Lab 3Dnatives : Test de l’imprimante Micro de chez M3D

Si vous surveillez le marché de l’impression 3D depuis quelques temps, vous avez forcément entendu parler de la Micro de chez M3D, une imprimante 3D compacte annoncée comme la moins chère du marché et lancée via une campagne Kickstarter en avril 2014.

L’imprimante de chez M3D avait fait beaucoup de bruit à l’époque car avec près de 12000 contributeurs, elle était rentrée dans le cercle assez fermé des imprimantes 3D a avoir levé plus de 3 millions de dollars. Le Laboratoire 3Dnatives a eu la chance de pouvoir tester cette petite imprimante grâce à notre ami Toon Ramakers qui avait participé à cette campagne et que nous remercions grandement par la même occasion.

1. Déballage

Nous nous sommes volontairement abstenu de poster une photo de l’emballage en carton dans lequel l’imprimante 3D est livrée car le modèle étant issu d’une campagne KickStarter, il y a fort à parier que l’emballage n’était pas la première priorité. L’imprimante M3D est livrée complète et prête à imprimer dans une simple boîte en carton qui contient un câble USB, la prise secteur, une bobine de filament ainsi que la notice d’installation.

Tout ce qu’il faut pour démarrer, sans plus…

2. Installation

L’installation de l’imprimante ne pose pas de soucis particulier. La bobine de filament vient se loger sous le plateau de construction, ce qui est plutôt bien vu en terme de visuel et de gain de place. Notez que les bobines ne sont pas propriétaires et qu’il est tout à fait possible d’utiliser une bobine achetée dans le commerce en la posant à côté de l’imprimante.

Le logement de la bobine sous le plateau

L’alimentation et le port USB de la M3D

Pour illustrer tout cela, rien de tel que la vidéo du constructeur (en anglais) :

3. Logiciel

Le logiciel fourni avec l’imprimante Micro-3D est lui propriétaire et relativement facile à prendre en main, bien que toujours disponible en version Beta sur le site du constructeur. Tout est configuré de manière très ergonomique et simple à utiliser, ce qui place cette petite imprimante dans la catégorie des imprimantes Plug&Play.

Le logiciel propose une interface épurée

Le revers de la médaille se situe toutefois dans le niveau de configuration possible, limité à 4 options disponibles : le niveau « Low » (300 microns), le niveau « Medium » (200 microns), le niveau « High » (100 microns) et finalement le niveau « Ultra » à 50 microns. La même logique est appliquée concernant les paramètres de remplissage de votre objet (infill) qui comprend les niveaux suivants : Parois fines, parois épaisses, low, medium et high.

Par conséquence, vous ne pourrez pas modifier les paramètres comme la température d’extrusion, la vitesse d’impression ou la rétraction pour les connaisseurs. Ceci dit, libre à vous de contrôler tout cela dans un autre logiciel comme Cura ou Repetier et d’importer votre G-Code dans le logiciel de la M3D mais là aussi, certains de vos paramètres seront écrasés par ceux de M3D…

Des paramètres simplifiés au maximum

4. Impression

Avec une hauteur de couche annoncée de 50 à 350 microns, la Micro n’a pas à rougir face à la concurrence. Certes la surface d’impression est assez limitée avec un plateau de seulement 109 x 113 x 116 mm mais l’atout majeur de cette imprimante réside surtout dans son côté Plug & Play. Le seul point négatif à mettre en avant est probablement la lenteur d’impression qui est réellement flagrante.

Notre objet de torture est sorti sans aucun problème, mais il nous aura tout de même fallu près de 10 heures d’impression (à 200 microns) alors qu’une Replicator 2 de chez MakerBot s’accommode de cette tâche en moins de 4 heures.

Le plateau d’impression de la M3D n’est pas chauffant et le PLA est forcément privilégié en comparaison à l’ABS qui est pourtant vendu sur le site du constructeur. Cela annonce t’il une mise à jour avec un plateau chauffant ? Difficile à dire d’autant plus qu’un nouveau projet Kickstarter a été lancé récemment pour combler cette lacune pour un prix d’environs 70 $.

En photos, le rendu de l’objet de torture :

Impression de l’objet de torture

Un résultat correct

Bonne gestion des ponts

Retrouvez l’ensemble de nos tests d’imprimantes 3D au sein du Lab 3Dnatives

Alex M.

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Alex M.

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