Business

ThyssenKrupp mise sur la fabrication additive pour produire les composants de ses sous-marins

L’entreprise de construction navale ThyssenKrupp Marine Systems (TMS) souhaite accélérer l’adoption de la fabrication additive pour produire des composants de qualité pour ses sous-marins. S’appuyant sur son centre dédié aux technologies 3D, le TechCenter Additive Manufacturing, elle espère concevoir des pièces en série et ainsi gagner en agilité : ayant reçu la certification pour ses pièces métalliques pour le secteur maritime, rien ne semble arrêter le groupe allemand. Une bonne nouvelle pour le marché qui pourrait donc produire des composants à la demande. L’objectif est d’intégrer la fabrication additive dans les activités de l’entreprise à Kiel Fjord, un bras de mer Baltique à l’est du Schleswig-Holstein en Allemagne. 

Au fil des années, les applications de la fabrication additive se multiplient et se dirigent progressivement vers la production en série : beaucoup de professionnels utilisent l’impression 3D à des fins de prototypage mais cette proportion croît moins vite que celle concernant la production en série. L’industrie cherche à intégrer la fabrication additive pour concevoir des pièces finies, fonctionnelles, résistantes et durables et le secteur maritime n’est pas une exception ! ThyssenKrupp Marine Systems en est la preuve et fait partie des premières entreprises de construction navale à ouvrir un centre dédié, axé sur la production en série. Équipé d’une machine métal EOS et d’une machine de frittage laser, celui-ci permet aux équipes de créer des produits innovants, moins chers et optimisés en termes de poids. 

Un bloc hydraulique imprimé en 3D (crédits photo : ThyssenKrupp)

TMS mise donc sur l’année 2020 pour aller encore plus loin. Le Dr Luis Alejandro Orellano, directeur de l’exploitation de thyssenkrupp Marine Systems, explique : “L’impression en 3D nous ouvre des possibilités totalement nouvelles. Dans l’ingénierie de conception, nous n’avons plus à considérer partout les limites des procédés de fabrication conventionnels. Ainsi, nous donnons à nos clients plus de liberté dans la conception des bateaux. En même temps, nous pouvons produire des composants plus rapidement et à moindre coût. Le fait d’apporter l’expertise et l’équipement nécessaires pour nous servir à Kiel est la condition préalable pour pouvoir à l’avenir fabriquer rapidement et facilement en série de plus petits lots.” 

Pour le moment, la fabrication additive a surtout permis à l’entreprise allemande de concevoir des composants optimisés pour ses sous-marins. Elle explique qu’un bloc hydraulique pour un sous-marin qui pesait traditionnellement 14 kilos a été repensé pour la fabrication additive, pesant maintenant 2,1 kilos seulement, soit une réduction de poids de 83%. La forme finale reste complexe,  Nous sommes impatients de voir les petites séries que le groupe produira par impression 3D ! En attendant, retrouvez plus d’informations ICI.

Que pensez-vous de l’utilisation de la fabrication additive par ThyssenKrupp Marine Systems ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

Share
Publié par
Mélanie Wallet

Articles récents

Imprimer du verre en 3D à température ambiante : mythe ou réalité ?

Le verre est un matériau qui nous entoure au quotidien et que l’on retrouve sous…

9 juin 2026

26 poussins éclos dans des œufs imprimés en 3D : va-t-on vers la résurrection du dodo et du moa ?

Ramener à la vie des oiseaux disparus grâce à l’impression 3D, voilà le pari de…

8 juin 2026

Novak Djokovic arbore une veste en vraie terre battue avec un loup imprimé en 3D à Roland-Garros

Le tournoi de Roland-Garros 2026 se termine dans quelques jours, mais nous ne pouvions pas…

5 juin 2026

#Startup3D: MATERIAL imprime en 3D des batteries qui s’adaptent à toutes les formes

Depuis des décennies, la conception des appareils électroniques est dictée par une réalité tenace :…

4 juin 2026

Voici l’A2L, la nouvelle imprimante 3D grand volume et modulable de Bambu Lab

Bambu Lab lance l'A2L, une imprimante 3D qualifiée de « terrain de jeu créatif »…

3 juin 2026

Les meilleures machines pour recycler le plastique et créer son propre filament d’impression 3D

Qu'on le veuille ou non, l'impression 3D génère des déchets. Pièces ratées, purges entre matériaux,…

2 juin 2026

Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.