Imprimantes 3D

Lab 3Dnatives : Test de l’imprimante 3D Winbo SH105

À l’occasion de la rentrée, le Lab 3Dnatives a décidé de tester la petite imprimante chinoise Winbo SH105 du constructeur du même nom. Peu connue du public français, la marque propose toutefois la bagatelle de 19 machines FDM dans son catalogue, pour des prix allant de $199 à $29,999. Le fabricant propose d’ailleurs des modèles originaux comme une armoire composée de 9 imprimantes 3D ou bien une machine équipée de 4 extrudeurs.

Dans le cas de la SH105, il s’agit d’un modèle d’entrée de gamme de chez Winbo, proposée au prix de 319€ TTC en France par son distributeur Easy 3D Store, basé à Orléans. Celle-ci existe également en version 3 en 1 (imprimante, gravure laser, découpe laser) et existe actuellement en 8 coloris (rouge, orange, argent, vert, bleu, marron, noir, beige et marron).

Déballage de la Winbo SH105

L’imprimante est relativement bien protégée par deux blocs de mousse qui enveloppe complètement la machine. Toutes les informations de mise en route, le logiciel d’impression Cura et les objets de tests se trouvent sur la carte SD fournie. Enfin, le kit d’accessoires livré avec la machine comprend un dévidoir, un échantillon de filament PLA, un tube de colle, quelques outils comme une clé Allen, un câble USB, une carte SD et un lecteur de carte et l’alimentation électrique.

Un fois n’est pas coutume nous allons d’abord nous attarder sur l’aspect extérieur de la machine qui nous rappelle fortement ces vieilles machines bien vintage avec son châssis en plastique et surtout sa couleur bronze/beige qui n’arrange pas les choses. Le châssis est toutefois renforcé par la présence de profilés en aluminium et vient cacher l’ensemble du moteur et de l’électronique tout en incluant en façade un écran de contrôle piloté à l’aide d’une molette. Parmi les autres éléments notables, on dispose d’un emplacement pour la carte SD et de connectiques pour l’alimentation et l’ordinateur de chaque côté de la machine.

Avec une dimension totale de 50 x 26 x 35 cm, la Winbo SH105 est somme toute bien légère car avec ses 3,6kg, il s’agit probablement d’une des machines les moins lourdes du marché. La poignée de transport en fait une machine nomade prête à vous suivre entre les différentes pièces du bureau ou de la maison.

Extrudeur déporté et profilés en aluminium

Connectique USB

Connectique pour l’alimentation

Ecran, molette de contrôle et port pour carte SD

Du côté technique, nous nous retrouvons face à une machine dotée d’un plateau d’impression non-chauffé avec une surface d’impression de 10,5 x 10,5 x 15,5 cm (XYZ). Le plateau froid limitant bien entendu à l’utilisation du PLA ainsi que tout ses dérivés. Du côté de la buse, nous sommes face à une buse traditionnelle de 0,4mm (interchangeable) montée sur un extrudeur déporté (bowden) et alimentée grâce à un support de bobine qui se fixe sur le dessus de l’imprimante. L’alimentation est de type PC portable et délivre les 45 watts nécessaires au bon fonctionnement de l’imprimante.

Logiciel

Pour la partie logicielle on retrouve donc l’infatigable Cura (version 15.04 désormais). Vous trouverez également sur la carte SD les quelques instructions nécessaires à la configuration de l’imprimante et un fichier de configuration (fichier .ini) disponible sur simple demande. Notez que l’imprimante fonctionne principalement grâce à la carte SD et que le câble USB ne sert qu’à transférer vos GCODE sur cette carte, ce qui in fine rend la machine autonome à 100%. Un bon point pour une machine de ce prix.

Installation et premières impressions de la Winbo SH105

Pour la prise en main de la machine nous sommes partis sur l’idée de chronométrer la durée entre la sortie de l’emballage et le lancement de notre première impression et le résultat est largement au rendez-vous : 1 minute 20 secondes pour lancer l’impression d’un objet présent sur la carte SD. Ce temps inclut le déballage et la sortie de l’imprimante du carton, le branchement de l’alimentation, la chauffe de la buse et la première manipulation de l’écran de contrôle.

Nous n’avions rien calibré et nous étions persuadés que l’impression allait rater d’une manière ou d’une autre. Nous nous sommes trompés puisque nous avons enchaîné les impressions les unes après les autres (toujours à partir des GCODE présents sur la carte). Au final, aucun plantage sur une journée complète d’impression. Et niveau qualité ? On vous laisse juger par vous-même ci-dessous.

Après ces premiers tests très concluants, nous avons bien entendu souhaité passer à l’étape supérieure en installant Cura. Nous sommes alors partis sur l’impression de quelques pièces en 100 microns téléchargées sur internet. Encore une fois, aucun calibrage spécifique n’a été nécessaire et le résultat final est globalement assez bluffant quand on rapporte l’imprimante à son prix. Le plateau d’impression flexible de la Winbo SH105 remplit son rôle à merveille (légèrement recouvert de colle en tube), avec aucun « warping » à l’horizon, vraiment rien à dire…

Ceci ne veut bien entendu pas dire que l’imprimante est parfaite car comme dit plus haut, le plateau d’impression reste relativement petit pour une imprimante FDM, ce qui en soit n’est pas un problème mais peut s’avérer frustrant à la longue. Si l’on devait pointer du doigt une chose, ce serait le système d’alimentation électrique de l’imprimante. Dans le rush du déballage, nous avons raccordé l’alimentation sur le secteur et ensuite connecté le cordon à l’imprimante. À la clé, un arc électrique et une belle frayeur. Une erreur qui aurait pu coûter cher à l’imprimante. Ceci dit, nous avons prévenu l’équipe d’Easy 3D Store, qui avait bien entendu eu le même soucis, et qui l’a remonté chez le constructeur, tout en spécifiant que l’ajout d’un bouton ON/OFF serait le bienvenu. La morale de cette histoire ? Ne jamais brancher vos imprimantes sur le secteur en premier lieu et tout se passera très bien.

Dernière étape obligatoire, l’impression d’un objet de torture. À la vue des impressions précédentes, lancer une telle pièce ne fût qu’une formalité sur la Winbo SH105 mais comme vous pouvez le constater sur les photos ci-dessous, quelques réglages (notamment au niveau de la température d’extrusion) auront été nécessaires pour augmenter encore la qualité des impressions.

Infill 20%. Premières couches propres.

Environ 7 heures plus tard

Aucun décollement à noter. Notez la bonne gestion des ponts.

Alex M.

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Alex M.

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