A l’université Simon Fraser au Canada, une équipe de chercheurs dirigée par le professeur Kim Woo Soo a imaginé un système de ventilation portable imprimé en 3D pour lutter contre la COVID-19. En s’inspirant de l’art du pliage japonais plus connu sous le nom d’origami, ils ont pu réduire le poids, la taille et le coût de production du système qui intègre 95% de pièces imprimées en 3D. Ce développement pourrait servir à tous les patients qui ont besoin d’un appareil compact et facilement transportable en dehors des milieux hospitaliers comme les zones rurales isolées, les pays où l’accès aux soins de santé est plus difficile ou encore aux établissement de soins de longue durée.
Vous le savez, la crise sanitaire mondiale a mis en exergue les faiblesses de nos chaînes d’approvisionnement, notamment dans le secteur médical. La fabrication additive a su apporter des réponses à court et moyen terme pour permettre d’accéder rapidement à des solutions de soin comme des masques respiratoires, des valves ou encore quelques systèmes de ventilation. Si la pandémie semble progressivement reculer, notamment par les différentes campagnes de vaccination, elle est toujours présente et le secteur médical reste en alerte. Afin de lutter contre potentielle nouvelle vague, des chercheurs de l’université Simon Fraser ont conçu un système de ventilation plus facile à transporter et moins cher à produire.
Ce système a été imaginé pour assister la respiration d’une personne ; sa particularité réside dans le fait qu’il intègre un tube imprimé en 3D en origami, réduisant considérablement la taille de la machine tout en optimisant sa résistance mécanique. Kim Woo Soo précise :
Dans notre ventilateur portable en origami, plus de 95 % des composants peuvent être imprimés en 3D, c’est pourquoi il est vraiment rentable. D’autres ventilateurs portables peuvent coûter plus de 2 000 dollars, mais notre ventilateur imprimé en 3D peut être produit pour environ 200 dollars.
Le système ne pèse que 4,5 kilogrammes, un poids dû notamment à l’utilisation de matériaux très légers. L’équipe ne précise pas quel procédé a été employé, mais on imagine que c’est une technologie d’extrusion qui a été privilégiée. En tout cas, cet appareil pourrait bien aider des patients qui n’ont pas accès à des milieux hospitaliers. Kim et son équipe ont également commencé des recherches sur la fabrication d’électrodes sèches en origami imprimé en 3D : elles pourraient détecter et surveiller certains signaux physiologiques comme la température, le rythme cardiaque ou encore le mouvement des muscles. Vous pouvez retrouver davantage d’informations ICI.
*Crédits photo de couverture : Simon Fraser University
Que pensez-vous de ce système de ventilation imprimé en 3D ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !
Les os sont d'une complexité trompeuse. Ils sont à la fois légers, poreux et solides,…
Et si on plaçait cette nouvelle année sous le signe de la nature et en…
Dans une raffinerie de pétrole ou de gaz, une fuite, un tuyau endommagé ou une…
L'aluminium est considéré comme un matériau très polyvalent, principalement en raison de ses caractéristiques de…
L'année 2025 a été marquée par des progrès constants dans le domaine de la fabrication…
Alors que l'impression 3D continue de révolutionner le domaine de la santé, de plus en…
Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.