Vous l’avez probablement remarqué, la fabrication additive joue un rôle croissant dans le secteur médical. Des orthèses à la bio-impression, cette technique apporte beaucoup au secteur. Parmi les acteurs de l’impression 3D œuvrant dans le domaine médical, on compte SKELENN. Fondée par des chirurgiens orthopédistes, la société est née de la constatation que les orthèses en résine et thermoformées présentaient de nombreux inconvénients, auxquels la startup brestoise se propose de remédier grâce à la fabrication additive.
Rémi di Francia, l’un des fondateurs de SKELENN
Je m’appelle Rémi Di Francia, j’ai 37 ans et je suis chirurgien traumatologue au CHU de Brest. Dans mon métier, j’utilise l’impression 3D grâce à Samuel Guigo, responsable de la plate-forme d’impression 3D de notre CHU, pour des modèles de fractures complexes, qui servent à une meilleure compréhension et à la planification chirurgicale, entre autres. Je suis aussi, depuis 3 ans, rédacteur en chef d’une revue médicale internationale dédiée à l’impression 3D en médecine, Annals of 3D Printed Medicine, ce qui est passionnant. Et, enfin, j’ai co-fondé SKELENN avec deux collègues, eux aussi chirurgiens orthopédistes brestois, Jean-Loup Tanner et Thomas Daoulas. Le but de SKELENN est de proposer des orthèses sur-mesure imprimées en 3D pour éviter tous les inconvénients des immobilisations en résine et thermoformées : sudation excessive, démangeaisons, fortes odeurs, incompatibilité avec l’eau, aspect encombrant, inadaptation aux reliefs du corps, entre autres.
Oui, nous avons effectué plusieurs tests. Toutefois, c’est le couple PA12-Multi Jet Fusion de HP qui nous a le plus conquis. La résine est trop cassante et le FDM nécessite trop de post-traitement, pour un résultat final peu esthétique et, quoi qu’on en dise, assez dangereux pour la peau.
Oui, nous concevons bien nos orthèses sur-mesure, en partant des données 3D du patient. Tout commence par une acquisition 3D. La modélisation est ensuite faite autour de ce modèle 3D, avant d’être imprimée. L’impression 3D permet de s’amuser avec des designs intéressants, pour des orthèses légères avec un certain aspect esthétique.
Sur le marché, on voit par ailleurs apparaître des matériaux imprimés en 3D chauffés pour être ensuite moulés sur le patient. Ça reste un dispositif adaptable, comme la résine et les orthèses thermoformées, et non sur-mesure.
Le modèle d’orthèse « Botte » de SKELENN
Bien sûr, nous en avons plein ! C’est ce qui est si intéressant avec l’impression 3D : aucune limite aux projets ! Nous nous concentrons sur la finalisation du pré-lancement de notre gamme statique pour le moment, dont nous venons d’officialiser le catalogue : 13 modèles dédiés à la fois au membre supérieur et au membre inférieur. On a hâte de les lancer sur le marché ! Les autres projets suivront rapidement.
Pour celles et ceux qui souhaiteraient travailler avec nous, n’hésitez pas à me contacter ! Vous pouvez le faire sur notre page LinkedIn.
Que pensez-vous des orthèses imprimées en 3D de SKELENN ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires de l’article. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !
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