Une équipe de scientifiques de l’Université Rice et de l’Université de Maryland aux Etats-Unis se rapprochent de tissus artificiels imprimés en 3D pour aider à soigner les os et les cartilages généralement endommagés lors de blessures liées au sport, que ce soit aux genoux, chevilles et coudes. Ils auraient conçu des échafaudage reproduisant les caractéristiques physiques d’une lésion ostéochondrale c’est-à-dire une sorte de crevasse qui apparaît dans le cartilage de surface, généralement du talus ou du tibia. Avec ses tissus bio-imprimés, l’équipe espère mieux soigner ce type de blessures que l’on peut retrouver après la pratique d’un sport.
Le développement de la bio-impression permet aujourd’hui de mieux comprendre certaines maladies ou blessures et de trouver des solutions adaptées à chaque cas pour les soigner. C’est une méthode qui vient déposer des couches successives d’une bio-encre, généralement chargée en cellules et qui peut permettre la création de tissus artificiels, d’organes ou de cartilage. Nous en sommes encore au début de la technologie mais les résultats sont prometteurs quand on sait qu’un rein imprimé en 3D a pu fonctionner pendant 40 jours.
Crédits photo : Jeff Fitlow/Rice University
Menée le bio-ingénieur Antonios Mikos, l’équipe de scientifiques a voulu imiter un tissu qui passe progressivement du cartilage à la surface (tissu chondral) à l’os situé en dessous. Ils auraient donc bio-imprimé en 3D un échafaudage à partir d’encres personnalisées : pour le tissu, ils expliquent avoir utilisé un polymère, et de la céramique pour l’os. Les deux matériaux auraient été mélangés avec des pores pour permettre aux cellules et aux vaisseaux sanguins du patient de s’infiltrer progressivement dans cet échafaudage bio-imprimé. A terme, celui-ci devrait faire partie intégrante de l’os et du cartilage, permettant de guérir plus facilement des lésions ostéochondrales.
Un des étudiants de l’Université de Rice, Sean Bittner, explique : “Dans l’ensemble, la composition de la bio-encre sera la même d’un patient à l’autre. Nous y incluons volontairement de la porosité pour que le système vasculaire puisse se développer à partir de l’os natif. Nous n’avons pas à fabriquer les vaisseaux sanguins nous-mêmes.” Il est convaincu que leurs travaux de recherche pourront aider plus d’un sportif touché par ce type de blessures.
Sean Bittner (crédits photo : Jeff Fitlow/Rice University)
Les prochaines étapes de ce projet devrait consister à déterminer comment imprimer un implant ostéochondral parfaitement adapté au patient qui pourrait se développer et se lier directement avec l’os et le cartilage. Vous pouvez retrouver davantage d’informations ICI.
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