant de procéder à ces tests, Guleria explique qu’elle a imprimé en 3D plusieurs modèles de tumeur en plastique afin de s’assurer que la forme était correcte. 

Crédits photo : Christel Yardley

A l’avenir, si quelqu’un est atteint d’un cancer du sein, nous pourrions prendre ses cellules tumorales et imprimer une tumeur, tester différents médicaments et voir quels traitements fonctionneraient le mieux pour le patient. Il s’agit d’avoir un traitement plus spécifique et adapté au patient,

explique Guleria.

La bio-impression d’une tumeur grandeur nature

Les modèles imprimés en 3D tiennent dans la paume de la main et serviront de base aux structures bio-imprimées. Guleria devrait remplacer le plastique par des cellules cancéreuses, de l’hydrogel et des liants supplémentaires; le tout deviendra une tumeur grandeur nature. L’étudiante prévoit d’observer la vitesse de développement du maillage tumoral dans un modèle 3D par rapport à un modèle 2D. 

« Actuellement, le moyen le plus simple de faire des tests pharmaceutiques sur des cellules cancéreuses consiste à utiliser des modèles 2D dans des boîtes de Pétri où les cellules adhèrent au fond de la boîte et que vous analysez. Mais les humains sont en trois dimensions et la 2D ne présente pas vraiment une tumeur humaine réelle, a déclaré Guleria. Une fois la tumeur imprimée en 3D, nous pourrons la découper et examiner les profondeurs de la cellule. On pourra observer la croissance des tissus, les fibres connexes et les organes cellulaires et comment ils diffèrent du modèle 2D. »

Les modèles 3D de la tumeur

Guleria prévoit également d’utiliser du cisplatine, un médicament de chimiothérapie contre le cancer du sein, sur les tumeurs bio-imprimées pour observer ses réactions. Cette expérimentation pourrait potentiellement réduire les doses, la durée du traitement et les traumatismes subis par un patient atteint de cancer.

Guleria dans le laboratoire de l’université

Les recherches et résultats de Guleria sont prometteurs et pourraient bien permettre de lutter plus efficacement contre le cancer du sein, tout comme le projet mené par les chercheurs de la FDA qui ont imprimé en 3D des fantômes mammaires pour réaliser un meilleur diagnostic.  Retrouvez toutes les informations relatives au projet sur le site de l’Université.

Que pensez-vous de la méthode développée par cette étudiante? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie Wallet

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