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La SNCF évalue et qualifie ses pièces de rechange imprimées en 3D grâce à 3YOURMIND

Acteur historique du secteur ferroviaire, la SNCF officialise l’utilisation du logiciel développé par 3YOURMIND et particulièrement la fonctionnalité du Digital Qualified Inventory. Grâce à cet outil, le groupe devrait être en mesure d’identifier et d’évaluer plus efficacement les pièces de rechange imprimées en 3D. La solution fournit également un espace de stockage numérique afin de réduire les coûts liés à un inventaire physique et lourd à gérer. Plus concrètement, elle a permis à ce jour d’identifier 10,3% de pièces imprimées en 3D sur plus de 30 000 pièces de rechange et de réduire les délais de livraison de 85%. 

La SNCF gère aujourd’hui 32 000 km de rails, avec plus de 14 000 trains qui sillonnent le territoire chaque jour. Lorsqu’un train présente des défaillances, sa mise à l’arrêt peut coûter cher et sa réparation devient un enjeu crucial. Le groupe français peut difficilement se permettre des retards dans la production et la livraison des pièces de rechange. Or, grâce à la fabrication additive, la SNCF peut changer la donne. On le sait, la technologie permet de fabriquer tout type de pièces au plus proche du besoin et de repenser la chaîne d’approvisionnement : plus besoin d’attendre qu’un fournisseur envoie la pièce, celle-ci peut être imprimée localement. Mais, dans le cas de la SNCF qui doit gérer des milliers de trains, comment maîtriser ce nouveau flux ? Comment savoir si la pièce est disponible ?  C’est là que la solution de 3YOURMIND entre en jeu. 

3YOURMIND a développé un logiciel pour piloter sa production en impression 3D (crédits photo : 3YOURMIND)

La SNCF s’appuie sur Agile PLM pour stocker numériquement ses pièces 3D

3YOURMIND a développé un outil pour piloter sa production en fabrication additive. Baptisé Agile Manufacturing Software Suite, il repose sur trois piliers clés : Agile PLM, Agile ERP et Agile MES. La SNCF utilise aujourd’hui le premier, PLM pour Product Lifecycle Management : l’outil permet d’analyser les données historiques des pièces pour établir un inventaire numérique des pièces prêtes pour l’impression 3D. Personnalisable, il prend en compte plusieurs données comme le poids, le coût de la pièce, la tolérance, la fréquence d’utilisation, etc. Dans le cadre de la SNCF, il s’agit surtout d’identifier et de qualifier des pièces imprimées en 3D en fonction du procédé et du matériau utilisés. L’entreprise peut ainsi constituer un inventaire numérique qualifié de pièces pour la fabrication additive.

Laetitia Kirschner, Responsable fabrication additive à la SNCF, explique : “Nous prévoyons de faire passer 100 références par an de l’approvisionnement conventionnel à la fabrication additive au cours des trois prochaines années. Cette capacité améliorée d’analyse des stocks et d’examen des cas d’utilisation contribuera à améliorer notre réduction des coûts et à raccourcir considérablement nos délais.” Et justement en termes de réduction des délais, la solution de 3YOURMIND aurait permis à la SNCF de diminuer ses livraisons, passant de 2 mois et demi à seulement 10 jours. Des économies de coûts plus qu’intéressantes pour le spécialiste du ferroviaire. 

Grâce à Agile PLM, la SNCF réduit ses délais de livraison et ses coûts (crédits photo : 3YOURMIND)

Stephan Kühr, CEO de 3YOURMIND, conclut : « Chez 3YOURMIND, nous pensons que pour faire évoluer et industrialiser la fabrication additive, nous devons trouver des cas d’utilisation massifs. Notre inventaire numérique qualifié permet à la SNCF d’employer la fabrication additive dans un tel cas d’utilisation, et contribuera à révolutionner l’une des pierres angulaires de l’industrie du transport en France. » Vous pouvez retrouver davantage d’informations dans le communiqué de presse officiel ICI.

*Crédits photo de couverture : Sébastien Godefroy

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Mélanie W.

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie W.

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