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SPEE3D utilise sa technologie brevetée pour imprimer en métal des moteurs de fusée

Dans le secteur de l’aérospatial, la fabrication additive est de plus en plus répandue. De nombreuses entreprises ont désormais recours à l’impression 3D métal pour créer des composants de fusée, ainsi que des moteurs de fusées. Des sociétés, à l’image de Relativity, ont notamment développé des centres de fabrication additive entièrement dédiés à la construction de fusées. En Australie, le fabricant d’imprimantes 3D SPEE3D a reçu une subvention de 1,5 millions de dollars de la part du gouvernement australien pour développer le projet SPAC3D. À travers cette initiative, SPEE3D souhaite utiliser sa technologie brevetée par projection à froid – ou Cold Spray – pour imprimer en métal des moteurs de fusées. 

Grâce aux avantages qu’offre la fabrication additive, le projet SPAC3D a vocation à fabriquer des pièces de haute qualité, mais aussi très peu coûteuses. D’après le fabricant, son procédé permettrait d’imprimer des pièces métalliques 100 fois plus rapidement que les autres technologies d’impression 3D métal, et se révélerait donc plus efficace en ce qui concerne la conception de moteur. « SPEE3D a mis au point un nouveau moyen de fabriquer rapidement des moteurs de fusée grâce à son processus de fabrication avancé« , explique Steven Camilleri, directeur technique de SPEE3D. « La subvention du MMI nous permettra de travailler avec d’autres partenaires en Australie pour fabriquer et tester des moteurs prêts à voler pour le marché spatial industriel émergent.« 

L’imprimante 3D WarpSPEE3D du fabricant australien (crédits photo : SPEE3D)

L’impression 3D pour fabriquer des moteurs de fusée

Si l’impression 3D est de plus en plus utilisée dans le domaine de l’aérospatial, c’est principalement parce que la technologie permet de réduire les coûts de fabrication et de créer des pièces plus rapidement. Grâce à son procédé de projection à froid, qui exploite l’énergie cinétique pour pulvériser une poudre métallique sur un substrat, SPEEE3D estime être en mesure de produire des composants de haute qualité rapidement. Le fabricant australien expliquait par exemple avoir imprimé en métal une pièce de 17,9 kg en seulement trois heures. D’autant plus que l’imprimante 3D WarpSPEE3D, basé sur le procédé de projection à froid, serait capable d’imprimer des pièces métallique pesant 40 kg, à une vitesse d’impression de 100 grammes par minute.

Avec le projet SPAC3D, SPEE3D espère séduire les acteurs de l’aérospatial et les convaincre d’adopter sa technologie. Mais l’entreprise australienne devra faire face à de nombreux concurrents. La NASA, les sociétés Orbex et Relativity et bien d’autres entreprises misent également sur l’impression 3D pour fabriquer les composants des fusées. Une chose est sûre, la fabrication additive et le secteur de l’aérospatial n’ont pas fini de collaborer.

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Philippe G.

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