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#Startup3D : Act’ble apporte confort et stabilité grâce à des pointes de danse imprimées en 3D

La danse classique fait appel à des techniques et mouvements très spécifiques, souvent associés à l’harmonie et la grâce. Derrière cette idée, il y a bien évidemment beaucoup de travail réalisé par les danseurs, des efforts qui sont souvent liés à un niveau d’exigence très élevé. On pense tout de suite aux pieds et aux pointes réalisées, avec ce sentiment d’inconfort que doivent ressentir les danseurs. C’est l’un des challenges soulevés par la jeune startup allemande act’ble : elle a imaginé des chaussons de danse classique – ou pointes – sur-mesure, conçus en partie grâce à l’impression 3D. En effet, la semelle est fabriquée couche par couche à base de TPU pour apporter davantage de confort et de stabilité à son porteur, mais aussi pour diminuer l’impact environnementale du processus de production. Nous avons rencontré l’équipe pour en savoir plus sur ce produit innovant – il n’est pas commun d’associer danse classique et impression 3D !

3DN : Pouvez-vous vous présenter et expliquer votre lien avec l’impression 3D ?

act’ble est une jeune entreprise allemande qui crée un nouvel art du mouvement. Le design et la recherche en collaboration avec des athlètes de haut niveau mènent au développement d’un nouveau chausson de pointe avec des semelles imprimées en 3D pour le ballet classique et contemporain. Nous voulons permettre aux danseurs de faire la différence dans leurs performances, leur vie et le monde. Grâce aux matériaux avancés et à leur géométrie unique, les act’pointes durent jusqu’à 5 fois plus longtemps que les pointes traditionnelles.

Sophia Linder, la fondatrice de act’ble (crédits photo : Jörg Donecker)

3DN : Comment l’aventure act‘ble a-t-elle commencé ?

Les pointes sont fabriquées depuis des siècles avec plus de cent étapes traditionnelles. Ces chaussures ont une durée de vie d’un jour dans la danse professionnelle et représentent un risque énorme pour la santé. D’un point de vue médical une méthode de torture absolue ; d’un point de vue environnemental et économique, un produit jetable. Notre fondatrice, Sophia Lindner, a voulu améliorer la vie des danseuses de ballet en produisant une nouvelle paire de pointes. L’idée d’entreprise est née en 2018 alors que Sophia Lindner rédigeait sa thèse de licence.

3DN : Pouvez-vous nous en dire plus sur le processus de fabrication de votre chausson ?

Notre chausson est un concept modulaire et interchangeable : act’sole, act’skin, et act’laces. Chaque composant permet de remplacer les pièces usées par de nouvelles, ainsi que des combinaisons fonctionnelles et esthétiques. Le cœur de notre chaussure est la semelle fabriquée de manière additive, qui est faite de TPU. L’act’skin est composé de trois couches : de la laine mérinos, du polyester et du grilon, avec différentes zones de compression pour distribuer les forces de manière équilibrée à la composition du corps.

Les act’laces sont faits pour attacher les act’pointes au pied et pour absorber les forces verticales sur plusieurs parties de celui-ci, minimisant ainsi l’apparition de points de pression autour des pieds du danseur.

Les chaussons sont réalisés sur-mesure

3DN : Et sur la semelle plus précisément ?

Pour éliminer le conflit entre la flexibilité nécessaire et la stabilité, notre semelle a des sortes d’entailles au fond qui permettent de créer des encoches. Celles-ci permettent un mouvement libre pour les roulements du pied vers le haut et vers le bas, où la marche physiologique n’est pas possible avec les chaussons traditionnels. D’autre part, pour se tenir sur les orteils, la fonction de soutien optimale est assurée par la fermeture et le blocage de ces encoches. Pour obtenir cette géométrie spéciale, nous utilisons une machine de frittage laser pour imprimer en 3D nos semelles de haute qualité. Nous avons trouvé dans l’impression 3D un outil qui offre la même précision et la même individualité que les athlètes eux-mêmes.

3DN : Quels sont les avantages et les limites de l’impression 3D pour act’ble ?

Grâce au matériau TPU et à la géométrie détaillée de la semelle, que nous ne pouvons réaliser que par impression 3D, les semelles sont prêtes à porter sans rodage et durent beaucoup plus longtemps que les chaussons traditionnels. Si vous avez un pied plus large ou plus étroit, la semelle est conçue pour s’adapter automatiquement à la morphologie de votre pied. Quant aux limites, les coûts de production restent élevés.

La semelle imprimée en 3D (crédits photo : act’ble)

3DN : Quels retours avez-vous des danseurs ?

Nos prototypes, en constante amélioration, ont été fréquemment testés par des danseurs professionnels, car nous avons toujours voulu tenir compte de leurs commentaires. Les danseurs qui ont déjà porté notre produit fini aiment vraiment la sensation de danser en act’pointes car ils ressentent beaucoup moins de douleur. Ils apprécient également le soutien et la flexibilité qu’offre la chaussure.

3DN : Quels sont les futurs développements de act’ble ?

Comme nos semelles sont fabriquées de manière additive, il sera possible à l’avenir de produire des semelles personnalisées identiques pour vos act’pointes dans les plus brefs délais et parfaitement adaptées à la forme de vos pieds. Cela ouvre des possibilités qui étaient jusqu’à présent inconnues dans ce secteur.

Crédits photo : Act’ble

3DN : Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Si vous êtes une danseuse/un danseur de ballet, visitez notre page d’accueil ou suivez-nous sur instagram pour en savoir plus sur nos chaussons !

Que pensez-vous de la startup act’ble ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie Wallet

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