Utilisateur de la fabrication additive depuis de nombreuses années, Boeing renouvelle année après année sa confiance en la technologie. Après avoir eu recours à l’impression 3D pour concevoir différentes pièces de prototypage et à usages finaux, le géant de l’aéronautique imprime désormais en 3D des composants pour des satellites américains. Plus précisément, Boeing construit actuellement le WGS-11+, le 11e satellite de la constellation WGS, dans son usine d’El Segundo en Californie. Ce projet, qui est mené dans le cadre d’un partenariat avec l’US Army, a pour but d’accroître les moyens de communications des forces américaines, tout en contribuant à la protection contre le brouillage et les interférences.
Grâce à la technologie, le spécialiste de l’aviation souhaite raccourcir drastiquement les durées de construction et a pour objectif de livrer le satellite en 2024. Troy Dawson, vice-président de Boeing Government Satellite Systems, explique : « Nous imprimons plus d’un millier de pièces pour le WGS-11+, ce qui nous permet d’introduire des personnalisations qui améliorent les performances du système, sans nécessiter de temps d’intégration importants ou d’outillage personnalisé.” Il ajoute : “Nous savons à quel point la rapidité est importante pour la mission. Cette vitesse de production se traduit par une efficacité contre les menaces. Alors que nous continuons à investir dans notre technologie et nos processus, nous savons qu’un satellite aux capacités similaires pourrait être livré encore plus rapidement. »
Analyse d’un prototype imprimé en 3D. (Crédits photo : Boeing)
Après plus de deux ans de phases d’essai, où l’impression 3D a permis de réaliser de nombreuses expériences, Boeing et l’U.S. Space Force devraient bientôt rentrer dans la phase de production. Ils confient avoir grâce aux bénéfices de l’impression accélérer le développement du satellite et optimiser les performances de ce dernier. Parmi les pièces imprimées constituant le WGS-11+, on retrouve des systèmes d’isolation et des systèmes de contrôle thermique. À travers son communiqué de presse, Boeing reste discret quant au procédé d’impression 3D employé, mais précise avoir utilisé un alliage d’aluminium, un alliage de titane et un polymère haute performance.
Si à l’heure actuelle peu d’entreprises ont recours à la fabrication additive pour concevoir des satellites, ce type d’initiatives se démocratisent. En Australie par exemple, l’entreprise Fleet Space a récemment annoncé le lancement de futurs satellites imprimés en 3D. À terme, cette méthode de production, déjà largement adoptée dans le secteur de l’aéronautique et de l’automobile, pourrait devenir une norme en ce qui concerne la fabrication de satellites.
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Crédits photo de couverture : Boeing
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